Test Labo

Test des Skullcandy Push Truly Wireless Earbuds : pour les fans de basses

01 juin 2019

À chaque marque ses écouteurs true wireless, et Skullcandy ne fait pas exception. La marque au profil jeune et coloré propose des Push Truly Wireless Earbuds assortis d’un boîtier de transport que nous avons soumis à notre batterie de tests Labo. Verdict dans les lignes qui suivent.

En résumé

Note LABOFNAC

Premiers écouteurs true wireless de Skullcandy, les Push ne brillent pas particulièrement par l’élégance de leur design ni par leur discrétion. En revanche, ils s’avèrent confortables à porter, plutôt pratiques à utiliser grâce à la présence d’un bouton sur chaque écouteur, et profitent d’une autonomie très correcte. Bref, il s’agit là d’un choix abordable qui conviendra à qui apprécie les rendus sonores généreux en basses.

Note technique

Les plus et les moins

Les plus
  • Commandes complètes depuis les écouteurs
  • Bon maintien dans les oreilles
  • Autonomie proche des 6 heures par charge complète
Les moins
  • Une seule charge assurée par le boîtier
  • Design peu discret
  • Réponse en fréquence manquant d’équilibre

Détail des sous notes

Réponse en fréquences
La note de réponse en fréquence permet de savoir si le système audio est capable de retranscrire l’ensemble des fréquences de manières fidèles sans suraccentuation ni sous-accentuation
Distorsion
Plus la note de distorsion est élevée et moins il y a de défaut, parasites ou décalage dans le signal sonore émis.
Sensibilité
Plus un casque est sensible et plus il aura un potentiel de puissance important.
Isolation
Cette note indique la capacité d'isolation du casque (elle intègre son isolation active et passive) C’est-à-dire, est-ce que lorsque j'utilise ce casque, je suis gêné par les bruits ambiants ?
Perturbation
Plus la note est haute et moins votre musique dérangera vos voisins ou personnes proches de vous

Notre test détaillé

L’ergonomie et le design

Après une fin d’année 2018 marquée par le lancement de plusieurs modèles de casques arceaux, à commencer par les Crusher 360 et Riff, Skullcandy mise cette année sur les modèles d’écouteurs entièrement sans fil. Si la marque américaine s’est illustrée il y a quelques jours par l’annonce d’une paire d’oreillettes baptisée Indy visant à concurrencer les AirPods de la Pomme, elle commercialise depuis peu son tout premier kit true wireless.

Skullcandy Push

© Fahim Alloul / LaboFnac

Les Push s’inscrivent dans la mouvance des WF-1000X de Sony, SoundSport Free de Bose ou Elite 65T de Jabra. Ces écouteurs intra-auriculaires, habillés d’un embout souple (trois tailles fournies), se connectent facilement au smartphone : il suffit d’un appui long sur l’écouteur gauche (7 secondes) pour lancer le mode d’appairage. Notez en revanche qu’aucune application n’est fournie pour guider l’utilisateur ou lui servir d’égaliseur. Il reste possible d’utiliser des applications tierces pour cet usage.

Skullcandy Push

© Fahim Alloul / LaboFnac

Les écouteurs, quelle que soit la couleur retenue (“psycho tropical teal” pour notre modèle de test, “elevated olive”, “fresh mint” ou “bold tangerine”), sont peu discrets. Par leur coloris évidemment, mais aussi par leur format, assez imposant. Ils sont néanmoins légers et confortables à porter. Leur ailette souple, fixe, conçue en “gel FitFin” assure un maintien correct, mais qui n’est pas adaptée à une pratique sportive trop remuante. Il est d’ailleurs à noter que les écouteurs, bien que décrits comme résistants à l’eau, ne bénéficient pas de la certification IPxx. Il n’est pas non plus garanti qu’ils supportent sans broncher la transpiration.

Skullcandy Push

© Fahim Alloul / LaboFnac

Côté ergonomie, les écouteurs sont suffisamment grands pour accueillir chacun un bouton circulaire de taille confortable. Ces derniers peuvent être utilisés de manières diverses : clic simple (décrocher/raccrocher/play/pause), double, triple, ou clic long (piste suivante ou précédente). C’est par ce système qu’il est d’ailleurs possible d’accéder rapidement à Google Assistant, pour par exemple effectuer une recherche en ligne à la voix. S’il faut un peu d’habitude pour maîtriser les commandes proposées, et notamment les clics longs, on apprécie de pouvoir piloter l’écoute sans toucher au smartphone, réglage du volume inclus.

