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We Love Green : 3 jours, 3 coups de cœur

09 juin 2026

Par La rédaction

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We Love Green ©France Télévisions

Entre pépites intimistes et shows dantesques, l’édition 2026 de We Love Green a tenu ses promesses au Bois de Vincennes. Retour en musique sur un week-end vibrant à travers nos trois grands coups de cœur.

Vendredi 5 juin

We Love Green a débuté avec une première journée aussi folle qu’éclectique. Entre l’énergie brute de Little Simz, le rock poétique de Feu! Chatterton ou la parfaite maîtrise de Sébastien Tellier, les festivaliers avaient l’embarras du choix pour lancer les festivités.

Le vrai événement de cette journée était le retour de Gorillaz, qui foulait la scène française pour leur première depuis 2022. Si Damon Albarn s’est montré plutôt avare en interactions directes avec le public, il a brillamment déroulé des classiques tels que Clint Eastwood, Feel Good Inc. ou On Melancholy Hill, mais aussi des morceaux plus contemplatifs tirés de son dernier album, The Mountain. Accompagné d’une impressionnante troupe de choristes et de musiciens, le groupe a été rejoint par de nombreux (et prestigieux) invités, dont la chanteuse malienne Fatoumata Diawara, l’artiste syrien Omar Souleyman, la poétesse Kara Jackson ou encore Posdnuos de De La Soul.

Mais ce qui nous a véritablement marqués, c’est la performance suspendue de Yoa. À 27 ans, la chanteuse nous a désarmés par sa sincérité et sa bienveillance communicative. Visiblement heureuse de partager ce moment si cher à son cœur, elle a offert pendant plus d’une heure un show total, mêlant justesse musicale, chorégraphies habitées et jeux de plateforme. En nous embarquant dans son univers pop intimiste, elle a délivré de vibrants messages de tolérance tout en faisant danser la foule. Une révélation lumineuse et incontestablement la plus belle découverte de cette première journée.

Samedi 6 juin

Parmi les temps forts de cette journée de samedi, difficile de passer à côté d’Oklou. Forte d’une aura qui dépasse désormais largement les frontières françaises, la jeune artiste a attiré une foule compacte sous la canopée, remplie jusqu’à saturation. Portée par ses compositions électroniques éthérées et sa voix aérienne, elle a livré une performance immersive, n’hésitant pas à saisir une flûte à bec pour un moment suspendu. L’un des plus jolis concerts de l’après-midi.

Quelques heures plus tard, Addison Rae a offert un tout autre spectacle. La star américaine a déployé un show calibré pour les grandes scènes, entre chorégraphies lascives et millimétrées, mise en scène spectaculaire et énergie pop irrésistible. Difficile de ne pas penser à Madonna ou Britney Spears devant cette démonstration de pop ultra-visuelle d’une heure. Un concert où l’image et la danse occupaient une place centrale, fidèle à l’univers TikTok qui l’a propulsée sous les projecteurs.

Autre temps fort de ce week-end, la prestation de Théodora, qui aura sans doute signé l’un des moments les plus fédérateurs du festival. Déjà révélation de We Love Green l’an dernier, la chanteuse est revenue au Bois de Vincennes avec un tout autre statut. Entre-temps, elle est devenue l’un des plus gros phénomènes de la pop française, capable de remplir les plus grandes salles et de transformer chacun de ses refrains en hymne générationnel.

Face à une foule compacte qui connaissait chaque parole par cœur, Théodora a déroulé un show généreux, enchaînant les tubes avec une aisance déconcertante. Le point d’orgue est arrivé avec l’apparition (pas si) surprise de son comparse Disiz pour interpréter le tubesque Melodrama, provoquant une explosion de ferveur dans le public. À cet instant, une chose semblait évidente : Théodora n’était plus la révélation de We Love Green. Elle en était devenue l’une des têtes d’affiche naturelles.

Dimanche 7 juin

Ce dernier jour de festival s’annonçait historique avec le retour très attendu de The XX, dont les membres ne s’étaient pas produits ensemble sur scène depuis 2018. Le trio britannique nous a offert un moment de grâce et tout en minimalisme, porté par des morceaux tantôt doux et lancinants, tantôt électroniques et entraînants, taillés pour les clubs. Le show s’est achevé avec Intro, un classique qui avait contribué au succès de leur premier album, en 2009.

Plus tôt, la relève avait déjà pris les commandes de la pelouse. Aupinard (24 ans) a réveillé les premiers arrivants avec ses rythmes ensoleillés, magnifiés par les apparitions surprises d’Ino Casablanca sur le titre P&P et de Bianca Costa sur Belle âme.

Un flambeau repris avec brio par une Charlotte Cardin magnétique. La Canadienne a enchaîné ses tubes avec un charisme fou (Take Me Back, Feel Good) avant d’offrir une belle séquence d’intimité en invitant son compagnon Aliocha Schneider pour partager le titre Ensemble.

Le véritable point d’orgue de ce dimanche s’appelle pourtant Role Model. Bravant la chaleur de Vincennes – un détail qu’il a souligné plusieurs fois avec humour –, l’Américain a électrisé la foule à coups de pépites indie-pop ultra-vitaminées. Entouré d’un groupe survolté, il a transformé la pelouse en dancefloor géant au son de Writings on the Wall ou Look at that Woman. Seul petit regret : l’absence d’invités surprises (comme Olivia Rodrigo, Léna Situations ou Charli XCX sur ses dates précédentes) pour l’escorter sur Sally, When The Wine Runs Out. Un détail vite balayé par l’intensité de ce set mémorable.

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