Intime, sombre et visuellement ambitieux, ce quatrième volet tente de rendre à l’homme-araignée sa vulnérabilité. Une mue largement saluée par la critique, malgré un récit encore prisonnier des exigences du MCU.
Introduction
Cinq ans après No Way Home, Peter Parker revient au cinéma dans un quatrième épisode très attendu, toujours interprété par Tom Holland et produit par Sony dans la toile du MCU. Réalisé par Destin Daniel Cretton, Brand New Day ouvre un nouveau chapitre : moins adolescent, plus solitaire et débarrassé, en apparence, de l’inflation multiverselle. La presse salue largement un film plus humain, mieux mis en scène et plus mature, sans oublier ses concessions à Marvel.
Quelle est l’intrigue de Brand New Day ?
Le monde entier a oublié l’existence de Peter. Tante May est morte, MJ et Ned avancent sans lui et le jeune homme s’est entièrement réfugié dans son rôle de Spider-Man. Devenu un justicier de quartier, il affronte une menace capable de passer d’un corps à l’autre tandis qu’une mutation de ses pouvoirs fait remonter sa colère, sa solitude et sa peur de perdre le contrôle.

Ce point de départ donne au film sa singularité. Brand New Day ne raconte pas seulement une nouvelle bataille : il observe un Peter Parker privé de liens, contraint d’entrer dans l’âge adulte sans soutien. Le Monde y voit un « retour aux sources » qui replace New York, la vulnérabilité du corps et l’isolement au cœur du récit. Inverse salue « une aventure inédite, profondément émouvante et d’une grande justesse ».
Le meilleur Spider-Man de Tom Holland ?
Le consensus critique est nettement favorable. Première parle du « meilleur Spider-Man de l’ère Tom Holland » tandis que le HuffPost estime que le film offre « le renouveau cinématographique salvateur » dont le personnage avait besoin. « Brand New Day est un grand film sur Peter Parker », ajoute The Wrap, qui le classe parmi les réussites majeures du MCU.

La mise en scène de Destin Daniel Cretton concentre une part des éloges. Les Numériques loue des séquences de voltige qui retrouvent « une fluidité, un élan et une lisibilité ». Inverse évoque une caméra accompagnant les acrobaties avec une énergie rappelant Sam Raimi. Tom Holland convainc dans un registre plus dramatique, Zendaya nourrit les scènes les plus sensibles et Jon Bernthal, en Punisher, apporte un contrepoint drôle et mélancolique.
Que reproche-t-on au film ?
Quelques réserves sont faites, et portent surtout sur l’équilibre. Les Numériques regrette un récit qui « abandonne progressivement son sujet au profit de jalons narratifs » préparant la suite. Le HuffPost juge que le personnage de Sadie Sink, pourtant remarquablement interprété, détourne trop longtemps l’attention de Peter. Le Monde pointe un « manque de cohésion » et des lignes narratives juxtaposées. The Wrap reconnaît une intrigue propulsive mais estime que le plan du méchant « n’a aucun sens » une fois examiné à froid.