Test Labo

Test Labo du Skullcandy Crusher 360 : pour faire vibrer les fans de basses

15 décembre 2018
Test Labo du Skullcandy Crusher 360 : pour faire vibrer les fans de basses

En résumé

Note LABOFNAC

Nettement plus onéreux qu’un Crusher Wireless standard, le Skullcandy Crusher 360 profite d’une finition soignée et d’un pack complet tranchant avec l’image adolescente de la marque américaine. Facile à utiliser, l’appareil bénéficie d’une bonne sensibilité à sa source audio, permet d’écouter de la musique en toute discrétion et avec une qualité satisfaisante, la distorsion étant faible. En revanche, son parti-pris mettant clairement l’accent sur les basses est propre à diviser. La fonction basses haptiques, conçue pour renforcer la sensation d’immersion de l’utilisateur dans son contenu audio apparaît accessoire pour un modèle urbain (et non orienté gaming). Sous réserve de le désactiver et d’apprécier les rendus généreux en graves, le Crusher 360 est donc un casque recommandable notamment pour son autonomie. Mais à tarif égal, rappelons que l’annulation de bruit active est souvent de la partie chez les marques concurrentes…

Note technique

Les plus et les moins

Les plus
  • Design soignée
  • Distorsion maîtrisée
  • Pas de compromis sur les basses...
Les moins
  • ... mais des compromis sur les aigus
  • Isolation moyenne

Détail des sous notes

Réponse en fréquences
La note de réponse en fréquence permet de savoir si le système audio est capable de retranscrire l’ensemble des fréquences de manières fidèles sans suraccentuation ni sous-accentuation
Distorsion
Plus la note de distorsion est élevée et moins il y a de défaut, parasites ou décalage dans le signal sonore émis.
Sensibilité
Plus un casque est sensible et plus il aura un potentiel de puissance important.
Isolation
Cette note indique la capacité d'isolation du casque (elle intègre son isolation active et passive) C’est-à-dire, est-ce que lorsque j'utilise ce casque, je suis gêné par les bruits ambiants ?
Perturbation
Plus la note est haute et moins votre musique dérangera vos voisins ou personnes proches de vous

Notre test détaillé

Cinq ans après son premier modèle de Crusher, alors uniquement filaire, Skullcandy n’abandonne pas cette série emblématique de son catalogue. Le casque arceau, renouvelé en une version Wireless (Bluetooth) fin 2016, se décline cette année en une mouture baptisée Crusher 360 et conçue comme une édition limitée. Un casque au positionnement haut de gamme destiné à fournir un rendu audio “ultra-réaliste”. Pari réussi ? Il s’est plié aux exigences de notre Laboratoire d’essais. Verdict dans les lignes qui suivent.

Test Skullcandy Crusher 360

© Fahim Alloul / LaboFnac

L’ergonomie et le design

Modèle orienté haut de gamme au vu de son positionnement tarifaire, le Crusher 360 conserve l’allure caractéristique de ses prédécesseurs. La marque au crâne propose ici un modèle circum-aural aux oreillettes légèrement anguleuses dont les matériaux ont gagné en qualité. L’arceau est en métal portant un logo discret aux couleurs de la marque, tandis que les oreillettes sont habillées d’un plastique au toucher doux qui a le mérite de ne pas trop attirer les traces de doigts. L’intérieur de l’arceau est habillé d’un similicuir couleur camel, de même que les écouteurs, dotés d’une mousse plus généreuse d’ailleurs que celle de l’arceau. Le casque, d’un poids standard (232 grammes), se fait toutefois bien sentir sur le crâne, avec 690 grammes-force. Un choix à prendre en compte selon que vous aimez les casques qui se font oublier lors de longues sessions d’écoute ou préférez un modèle plus imposant.

Test Skullcandy Crusher 360

© Fahim Alloul / LaboFnac

Côté ergonomie, l’appareil propose des oreillettes qui ne pivotent que très légèrement, ce qui permet de s’adapter à la forme du crâne, mais pas de poser les écouteurs à plat lorsque le casque est porté autour du cou. En revanche, il se fait discret durant le transport puisque son format est pliable. Le Crusher est d’ailleurs livré avec une housse semi-rigide pratique.

Test Skullcandy Crusher 360

© Fahim Alloul / LaboFnac

Les contrôles sont situés de part et d’autre du casque. À droite, de grosses touches + et -, d’une élégance discutable, permettent de régler le volume et de passer d’une piste à l’autre avec un système de double-clic. Au milieu des deux touches, un bouton central est dédié à la prise d’appel et à la fonction play/pause. Du côté gauche, on retrouve une prise jack permettant de continuer à utiliser le casque même en cas de panne de batterie, sa prise d’alimentation (micro-USB) ainsi qu’une série de cinq LED surmontée d’un petit bouton. Ce dernier est dédié à l’allumage du casque, tandis que les témoins lumineux permettent de visualiser le niveau de batterie, le passage en mode appairage (avec un seul produit) ainsi que la fonction phare du produit : le niveau de basses choisi.

Test Skullcandy Crusher 360

© Fahim Alloul / LaboFnac

Le Crusher 360 est en effet doté de “basses sensorielles”, c’est-à-dire d’un système d’amplification des basses paramétrable manuellement. La surface de l’oreillette gauche du casque est en effet tactile : il suffit donc de balayer l’oreillette du bas vers le haut pour augmenter l’effet, ou du haut vers le bas pour le diminuer. La manipulation est simple et la réponse suffisamment rapide.

