L’année 2026 sera riche en évènements culturels en tout genre. L’Éclaireur a répertorié ici même les expositions à ne pas manquer.
1 Video Games & Music, à la Philharmonie de Paris
Après le Métal et le Disco, c’est au tour des jeux-vidéo d’être à l’honneur au cœur de la Philharmonie de Paris. En effet, au printemps prochain, le musée parisien dédié à la musique accueillera l’exposition Video Games & Music, l’occasion de revenir sur les plus grands hymnes vidéoludiques. De Pac Man à Mario en passant par Zelda, la Philharmonie retrace l’émergence de ce phénomène artistique de son évolution à son imposition comme un genre à part entière en passant par les innovations qui ont accompagné son émergence. Une exposition passionnante qui permettra très certainement d‘appréhender différemment l’univers des jeux-vidéo.
Video Games & Music, du 2 avril au 1er novembre 2026, à la Philharmonie de Paris.
2 Drôles de vols, au musée de l’Air et de l’Espace
L’été prochain, le musée de l’Air et de l’Espace propose Drôles de vols. Dans cette exposition, les visiteurs pourront découvrir l’histoire des ballons et avions à travers le regard espiègle, humoristique et satirique de plusieurs dessinateurs et caricaturistes. Depuis la fin du XVIIIe siècle, la conquête du ciel n’a pas cessé de passionner. Des premiers essais en ballons aux vols solaires, les airs ont toujours été un objet de fantasme ; un acte de bravoure et d’héroïsme.
En 2026, le musée de l’Air et de l’Espace a choisi de l’étudier à travers le prisme de la parodie, sans pour autant s’enfermer dans le duel de la raillerie face à l’éloge mais afin de montrer comment ces dessins ont élevé les aviateurs, favorisé une forme de propagande nationaliste et encouragé le tourisme de masse.
Drôles de vols, du 27 juin 2026 au 3 janvier 2027, au musée de l’Air et de l’Espace, au Bourget.
3 Paris 1913-1923, l’esprit du temps, au musée du Quai Branly
Avec cette exposition, le musée du Quai Branly célèbre les arts d’Afrique et d’Océanie. Les visiteurs pourront découvrir les objets extra-européens et les œuvres avant-gardistes venus de ces deux continents ainsi que la manière dont ils ont intégré les collections des musées à partir du XXe siècle.
À travers des documents d’archives, des photographies et des sculptures d’Afrique et d’Océanie, 1913-1923 : l’esprit du temps met en lumière des expositions emblématiques et permet de mieux comprendre comment ces œuvres et objets se sont imposés sur le marché de l’art européen et français, grâce à de nombreux artistes.
Paris 1913-1923, l’esprit du temps, du 17 mars au 20 septembre 2026, au musée du Quai Branly, à Paris.
4 Alexander Calder. Rêver en équilibre, à la Fondation Louis Vuitton
La Fondation Louis Vuitton célèbre ce printemps le centenaire de l’arrivée en France d’Alexander Calder ainsi que les 50 ans de sa disparition à travers une grande rétrospective parisienne. Présentée du 15 avril au 16 août 2026, l’exposition revient sur l’ensemble de son œuvre, de ses débuts dans les années 1920 jusqu’à ses monumentales sculptures des années 1960-1970.
Organisé de manière chronologique, le parcours permet de découvrir les célèbres « mobiles » et « stabiles » de l’artiste, mais aussi ses portraits en fil de fer, ses sculptures en bois, ses peintures, ses dessins et même ses bijoux. Près de 300 œuvres sont ainsi réunies pour retracer le parcours artistique d’Alexander Calder, entre jeu de lumière, mouvement, usage de matériaux modestes et dimension performative.
5 Auguste Bartholdi. La Liberté éclairant le monde, au musée d’Orsay
À l’automne, le musée d’Orsay consacre une exposition au sculpteur alsacien à l’origine de l’un des monuments les plus célèbres au monde : la statue de la Liberté. Le parcours revient sur la carrière de cet artiste visionnaire, dont les projets monumentaux ont été profondément influencés par les bouleversements politiques du XIXe siècle.
L’exposition retrace notamment la longue naissance de La Liberté éclairant le monde. D’abord imaginée dans le cadre d’un projet destiné au canal de Suez, la figure monumentale est progressivement devenue une allégorie de l’indépendance américaine et de l’amitié franco-américaine. Une expérience immersive en réalité virtuelle, déployée sur près de 700 m², permettra parallèlement de suivre le voyage de la statue, de Paris à New York.
