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Faute de ventes satisfaisantes, la production du PS VR2 aurait été mise “en pause”

20 mars 2024
Par Pierre Crochart
Le PS VR2 autorise six degrés de liberté à son porteur.
Le PS VR2 autorise six degrés de liberté à son porteur. ©Pierre Crochart/L'Éclaireur

Le casque, qui a fêté son premier anniversaire fin février, semble avoir du mal à trouver son public.

Être universellement considéré comme le meilleur casque de réalité virtuelle au moment de son lancement ne suffit pas à garantir un succès. Même si les ventes du PS VR2 ont d’abord été convaincantes, portées par un catalogue de jeux généreux (Gran Turismo 7, Horizon Call of the Mountain), il semble maintenant que Sony ait toutes les peines du monde à écouler ses stocks.

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Sony temporise

Selon des sources de Bloomberg, Sony aurait produit quelque 2 millions de casques de réalité virtuelle depuis février 2023. C’est visiblement beaucoup trop. Beaucoup plus, en tout cas, que ce que la firme semble être capable d’écouler pour rentrer dans ses frais.

Aucun chiffre n’est avancé par le site américain sur ce point, mais on peut imaginer que l’écart entre les unités écoulées et le volume de production est important pour en venir à une décision aussi drastique.

En effet, il apparaît que Sony mettrait en pause la production de son PS VR2. Au moins jusqu’à ce que les stocks actuels s’amenuisent. Mais comment le pourraient-ils, alors qu’aucun jeu d’envergure n’a été annoncé sur la plateforme, que le studio PlayStation London (au travail sur plusieurs titres VR) a été fermé le mois dernier, et que ledit casque s’affiche toujours au prix fort, à 599 € ?

Les raisons de l’échec du PS VR2

Le dernier paragraphe de cet article donne déjà à voir quelques raisons qui expliqueraient le désintérêt du public pour la réalité virtuelle. Mais on peut aussi y ajouter l’aspect propriétaire (le casque ne fonctionne pour l’instant que sur PS5, même si une compatibilité PC vient d’être annoncée), l’absence de rétrocompatibilité avec les titres du PS VR premier du nom (il faut mettre ses jeux à niveau, moyennant finances) ou encore le design filaire du PS VR2 qui, quand on a goûté à la liberté offerte par un Meta Quest ou un Pico, par exemple, peut être difficile à accepter.

Ainsi, malgré presque une décennie de tentatives de légitimer la réalité virtuelle, force est de constater que même les produits les plus avancés technologiquement n’y arrivent pas. Apple parviendra-t-il, enfin, à trouver la formule qui fonctionne avec son Vision Pro ? Rien n’est moins sûr.

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Article rédigé par
Pierre Crochart
Pierre Crochart
Journaliste