Notez que pour l’appairage, il suffit d’un appui long sur la touche d’allumage du casque : des signaux audio indiqueront à l’utilisateur, en anglais, qu’il est dans le mode adéquat. Nous n’avons pas rencontré de problème particulier ni de difficulté de connexion. Il est toutefois bon de noter que si des réglages audio sont disponibles au rayon des basses directement sur le casque, aucune application pour smartphone permettant de personnaliser le rendu n’est proposée sur les portails de téléchargement.

Poids
323 g

La qualité audio

Skullcandy est réputé pour son goût pour les basses prononcées, et joue à fond la carte du boomy avec son dernier-né. Il promet ainsi “des basses sensorielles qui vous enveloppent et donnent vie à vos contenus”. Pour ce faire, il s’appuie sur un moteur de basses haptique que l’utilisateur module depuis l’oreillette gauche tactile évoquée plus haut. Une amplification qui fait “vibrer” le casque et, effectivement, peut renforcer l’immersion dans le cas de films d’action ou de jeux vidéo, par exemple. Au quotidien, nous sommes plus circonspects : l’effet a tendance à fatiguer, et nous avons de notre côté préféré miser sur une des petites touches de basses haptiques, voire sur une désactivation pure et simple du système.

C’est d’ailleurs dans cette configuration que nous avons testé l’appareil, ce qui permet d’ailleurs de comparer le rendu en Bluetooth et en filaire. Si la qualité globale est très comparable avec et sans câble, on remarque que le Crusher 360 mise plus encore sur les basses qu’en filaire. On ne peut pas reprocher à Skullcandy, qui promet de descendre dans les basses les plus extrêmes, de ne pas tenir son engagement : dès 50 Hz, nous avons relevé une nette accentuation, qui reste largement perceptible jusqu’à 100 Hz. C’est également le cas en filaire, mais légèrement moins. Les médiums sont quant à eux restitués de manière neutre et audible, tout particulièrement en Bluetooth, tandis que la configuration sans-fil laisse les aigus chuter au-delà de 6 kHz et disparaître à 16 kHz. En filaire, les aigus sont moins présents encore, mais se maintiennent à un faible niveau, jusqu’à 20 kHz. Autant dire que le Crusher 360 n’est pas tout à fait adapté à l’écoute de musique classique, et convient davantage à des musiques urbaines. Attention également : lorsque vous baissez le niveau de basses haptiques, le volume sonore augmente automatiquement. L’effet peut être gênant en cas d’écoute à fort volume.

Rappelons que, malgré une réponse en fréquence dont le rendu peut diviser les auditeurs, le Crusher Wireless ne marque que peu de distorsion sur les fréquences que nous avons évaluées, hormis une petite faiblesse à 200 Hz.

Bande passante
©Labo Fnac

Le Crusher 360 peut être utilisé avec un téléviseur ou un ordinateur, pour regarder des vidéos ou jouer. Il profite d’ailleurs d’un temps de latence limité à 100 ms qui permet de ne pas subir de décalage perceptible entre le son et l’image.

L’isolation (passive)

Excellent en termes de perturbation, puisqu’il ne laisse passer que très peu de son vers l’extérieur – bonne nouvelle si vous utilisez votre casque dans un environnement silencieux – le Crusher 360 convainc moins en matière d’isolation. L’appareil, qui s’appuie uniquement sur son format circum-aural pour isoler l’utilisateur – l’annulation de bruit active est aujourd’hui réservée au Skullcandy Venue testé ici – rencontre des difficultés à isoler des bruits environnants les plus graves (sous les 600 Hz). Il fait un peu mieux au-delà et étouffe convenablement les voix.

Graphique de bande passante de l’isolation
Isolation fréquentielle passive et active (si un réducteur de bruit est présent)
©Labo Fnac
Isolation
5.3
Bande passante perturbation
©Labo Fnac

L’autonomie

Le Crusher 360 promet une autonomie de 29 heures par charge, ce qui constitue en soi une performance on ne peut plus convaincante. À l’épreuve de notre Labo, il est cependant parvenu à excéder ce score, tenant 32 heures d’écoute pour une charge d’une durée moyenne de 2h25. Attention toutefois : si vous faites appel au moteur de vibration inclus aux oreillettes, l’autonomie du casque risque d’être un peu moins généreuse. Néanmoins, le système de charge rapide avec lequel il est compatible – par câble micro-USB et non USB Type-C – promet environ 3 heures de charge pour dix minutes sur secteur.

Conclusion

Note LABOFNAC

Nettement plus onéreux qu’un Crusher Wireless standard, le Skullcandy Crusher 360 profite d’une finition soignée et d’un pack complet tranchant avec l’image adolescente de la marque américaine. Facile à utiliser, l’appareil bénéficie d’une bonne sensibilité à sa source audio, permet d’écouter de la musique en toute discrétion et avec une qualité satisfaisante, la distorsion étant faible. En revanche, son parti-pris mettant clairement l’accent sur les basses est propre à diviser. La fonction basses haptiques, conçue pour renforcer la sensation d’immersion de l’utilisateur dans son contenu audio apparaît accessoire pour un modèle urbain (et non orienté gaming). Sous réserve de le désactiver et d’apprécier les rendus généreux en graves, le Crusher 360 est donc un casque recommandable notamment pour son autonomie. Mais à tarif égal, rappelons que l’annulation de bruit active est souvent de la partie chez les marques concurrentes…

Note technique

Détail des sous notes

Réponse en fréquences
Distorsion
Sensibilité
Isolation
Perturbation
Article rédigé par
Laure Renouard
Laure Renouard
Journaliste
Jean-Charles Frelier
Jean-Charles Frelier
Responsable des tests smartphones, casques audio et lecteurs vidéo
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