Prise en main

Prise en main de l’Everboom :  que vaut la nouvelle enceinte baroudeuse d’Ultimate Ears ? 

08 juillet 2024
Par Fouad Bencheman
Prise en main de l'Everboom :  que vaut la nouvelle enceinte baroudeuse d’Ultimate Ears ? 
©L'Éclaireur

Petite sœur de l’imposante Epicboom, l’Everboom tente de combiner robustesse, facilité d’utilisation et puissance sonore afin de devenir un compagnon indispensable pour des petites fêtes improvisées en extérieur ou des balades champêtres estivales.

En résumé

La nouvelle enceinte Everboom tient ses promesses sans faillir. Robuste, endurante, facile d’utilisation et résistante aux éléments, cette enceinte Bluetooth est capable de sonoriser avec vigueur un après-midi piscine, un pique-nique champêtre ou une petite fête improvisée. Sans forcément exceller en matière de précision audio, elle fait preuve d’une cohérence qui lui permet d’être à l’aise sur différents styles de musique.

Sans tomber dans une surenchère de basse, l’écoute est dynamique et ne fatigue pas. Pour son prix, il est simplement dommage que son socle technique (absence du Bluetooth LE Audio, de connexion multipoint, de charge inversée…) ne soit pas un peu plus ambitieux.

Note technique

Les plus et les moins

Les plus
  • Fabrication robuste et IP67
  • Facilité d'usage des commandes
  • Sonorité polyvalente et cohérente
  • Puissance sonore
  • Bonne autonomie
Les moins
  • Diffusion du son principalement latérale et non à 360°
  • Manque de maîtrise dans les aigus lors d'une écoute de face
  • Quelques absences en matière de connectivité
  • Application sommaire

Notre prise en main détaillée

À défaut d’avoir du soleil, les plus grands noms de l’audio nomade ont préparé l’été en renouvelant leurs gammes d’enceintes portables. Après Sony et JBL en mai, Ultimate Ears a rafraîchi toute sa gamme fin juin.

Au programme, les quatrièmes versions des enceintes Wonderboom, Boom et Megaboom et l’annonce d’un tout nouveau modèle, l’Everboom. Dans les faits, cette petite nouvelle vient prendre la relève de l’enceinte Epicboom de 2023, qui avait eu de la peine à nous convaincre.

©Ultimate Ears

En misant sur un format plus compact et avec une promesse de qualité audio mieux maîtrisée, le constructeur souhaite faire oublier cet accroc. D’autant que sur ce secteur, la concurrence est de plus en plus rude, comme le prouve le retour de Beats qui vient également d’annoncer une nouvelle enceinte Pill.

Est-ce que l’Everboom va permettre au constructeur suisse de retrouver de sa superbe ? Voici quelques premiers éléments de réponse à la suite de notre prise en main de dix jours.

L’enceinte Ultimate Ears Everboom est d’ores et déjà disponible en coloris noir ou bleu, au prix de 269,99 €. 

Design et qualité de fabrication

Bien que s’inspirant dans les grandes lignes de sa grande sœur, la nouvelle Everboom est plus svelte et plus longiligne. En effet, avec sa forme de cylindre aplati, ce produit mesure 205x110x85 mm pour 960 grammes. Pour rappel, l’Epicboom avoisinait tout de même les 2 kg. 

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Bien qu’il soit difficile de la ranger dans le rayon des enceintes ultraportables, cette Everboom reste à peu près maniable à une main et elle se transporte sans trop de problèmes dans un sac. De plus, bien que ce modèle n’intègre pas à proprement parler de poignée, il est possible de fixer un mousqueton (fourni avec l’enceinte) sur sa sangle.

En ce qui concerne la qualité de fabrication, rien à dire, nous sommes face à un produit tout terrain. Recouverte d’un solide tissu maillé, la partie centrale ne souffre d’aucun défaut d’assemblage, tandis que les deux extrémités en silicone souple semblent parées pour résister aux éléments.

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Certifiée IP67, l’Everboom ne craint ni les chutes d’une hauteur d’un mètre, ni la poussière, ni l’eau. Sa structure lui permet même de flotter sur l’eau, ce qui est appréciable pour l’utiliser autour d’une piscine. 

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D’autant qu’Ultimate Ears a encore la bonne idée de protéger le seul élément de connectique, le port USB-C, par un cache souple. Sans forcément être premium, l’Everboom remplit parfaitement sa première part du contrat : être parée pour être utilisée en vadrouille. 

Ergonomie et fonctionnalités 

En matière de commandes, Ultimate Ears ne renverse pas la table. Ce qui est une bonne chose, tant le constructeur a toujours su combiner praticité et spécificités maison. Sorte d’ADN esthétique, les larges boutons de volumes sur la façade sont bien évidemment toujours de la partie. De même, la partie supérieure accueille toujours le reste des commandes. 

