Sélection

Les meilleurs films sur la Seconde Guerre mondiale à (re)voir absolument

12 juin 2026

Par Lucile B.

Illustration
©Leonine

Depuis ses débuts, le septième art n’a jamais cessé de se pencher sur la Seconde Guerre mondiale. Des champs de bataille aux réseaux de résistance, en passant par le destin des civils et l’horreur des camps, les cinéastes du monde entier ont signé des œuvres marquantes sur le conflit le plus meurtrier de l’Histoire moderne. Sélection.

Introduction

Alors qu’est sorti en salles le 3 juin 2026 La Bataille de Gaulle – L’âge de fer, le premier volet de la fresque historique d’Antonin Baudry (Le chant du loup) revenant sur le combat mené par le Général de Gaulle depuis Londres, le cinéma nous invite, une nouvelle fois, à nous remémorer les heures sombres de la Seconde Guerre mondiale.

Replongez dans les chefs-d’œuvre incontournables qui ont marqué l’histoire du cinéma de guerre.

Nuit et Brouillard, Alain Resnais (1956)

Alternant entre images d’archives d’une violence brute et plans des camps désertés dix ans après la libération, le court-métrage dresse un état des lieux glaçant. Porté par le texte implacable de Jean Cayrol lu par le comédien Michel Bouquet, le récit scrute l’horreur absolue du système nazi.

Si l’on doit retenir un choc cinématographique et mémoriel absolu, c’est bien Nuit et Brouillard. Alain Resnais signe ici bien plus qu’un simple documentaire, faisant état d’un devoir de mémoire indispensable et universel. En refusant d’édulcorer l’horreur, le cinéaste interroge et dénonce avec justesse la responsabilité humaine et la résurgence toujours possible de la barbarie.

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L’Armée des ombres, Jean-Pierre Melville (1969)

France occupée, 1942. Philippe Gerbier (Lino Ventura), ingénieur civil et chef de la Résistance, est arrêté par la police de Vichy sur dénonciation. Envoyé dans un camp, il parvient à s’en évader, faisant désormais face à une traque de chaque instant.

Adapté du roman de Joseph Kessel, L’Armée des ombres est un drame d’une intensité rare. Jean-Pierre Melville y délaisse tout semblant d’héroïsme hollywoodien ou de patriotisme naïf pour brosser le portrait tragique et réaliste de la Résistance française.

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Le Tombeau des lucioles, Isao Takahata (1988)

Durant l’été 1945, alors que le Japon subit les bombardements intensifs de l’aviation américaine, le jeune adolescent Seita et sa petite sœur Setsuko se retrouvent brutalement orphelins. Livrés à eux-mêmes, ils fuient l’indifférence de leurs proches pour se réfugier dans un abri de fortune éclairé la nuit par des lucioles.

Considéré, à juste titre, comme l’un des sommets du studio Ghibli, Le Tombeau des lucioles nous prouve que le cinéma d’animation est capable de traiter de la tragédie historique avec une force émotionnelle inégalée.

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La Liste de Schindler, Steven Spielberg (1993)

Pendant l’occupation de la Pologne, l’industriel allemand Oskar Schindler (Liam Neeson) vient à Cracovie avec l’ambition de racheter une usine bon marché et d’y employer des prisonniers juifs. Bouleversé et faisant face à l’horreur, il décide finalement d’utiliser toute sa fortune et son influence pour protéger ses ouvriers et leur éviter la déportation.

Comment oublier cette petite fille au manteau rouge, seul instant coloré du long-métrage. Monumental, couronné de sept Oscars et signé Steven Spielberg, La Liste de Schindler équilibre à la perfection espoir et récit effroyable. Du grand cinéma, tout simplement.

La Vie est belle, Roberto Benigni (1997)

En Italie, Guido (Roberto Benigni), un jeune homme juif débordant de joie de vivre, séduit et épouse la belle Dora (Nicoletta Braschi) avec laquelle il a un fils, Giosuè (Giorgio Cantarini). Quelques années plus tard, la Seconde Guerre mondiale éclate, déportant dans un camp de la mort le père et son fils. Par amour pour eux, Dora décide de les suivre. Muni de son imagination sans limite, Guido fera tout son possible pour préserver son enfant de l’horreur absolue.

Un buongiorno principessa et notre cœur va aux larmes. Avec La Vie est belle, Roberto Benigni concilie avec brio poésie et tragédie. Sans jamais minimiser la réalité de la déportation, le long-métrage choisit d’opposer la force de vivre à la noirceur humaine.

