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Les expositions les plus attendues de l’année 2024

23 janvier 2024
Par La rédaction
Les expositions les plus attendues de l’année 2024
©TDR

L’année 2024 sera riche en évènements culturels en tout genre. L’Éclaireur a répertorié ici même les dix expositions à ne pas manquer.

1 Pasolini en clair-obscur, au Nouveau Musée National de Monaco

Du 29 mars au 29 septembre 2024, le Nouveau Musée National de Monaco présente Pasolini en clair-obscur. L’exposition prend le parti d’aborder l’œuvre cinématographique de l’artiste italien sous le prisme de ses influences picturales, classiques et contemporaines. Au fil des salles se découvriront extraits de films, peintures, dessins, installations et photographies du XVIe siècle à nos jours pour approcher au mieux son univers. La manifestation se complètera d’un hommage à Pier Paolo Pasolini, rendu par une trentaine d’artistes venus du monde entier.

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2 Extérieurs – Annie Ernaux et la Photographie, à la MEP

« J’ai cherché à pratiquer une sorte d’écriture photographique du réel, dans laquelle les existences croisées conserveraient leur opacité et leur énigme », assurait Annie Ernaux dans Journal du dehors (1993). Au fil de son œuvre, la lauréate du prix Nobel de littérature en 2022 a toujours tissé des liens entre le 8e art et l’écriture. Du 28 février au 26 mai 2024, la Maison Européenne de la Photographie rend hommage à cette vision en entremêlant des passages de son ouvrage avec des tirages issus de la collection du musée.

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3 Paris 1874, Inventer l’impressionnisme, au Musée d’Orsay

Cette année marque le 150e anniversaire de la première exposition impressionniste. À cette occasion, le musée d’Orsay accueillera Paris 1874, Inventer l’impressionnisme du 26 mars au 14 juillet 2024. Un ensemble de 130 œuvres, dont certaines ont été dévoilées au printemps 1874, s’attachera à retracer l’histoire du mouvement et les évènements qui ont concouru à son avènement. Certaines toiles et sculptures alors présentées au Salon officiel augmenteront le parcours afin de mieux rendre compte, par la confrontation, de l’avant-gardisme de cette modernité radicale.

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4 L’Art de James Cameron, à la Cinémathèque

En 2024, la Cinémathèque plongera ses visiteurs dans l’univers de James Cameron. Retraçant six décennies de créations et d’idées innovantes, il s’agit de la première exposition de cette envergure dédiée au cinéaste canadien. Parmi les 300 œuvres originales présentées, issues pour l’essentiel de sa collection privée, figurent aussi bien des dessins, des peintures, des photographies, des costumes, des accessoires que des dispositifs 3D conçus ou adaptés par ses soins. L’Art de James Cameron est à découvrir du 3 avril 2024 au 5 janvier 2025.

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5 L’Égypte des pharaons, de Khéops à Ramsès II, à l’Atelier des Lumières

Du 9 février au 5 janvier 2025, l’Atelier des Lumières se transforme en machine à voyager dans le temps. Comme son nom l’indique, l’exposition immersive accompagnera ses visiteurs pour un périple dans l’Égypte des pharaons, de Khéops à Ramsès II. Entre les pyramides, les palais et les temples se dévoilera le quotidien au sein des grandes villes du pays. Il sera possible, entre autres choses, d’assister aux fêtes, processions, cultes et hommages adressés aux divinités antiques de la région il y a plusieurs millénaires de cela.

6 Dislocations, au Palais de Tokyo

Du 16 février au 30 juin 2024, le Palais de Tokyo propose de découvrir Dislocations. L’exposition réunit 15 artistes d’origines et de générations différentes, venus d’Afghanistan, d’Irak, d’Iran, de France, ou encore d’Ukraine, qui ont vu leur travail influencé par l’exil, le départ et le déchirement du sol. Alors que le monde est en proie aux crises, les artistes déploient entre techniques contemporaines et savoir-faire ancestral, des œuvres politiques, sociales et engagées.

Ce projet s’inscrit dans le cadre d’une collaboration entre le Palais de Tokyo et l’association Portes ouvertes sur l’art, qui fait connaitre des artistes en situation d’exil, dans un esprit d’ouverture et de recherche.

7 L’olympisme, une invention moderne, un héritage antique au Musée du Louvre

2024 sera évidemment placé sous le signe du sport, alors que Paris s’apprête à vivre au rythme d’un des événements sportifs planétaires les plus emblématiques. De son côté, la Culture s’organise également. Après Victoire, la fabrique des héros présentée au Musée de l’Armée, c’est au tour du Louvre de proposer une exposition temporaire autour du sport, et plus particulièrement du rassemblement mondial le plus attendu de l’année. De sa création à ses sources iconographiques, en passant par le destin de ses fondateurs, L’olympisme, une invention moderne, un héritage antique revient, du 24 avril au 16 septembre, sur l’histoire méconnue de cet événement fédérateur en mélangeant des disciplines telles que la science, la philologie et l’histoire de l’art.

Tweet du Musée du Louvre.

8 Étienne Dinet, passions algériennes à l’Institut du Monde Arabe

À partir du 30 janvier et ce jusqu’au 9 juin 2024, l’Institut du Monde Arabe propose de découvrir l’univers du peintre Étienne Dinet et son lien avec l’Algérie, un pays qu’il découvre en 1884, en accompagnant l’un de ses amis dans un voyage scientifique. À l’époque, l’orientaliste tombe immédiatement amoureux de cette terre, et la peindra tout au long de sa carrière de façon naturaliste.

En effet, Étienne Dinet s’emploie à montrer la beauté algérienne, mais aussi sa réalité. Il finira même par s’engager politiquement au sein du pays militant pour le respect et les droits des soldats algériens durant la Première Guerre mondiale. Témoin de l’histoire moderne algérienne, au début du XXe siècle, l’Institut du Monde Arabe lui rendra hommage pendant plusieurs mois, à travers de très belles peintures.

9 Surréalisme, l’exposition du centenaire au Centre George Pompidou

Cette année, le mouvement surréaliste fête ses 100 ans ! Pour l’occasion, le Centre George Pompidou a décidé de lui consacrer une large rétrospective. Initié par André Breton, puis repris par Dalí, Magritte ou encore Man, ce courant, qui bouscule la réalité pour convoquer notre inconscient, ainsi que nos rêves, sera célébré du 4 septembre 2024 au 6 janvier 2025, dans une exposition massive. Par ailleurs et hormis, les artistes les plus iconiques du mouvement, Surréalisme, l’exposition du centenaire sera également l’occasion de mettre en avant le travail des femmes comme Toyen, Leonora Carrington ou encore Dora Maar.

Avant cela, le Centre George Pompidou rendra hommage du 27 mars au 1er juillet 2024 à Brancusi et à ses sculptures. Peintures, photos, dessins, documents d’archives et films composeront également cette rétrospective XXL, la plus grande jamais consacrée à l’artiste roumain, en France.

10 Metal au Philharmonie de Paris

Après le hip-hop et la musique électronique, place au métal ! Cette année, la Philharmonie de Paris a choisi de célébrer ce courant musical unique, du 4 avril au 29 septembre 2024. Pour l’occasion, l’exposition s’intéressera aux origines d’un genre ultra-référencé afin de dépasser le cliché des hommes aux cheveux longs secouant la tête sur gros son. À travers une scénographie immersive, le Philharmonie de Paris reviendra sur 50 ans d’histoire en musique, mais aussi à travers le regard de la pop culture, de l’art contemporain et même de l’anthropologie. Un immanquable de la saison !

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