Du 27 au 29 août, le festival créé par BigFlo et Oli a réuni 120 000 personnes autour de 85 artistes répartis sur cinq scènes. Une programmation qui grossit d’année en année, sans jamais rien perdre de sa dimension humaine.
Introduction
Chaque année, on ressort du Rose Festival avec la même impression : BigFlo et Oli ont bâti un événement à part, généreux et profondément humain. Depuis son lancement en 2022, la manifestation toulousaine prend un peu plus d’ampleur à chaque édition et parvient à aligner des line-ups toujours plus fous.
Cette année, Aya Nakamura, Disiz, DJ Snake, Vladimir Cauchemar, Iliona, Kungs, Josman, Médine, Zaho, Eva, Ino Casablanca, Novah, Miki, Lujipeka ou encore Naïka se sont succédé sur les scènes du MEETT. Une programmation éclectique, portée par 1100 bénévoles, au service d’un rendez-vous qui grandit sans se dénaturer. Et malgré ce plateau impressionnant, trois concerts sont sortis du lot.
La fraîcheur de Marguerite
Après avoir marqué la Star Academy et signé plusieurs hits viraux, de les filles, les meufs à bellevie, Marguerite enchaîne les festivals cet été. On connaissait ses sons les plus repris, on a découvert sur la scène du Rose une personnalité lumineuse et sincèrement attachante. À travers ses chansons, elle aborde des questions essentielles – l’amour, la sororité, l’identité – avec des mélodies pétillantes et solaires qui donnent envie de danser. Elle intrigue, captive, émeut, sans jamais perdre son espièglerie.

Ce qui touche chez elle, c’est sa sincérité. Elle parle avec le public, partage ses joies et ses envies, demande entre deux morceaux si elle a encore le temps de signer un autographe. Elle descend dans la foule, dédicace un CD tout en donnant sa recette des pâtes au pesto (des pâtes, et du pesto), puis remonte faire le show et pousse tout le monde à se lâcher, à sauter, à chanter, à profiter de l’instant présent. Un moment frais et vrai, avec une belle énergie. Et ça fait du bien.
La générosité de Mosimann
Lui aussi s’est fait connaître grâce à la Star Academy, mais c’était en 2008. Depuis, le chanteur a surtout construit sa réputation derrière les platines, en tant que DJ, avant d’exploser auprès du grand public ces dernières années, notamment grâce à sa chronique sur France Inter – superbe et émouvante – et à son concept de « track des rêves », où il mixe plusieurs morceaux pour composer le son des rêves d’une personnalité invitée.

Sur scène, Mosimann est un vrai showman. Qu’on soit ou non sensible à l’électro, difficile de résister à l’énergie et à la générosité qu’il dégage. Il passe derrière les platines, remixe des morceaux, se met au piano, à la batterie, au chant, saute entre les flammes, et surtout, il dialogue avec le public et partage son émotion. Un beau moment.
L’engagement de Macklemore
Avec son énergie débordante et ses hymnes devenus cultes, Macklemore était l’un des artistes les plus attendus de cette édition. L’Américain, auteur de tubes planétaires comme Thrift Shop, Can’t Hold Us ou Same Love, a fait danser et vibrer la foule grâce à une présence scénique hors norme et une authenticité rare.

Entre nouveaux titres et classiques, il a pris le temps, beaucoup de temps, pour s’adresser au public, mais aussi pour défendre des valeurs qui lui tiennent à cœur, comme la tolérance, la bienveillance, l’inclusivité et la paix. Et on en ressort avec un sentiment d’amour très fort.