Loin des fresques longues et foisonnantes, la série adopte un format condensé et des intrigues resserrées, portées par une structure épisodique.
Introduction
Plus de 20 ans après sa publication, le premier manga de Hideaki Sorachi (Gintama) sort de l’ombre. Ce one-shot, paru en 2002 dans le Weekly Shōnen Jump, bénéficie aujourd’hui d’une adaptation animée diffusée sur Netflix le 16 avril. Composée de sept épisodes, la série ne se limite pas à une simple transposition : elle déploie le récit en enrichissant personnages et univers.
De quoi ça parle ?
Tetsuo Tanba et Misaki Kurogane sont deux agents de la Japan Angel Federation : ils accompagnent les âmes restées sur Terre vers l’Au-delà. Leur unité, surnommée Dandelion, adopte une méthode singulière : comprendre les regrets des défunts plutôt que de traiter les dossiers à la chaîne.

Chaque mission donne lieu à un récit autonome, centré sur une trajectoire inachevée. L’adaptation conserve ce principe issu du manga tout en l’étendant, en multipliant les cas traités. Le passage d’un format très court à une série constitue l’un des principaux défis du projet, reposant sur un équilibre : développer l’univers sans l’altérer.
Quelle production et quel casting ?
La série est produite par le studio NAZ – à l’origine de productions comme Hamatora, l’original ID: Invaded ou l’adaptation historique Angolmois: Record of Mongol Invasion –, sous la direction de Daisuke Mataga. Le scénario est confié à Yōsuke Suzuki, avec un character design signé Ai Asari.

Côté doublage, Chikahiro Kobayashi incarne Tanba (Saichi Sugimoto dans Golden Kamuy, Legoshi dans Beastars) et Megumi Han prête sa voix à Kurogane (Gon dans Hunter x Hunter, Akko dans Little Witch Academia).
Quels liens avec Gintama ?
Publiée entre 2003 et 2019, Gintama constitue l’une des œuvres majeures du shōnen. Le manga de Hideaki Sorachi met en scène un Japon féodal détourné, occupé par des extraterrestres, où un trio de freelances – mené par le samouraï désabusé Gintoki – enchaîne des missions absurdes. Adaptée en anime à partir de 2006, la série compte plus de 350 épisodes et plusieurs films.
L’écart avec Dandelion est, en apparence, marqué. Certaines constantes d’écriture demeurent toutefois perceptibles : un mélange de registres, des ruptures de ton et une attention portée aux personnages. Là où Gintama développe une satire foisonnante, Dandelion semble privilégier une approche plus resserrée et introspective.