Portée par Deborah Mailman et Rachel Griffiths, la fiction australienne plonge dans les coulisses de Canberra à travers l’affrontement de deux femmes que tout oppose.
Introduction
Lancée en 2019 sur la chaîne publique australienne ABC, Total Control fait son arrivée en France sur Arte à partir de ce 23 juillet. Créée par Darren Dale, Miranda Dear, Rachel Griffiths et Stuart Page, elle examine les rapports de pouvoir à travers le parcours d’une femme aborigène propulsée au cœur des institutions australiennes.
De quoi parle Total Control ?
Alex Irving mène une existence éloignée des couloirs politiques dans la petite ville de Winton, au Queensland. Mais sa vie bascule lorsqu’elle maîtrise un homme qui tire sur des femmes et devient, malgré elle, une héroïne nationale. Elle attire alors l’attention de Rachel Anderson, Première ministre.

La dirigeante lui propose d’occuper un siège vacant au Sénat. Alex accepte avec l’espoir de défendre les habitants de sa région et les droits des communautés autochtones. Son arrivée à Canberra révèle toutefois un calcul moins désintéressé : le gouvernement compte sur sa popularité et son identité pour améliorer son image, sans nécessairement lui accorder un véritable poids politique.
Le récit suit parallèlement Jess Clarke, adolescente aborigène qui s’évade d’un centre de détention après avoir assisté à la mort d’une autre jeune fille. Sa fuite et les circonstances du drame ouvrent une crise que plusieurs responsables politiques cherchent à contenir. Son parcours finit par croiser celui d’Alex.
Qui porte la série ?
Deborah Mailman prête ses traits à Alex Irving. Actrice aborigène reconnue en Australie, vue notamment dans The Sapphires et Mystery Road, elle a reçu un AACTA Award pour cette interprétation. Rachel Griffiths, connue pour Six Feet Under et Brothers & Sisters, joue la Première ministre. Elle intervient aussi comme cocréatrice et productrice exécutive.

La distribution comprend également Harry Richardson, Rob Collins, Shantae Barnes-Cowan, Anthony Hayes et Aaron Pedersen. La première saison est réalisée par Rachel Perkins, cinéaste aborigène à qui l’on doit notamment Mabo et plusieurs épisodes de Mystery Road.
La série est-elle inspirée d’une histoire vraie ?
Alex Irving n’est pas la transposition d’une vraie personnalité. La série s’appuie néanmoins sur des débats bien présents dans la société australienne : la faible représentation politique des Aborigènes, les violences visant les femmes autochtones, la détention des jeunes.