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Paris Police 1910 : ce troisième volet raconte-t-il une histoire vraie ?

27 avril 2026

Par Louise Lepense

Illustration
“Paris Police 1910”, le 27 avril 2026 sur Canal+. ©CANAL+/Rémy Grandroques/Tetra Media Fiction

La saison 3 puise dans une affaire criminelle qui avait fasciné l’opinion publique au début du XXe siècle. Elle en propose une adaptation libre, entre reconstitution et narration scénarisée.

Introduction

Canal+ relance sa fresque policière avec Paris Police 1910, troisième chapitre de la série, diffusée à partir du 27 avril. Toujours écrite par le scénariste et auteur de bande dessinée Fabien Nury, cette nouvelle salve de six épisodes déplace son intrigue vers un fait divers de la Belle Époque : l’affaire Steinheil, qui avait saturé la presse en 1908.

Quel est le contexte ?

Le 31 mai 1908, Marguerite Steinheil est retrouvée ligotée dans son lit. Dans la pièce voisine, son mari et sa mère sont morts. Dans une France encore marquée par les tensions de l’après-affaire Dreyfus, la presse s’en empare massivement. Le procès devient un spectacle médiatique, suivi au quotidien par l’opinion. Accusée, puis acquittée faute de preuves, Steinheil reste au cœur d’un mystère jamais élucidé.

Paris Police 1910©CANAL+/Rémy Grandroques/Tetra Media Fiction

C’est précisément ce retentissement qui intéresse la série. Plutôt que de reconstituer l’affaire, elle s’appuie sur cette matière historique pour construire une intrigue. Le ressort narratif consiste à mêler faits réels et personnages inventés. Fabien Nury parle ainsi de « fake true crime » : non pas un récit documentaire, mais une fiction qui s’appuie sur des faits avérés.

Quels éléments relèvent de la fiction ?

Comme dans les saisons précédentes, la série repose sur le cadre historique de la Troisième République, traversée par de fortes tensions politiques et sociales. On y croise aussi des figures ayant réellement existé, comme Louis Lépine, préfet de police, ou Jeanne Chauvin, l’une des premières femmes avocates en France. Le fonctionnement de la Préfecture de police, les méthodes d’enquête et le rôle de la presse reposent par ailleurs sur une base solidement documentée.

Paris Police 1910©CANAL+/Rémy Grandroques/Tetra Media Fiction

L’intrigue ne relève toutefois pas d’une reconstitution.« Notre Marguerite n’est pas la vraie Marguerite Steinheil », précise Fabien Nury à Allociné. La série introduit des personnages fictifs – comme l’inspecteur Antoine Jouin – et réorganise les faits. Les relations entre les personnages et leurs motivations sont largement romancées.

Quid des précédentes saisons ?

Ce mélange entre réalité et fiction structure la série depuis ses débuts. Dans Paris Police 1900, une enquête criminelle inventée – le corps retrouvé dans une valise – servait de point d’entrée à une plongée dans une République fragilisée. La suite, Paris Police 1905, reprenait ce principe avec une affaire elle aussi fictive, mais toujours proche des enjeux sociaux de l’époque.

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