Skullcandy Push

© Fahim Alloul / LaboFnac

La qualité audio

Les écouteurs Push de Skullcandy sont équipés de haut-parleurs de 9,2 mm, et sont connectés au smartphone en Bluetooth 4.2 – avec une latence de 155 mm mesurée par notre Labo. La qualité audio est-elle au rendez-vous ? Nos mesures témoignent d’un goût marqué pour les extrêmes graves (+10 dB à 50 Hz), tandis que les médiums sont en léger retrait. Les aigus manquent quant à eux clairement d’ampleur, et s’effacent à partir de 4 kHz. Un rendu sonore marqué qui ne conviendra pas à tous types de musiques, donc, et pourra montrer quelques faiblesses pour restituer des contenus de type podcasts.

Il faut par ailleurs noter une petite tendance à la distorsion sur les trois fréquences évaluées, un peu plus marquée à 200 Hz.

Bande passante

L’isolation (passive)

Situés dans la catégorie des écouteurs true wireless “abordables”, les Push ne proposent pas de système d’annulation de bruit active. Ils se reposent donc uniquement sur l’isolation passive que produit leur format intra-auriculaire pour permettre à l’utilisateur de profiter de ses contenus audio sans être inquiété par les bruits extérieurs. Le fait-il correctement ? Malheureusement, il est clairement à la peine sur ce critère précis. Les fréquences les plus basses ne sont pratiquement pas atténuées jusqu’à plus de 600 Hz, et les médiums comme les aigus le sont à peine plus. Attention donc à ne pas pousser démesurément le volume d’écoute dans des environnements bruyants, et à choisir la paire d’embouts adaptée à votre morphologie. Trois jeux de tailles différentes sont d’ailleurs fournis.

Bande passante perturbation

Dans le sens inverse, c’est-à-dire au rayon de la perturbation acoustique, les Push se comportent nettement mieux. Sans exceller, les écouteurs ne laissent filtrer qu’une partie du signal vers l’extérieur. Les graves sont ici les mieux isolés, tandis que les aigus, notamment au-delà de 5 kHz, se laissent davantage entendre. Bref ici, il n’est pas question de perfection, mais de compétences convenables au quotidien.

Graphique de bande passante de l’isolation
Isolation fréquentielle passive et active (si un réducteur de bruit est présent)
Isolation
3.2

L’autonomie

Les Push, d’après leur fabricant, assurent jusqu’à 6h d’autonomie par charge. Leur boîtier permet de les charger une fois, portant leur autonomie totale à une douzaine d’heures. Nous avons noté de notre côté une endurance effectivement cohérente avec la promesse de la marque, puisqu’elle atteint sur notre banc d’essai une durée de 5h45, soit un total de 11h30.

Skullcandy Push

© Fahim Alloul / LaboFnac

On note tout de même que Skullcandy n’est pas le plus généreux du marché, certains concurrents accompagnant leurs écouteurs de boîtiers permettant de les recharger plusieurs fois, et ce malgré la taille relativement imposante de l’étui fourni. Il faut par ailleurs compter 2h35 en moyenne pour charger complètement les écouteurs : dommage qu’aucun système de charge rapide ne soit inclus. À l’inverse, il est appréciable de constater que Skullcandy équipe son étui de transport d’un port USB Type-C et non d’un micro-USB, mais aussi qu’un système de LED (dont l’affichage est déclenché par l’appui sur le bouton situé à l’avant) permettent de consulter le niveau de la batterie (quatre témoins lumineux bleus, de 0 à 100 %).

Conclusion

Note LABOFNAC

Premiers écouteurs true wireless de Skullcandy, les Push ne brillent pas particulièrement par l’élégance de leur design ni par leur discrétion. En revanche, ils s’avèrent confortables à porter, plutôt pratiques à utiliser grâce à la présence d’un bouton sur chaque écouteur, et profitent d’une autonomie très correcte. Bref, il s’agit là d’un choix abordable qui conviendra à qui apprécie les rendus sonores généreux en basses.

Note technique

Détail des sous notes

Réponse en fréquences
Distorsion
Sensibilité
Isolation
Perturbation
Article rédigé par
Laure Renouard
Laure Renouard
Journaliste
Jean-Charles Frelier
Jean-Charles Frelier
Responsable des tests smartphones, casques audio et lecteurs vidéo
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