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À savoir un bouton d’allumage-extinction, un pour l’appareillage Bluetooth, un pour le mode sonore Plein Air et un dernier pour la navigation. Ce dernier abrite également le célèbre Magic Button de la marque. Grâce à un appui prolongé, il devient possible de lancer une playlist ou un album préalablement choisi depuis Amazon ou Apple Music. 

Sans pour autant être dépassée, l’Everboom ne fait pas preuve d’un grand modernisme au niveau de sa connectivité. Le Bluetooth ne semble pas supporter de connexion multipoint, aucune interface audio n’est possible via le port USB-C, les assistants vocaux sont aux abonnés absents et il est impossible de se servir de l’enceinte comme charge réversible pour un smartphone en rade. De même, point d’appairage rapide Google Fast Pair, il faudra ici se contenter du NFC. Vu son format et son prix, ces manquements sont bien regrettables.

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De plus, contrairement à JBL qui a passé le pas du Bluetooth LE Audio, afin d’avoir notamment accès à la technologie Auracast, Ultimate Ears mise toujours sur sa solution PartyUp. Pour rappel, cette dernière rend possible un jumelage en stéréo avec une seconde enceinte Everboom tout en permettant d’associer en mono plusieurs autres enceintes de la marque. Même des modèles précédents. Certes, cette fonctionnalité est appréciée et appréciable, de plus elle fonctionne plutôt bien. Or, elle reste propriétaire, là où Auracast aurait permis d’étendre à moyen terme les possibilités de jumelage.

©L'Éclaireur

Bien que spartiate, l’application dédiée a le mérite d’exister. Elle propose notamment un égaliseur cinq bandes, des profils prédéfinis d’écoute, la possibilité de désactiver les indications sonores et l’amusant mode Mégaphone. Le principe étant simple, votre smartphone se transforme en micro afin de relayer vos propos avec puissance depuis l’enceinte. 

Qualité audio

Pour évaluer plus précisément la réponse en fréquence et la puissance sonore de l’Everboom, un test complet du Labo Fnac est en cours. Cependant, après une dizaine de jours d’utilisation, voici nos premières impressions à ce sujet. 

Tout d’abord, il est utile de rappeler qu’Ultimate Ears ne conçoit pas l’architecture sonore de ses enceintes comme les autres constructeurs. Par exemple, sur cette Everboom, les deux haut-parleurs large-bande, ainsi que deux radiateurs passifs, sont positionnés sur les flancs. Ce choix a une incidence sur la directivité de l’enceinte en fonction de la position de l’auditeur.

©L'Éclaireur

En extérieur, si l’on se place sur un côté, l’enceinte propose une stéréo large et une certaine cohérence tonale. Bien que le son ne soit pas omnidirectionnel, le comportement dynamique de l’enceinte est plaisant. Les basses restent équilibrées et ne débordent pas sur les médiums. De leur côté, les aigus sont savamment mis en avant. Ils restent percutants sans devenir scintillants, ou alors seulement à de très rares occasions.

De face, l’écoute est mécaniquement plus étriquée. Les oscillations dans le haut du spectre sont plus perceptibles et l’agencement sonore en pâtit quelque peu. Malgré ces quelques petits défauts, et à défaut d’être ultraprécis, le rendu global est plaisant et rond. Une signature qui mise avant tout sur la polyvalence pour s’adapter à de nombreux types de musiques. 

D’autant que l’Everboom semble mieux s’acclimater à la montée en volume que l’Epicboom. La distorsion n’est pas inexistante, mais elle nous a semblé beaucoup mieux gérée. Enfin, du haut de ses 91 décibels, l’enceinte nous a plutôt impressionnés par son coffre. Même dans un environnement extérieur bruyant, elle a su se faire entendre.

Autonomie

Avec une autonomie annoncée de 20 heures, Ultimate Ears voit plutôt les choses en grand. Dans les faits, durant notre prise en main, nous avons utilisé l’enceinte un peu moins de dix heures. Dès lors, elle affichait encore un vaillant 55 % de batterie. Même si l’autonomie n’est pas une science exacte, le chiffre annoncé par le constructeur suisse semble donc cohérent.

Une précision est tout de même utile : nous n’avons jamais dépassé les 40% de volume. Sur les enceintes portables, les variations de puissance, même minimes, font énormément fluctuer la batterie. Côté charge, Ultimate Ears indique qu’en trois heures son enceinte reprend totalement des forces.

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Article rédigé par
Fouad Bencheman
Fouad Bencheman
Journaliste