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Il faut sauver le soldat Ryan, Steven Spielberg (1998)

Le 6 juin 1944, lors du débarquement allié en Normandie, le capitaine John Miller (Tom Hanks) survit au chaos d’Omaha Beach avant de se voir confier une mission inédite et périlleuse : traverser les lignes ennemies avec une escouade de sept hommes pour retrouver le parachutiste James Ryan (Matt Damon), dont les trois frères sont morts au combat.

Fort d’un réalisme immersif, Il faut sauver le soldat Ryan a su réinventer à jamais le film de guerre. En explorant avec justesse le dilemme moral de soldats obligés de risquer leurs vies pour n’en sauver qu’une autre, ce long-métrage viscéral témoigne d’un nouveau coup de génie du grand Steven Spielberg.

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La Ligne rouge, Terrence Malick (1998)

En 1942, dans les paysages de l’île de Guadalcanal, les hommes de la compagnie d’infanterie américaine C-for-Charlie sont envoyés au front pour reprendre une colline stratégique tenue par l’armée japonaise.

Après vingt ans d’absence, Terrence Malick a signé son grand retour avec La Ligne rouge. Fresque philosophique à la beauté plastique enivrante, le long-métrage s’emploie à sonder l’âme de ses personnages dans un instant où l’emporte la folie destructrice des hommes.

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Inglourious Basterds, Quentin Tarantino (2009)

L’escouade de soldats juifs américains du lieutenant Aldo Raine (Brad Pitt) croise le chemin de Shosanna Dreyfus (Mélanie Laurent), une jeune femme juive ayant échappé au massacre de sa famille par le colonel SS Hans Landa (Christoph Waltz). Sans concertation, tous convergent vers un même but : vaincre le nazisme.

Quelle jubilation. Quota hollywoodien et uchronie par excellence de notre sélection, Inglourious Basterds brille par sa mise en scène captivante d’une vengeance absolue. Un long-métrage irrévérencieux venant joyeusement bousculer les codes traditionnels du film de guerre, et ce, pour notre plus grand plaisir.

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Dunkerque, Christopher Nolan (2017)

En mai 1940, près de 400 000 soldats alliés se retrouvent encerclés par l’armée allemande sur les plages de Dunkerque. Coincées entre la mer et le front, ces troupes seront extirpées grâce à une opération de sauvetage inédite, mêlant le destin de plus d’un homme.

Fidèle à ses obsessions, Christopher Nolan nous offre avec Dunkerque une fresque sans précédent. En découpant son œuvre en trois instants (une semaine sur la plage, un jour en mer, une heure dans les airs), la tension, également portée par la partition du grandiose Hans Zimmer, devient totale. Un long-métrage d’une efficacité absolue.

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Une vie cachée, Terrence Malick (2019)

Franz Jägerstätter (August Diehl), un fermier autrichien, mène une existence paisible et pieuse aux côtés de ses enfants et de son épouse Fani (Valerie Pachner). Lorsque son pays est annexé en 1938, le père de famille s’accroche à ses convictions au prix de sa liberté, refusant obstinément de prêter allégeance à Adolf Hitler et de combattre pour le Troisième Reich.

Inspiré d’une histoire vraie, Une vie cachée délaisse les tranchées pour s’orienter vers une résistance intime. Un long-métrage hypnotique, sublimant la nature autrichienne et interrogeant le prix de l’intégrité face au fanatisme de masse. Résolument magistral.

À partir de 15€

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La Zone d’intérêt, Jonathan Glazer (2023)

Le commandant d’Auschwitz, Rudolf Höss (Christian Friedel), et son épouse Hedwig (Sandra Hüller) construisent une vie de rêve pour leur famille dans un pavillon idéal avec un jardin fleuri et une piscine ensoleillée. Seule particularité, cette demeure bucolique se trouve collée au camp d’extermination.

Nous n’avons jamais été aussi proche de l’horreur. Grand Prix au Festival de Cannes et Oscar du meilleur film international, La Zone d’intérêt bouscule les codes du cinéma mémoriel. Sans jamais filmer l’intérieur du camp, Jonathan Glazer a su illustrer la barbarie de cette machine massive. Glaçant, brillant, un choc d’un effroi absolu.

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Article rédigé par

Rédactrice fnac.com

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