Auguste Bartholdi. La Liberté éclairant le monde, du 15 septembre 2026 au 31 janvier 2027, au musée d’Orsay, à Paris.
6 Andy Warhol. La ligne et l’image, au musée du Luxembourg
Si Warhol reste associé à ses sérigraphies colorées et à ses portraits de célébrités, le musée du Luxembourg choisit d’explorer une facette moins connue de son œuvre : le dessin. Loin d’être une pratique secondaire, celui-ci accompagne toute la carrière de l’artiste américain et constitue l’un des fondements de son langage visuel.
À travers ses lignes, ses motifs et ses expérimentations graphiques, l’exposition invite à redécouvrir la manière dont il observe et transforme le monde qui l’entoure. Elle éclaire également les liens entre ses premiers travaux d’illustrateur, son intérêt pour les objets du quotidien et les images de la culture populaire qui feront de lui l’une des figures centrales du pop art.
7 Monet, peindre le temps, au musée de l’Orangerie
À partir du 30 septembre 2026, le musée de l’Orangerie célèbre l’œuvre de Monet et poursuit les célébrations dans le cadre du Centenaire de sa mort. Pour l’occasion, le lieu emblématique de la capitale a imaginé une exposition centrée sur le rapport de l’œuvre de Monet au temps. Tout en s’attardant plus précisément sur le cycle des Nymphéas, l’exposition propose de réexaminer les peintures de l’artiste, 100 ans plus tard, alors que leur portée est toujours aussi fondamentale.
8 Fragile Beauté et Madeleine de Sinéty, au Jeu de paume
Le musée dévoile plus de 300 tirages réunis par Elton John et David Furnish au fil de trois décennies. Désir, célébrité, mode, reportage et affirmation de soi structurent un parcours où se côtoient Nan Goldin, Diane Arbus, Robert Mapplethorpe, Irving Penn, Richard Avedon ou encore Ai Weiwei.
Présentée simultanément, la première rétrospective parisienne de Madeleine de Sinéty remet en lumière une œuvre longtemps restée confidentielle. La photographe a documenté Paris et New York, mais aussi la vie rurale en Bretagne et le quotidien d’habitants du Maine, aux États-Unis. Ses images, accompagnées d’extraits de journaux intimes, composent une traversée des lieux, des liens humains et des souvenirs accumulés.
Fragile Beauté. Photographies de la collection de Sir Elton John et David Furnish, et Madeleine de Sinéty. Une vie, du 12 juin au 27 septembre 2026, au Jeu de Paume, à Paris.
9 Rafael Pavarotti, Photographe, au musée des Arts décoratifs
Le musée des Arts décoratifs présente pour la première fois en France, le travail du photographe brésilien, Rafael Pavarotti. Plus de 200 tirages seront présentés dès l’automne 2026, l’occasion d’admirer son travail en couverture des magazines de mode ou bien les portraits de stars internationales de la pop comme Rihanna, Beyoncé ou Harry Styles. Des images fortes et puissantes, souvent colorées, si représentatifs du style unique du photographe.
Rafael Pavarotti, Photographe, du 2 octobre 2026 au 2 mai 2027, au musée des Arts décoratifs, à Paris.
10 Hassan Hajjaj + Acid Arab. My Rock Stars, à la Philharmonie de Paris
Photographie, mode et musique se rencontrent dans My Rock Stars, la nouvelle exposition du Musée de la musique. Elle met à l’honneur le travail de Hassan Hajjaj, photographe, styliste et plasticien franco-marocain connu pour ses portraits aux couleurs éclatantes.
Billie Eilish, Madonna, Rachid Taha ou encore Alicia Keys composent ce panthéon musical, aux côtés des proches et des amis de l’artiste. Inspiré notamment par les photographes maliens Malick Sidibé et Seydou Keïta, Hassan Hajjaj met en scène ses modèles dans des décors foisonnants, parfois vêtus de créations qu’il a lui-même conçues. Le parcours est accompagné d’une bande-son inédite d’Acid Arab.
Hassan Hajjaj + Acid Arab. My Rock Stars, du 22 septembre 2026 au 25 avril 2027, au Musée de la musique, Philharmonie de Paris.