Test Labo

Test Labo des Sony WF-1000X : un premier essai correct, mais perfectible

17 novembre 2017
Test Labo des Sony WF-1000X : un premier essai correct, mais perfectible

Sony marque son offre audio premium de la dénomination 1000, et les WF-1000X ne cachent pas leurs origines aisées. Ils offrent en théorie une réponse en fréquence (Bluetooth) de 20 Hz à 20000 Hz, et une autonomie de 3 heures avec la réduction de bruit active. Équipés du NFC, et du Bluetooth 4.1, le produit est livré avec une boîte de charge et de rangement qui permet de les glisser facilement dans une poche de manteau ou dans un sac. Ils sont aussi fournis avec plusieurs tailles d’embouts : XS, S, M, et L.

En résumé

Note LABOFNAC

Les Sony WF-1000X sont des écouteurs intra-auriculaires autonomes qui permettent de se défaire des fils, et se montrent pratiques, notamment pour une utilisation sportive. Ils sont surtout les premiers de la marque à s’équiper d’une réduction de bruit active plutôt réussie, ainsi que de différents niveaux d’amplification des sons extérieurs moins pertinents. L’isolation passive se montre fébrile avec les graves, mais est tout à fait adroite avec les médiums et les aigus. Le principal inconvénient de ce produit tient à des déconnexions de l’oreillette droite, en partie corrigées en optant pour le mode « priorité à la connexion ». L’autonomie n’est pas formidable, mais la boîte de rechargement est bien pensée et permet de stocker de l’énergie à l’avance.

Note technique

Les plus et les moins

Les plus
  • Des qualités audio
  • Réduction de bruit plutôt efficace avec les bons embouts
  • Conception premium et confort
Les moins
  • Beaucoup de déconnexions sur l'oreillette droite
  • Une application qui mérite d'être améliorée
  • Ambient Sound moins efficace que sur les casques

Détail des sous notes

Réponse en fréquences
La note de réponse en fréquence permet de savoir si le système audio est capable de retranscrire l’ensemble des fréquences de manières fidèles sans suraccentuation ni sous-accentuation
Distorsion
Plus la note de distorsion est élevée et moins il y a de défaut, parasites ou décalage dans le signal sonore émis.
Sensibilité
Plus un casque est sensible et plus il aura un potentiel de puissance important.
Isolation
Cette note indique la capacité d'isolation du casque (elle intègre son isolation active et passive) C’est-à-dire, est-ce que lorsque j'utilise ce casque, je suis gêné par les bruits ambiants ?
Perturbation
Plus la note est haute et moins votre musique dérangera vos voisins ou personnes proches de vous

Notre test détaillé

L’ergonomie et le design

Dévoilés lors du salon de l’IFA 2017, les écouteurs WF-1000X de Sony sont des écouteurs Bluetooth qui permettent de profiter de la musique sans s’encombrer de fils, donc. Et évidemment, difficile de ne pas les comparer avec les IconX de Samsung, bien que ces derniers soient plus orientés sur la pratique sportive. À ce titre, ils possèdent par exemple un cardiofréquencemètre intégré, ce que n’a pas le produit de Sony.

sony wf1000x

Dans les deux cas toutefois, l’expérience se veut premium. Les écouteurs sont des produits haut de gamme pour chacun des constructeurs, et on doit bien dire que le design des 1000X est plutôt plaisant. Ils sont cependant plus gros que les IconX, et un peu plus tape-à-l’œil. Une fois dans vos oreilles, ils attireront regards et curiosité. Comme les oreillettes Bluetooth lorsque les jeunes cadres dynamiques pensaient que c’était tendance.

sony wf1000x

Pourtant, Sony a fait son possible pour contenir la taille du produit. Ainsi, il a réussi à courber son antenne Bluetooth à l’intérieur de chaque écouteur. Une antenne visible puisqu’elle est figée dans du plastique transparent. Malgré cet effort, la connexion Bluetooth nous est apparue parfois instable, et il convient d’ailleurs de ne pas trop éloigner la source musicale des oreillettes au risque d’être coupé du son. Mais en règle générale, les écouteurs seront appairés à un smartphone, lui-même fourré dans une poche de pantalon, ce qui devrait réduire les risques. Au besoin, une astuce permet d’obtenir une connexion plus stable au détriment de la qualité sonore la plus aboutie, et nous la détaillerons dans la partie Application et fonctionnalités. Notons tout de même que de nombreux utilisateurs se plaignent d’un écouteur droit particulièrement capricieux.

sony wf1000x

Sony fournit un packaging plutôt complet avec son produit puisqu’il existe de nombreuses tailles d’embouts, dont une à mémoire de forme. Veillez d’ailleurs a bien choisir la taille de ceux-ci afin de profiter au mieux de l’isolation passive, de la réduction de bruit, et de la qualité audio. Destiné en partie à la pratique sportive, le produit tiendra d’autant mieux à vos oreilles si vous optez pour des embouts larges. Puisqu’ils sont assez imposants, les écouteurs ont tendance à quitter doucement nos oreilles au fil de la pratique sportive, obligeant à les réajuster au bout de quelques minutes. Soyez vigilants, donc.

sony wf1000x

Autre spécificité dans l’utilisation cette fois : les écouteurs se rangent dans une petite boîte. Celle-ci fait socle de recharge puisqu’elle contient une batterie permettant de transférer l’énergie aux écouteurs. Elle permet aussi de déclencher l’appairage Bluetooth lorsqu’on retire les écouteurs. Le système semble parfois assez aléatoire, et il faut s’y reprendre à plusieurs fois pour s’assurer de la bonne connexion. Quand ils sont connectés, les écouteurs communiquent avec nous par le biais d’une voix féminine qui nous indique le taux de charge restant : low, medium, high.

Ne craignez pas de faire profiter vos voisins de votre musique lorsque vous portez les WF-1000X. Les mesures de perturbation que nous avons effectuées sont très bonnes, avec seulement 22,7 dB mesurés au plus haut, à 2 kHz, pour un bruit de référence de 78,9 dB. Autant dire que c’est anecdotique.

Bande passante perturbation

Application et fonctionnalités

Parlons un peu plus de l’application qui sert à user au mieux des écouteurs. Elle se nomme Headphones et est proposée au téléchargement lorsqu’on connecte les écouteurs à notre smartphone. La reconnaissance des écouteurs est rapide et l’appairage également.

L’application propose de nombreux réglages, à commencer par le contrôle adaptatif du son, qui consiste à se baser sur votre localisation (et vos mouvements) pour adapter le son à vos actions. Si vous êtes au bureau, ou dans les transports en commun, l’app activera donc automatiquement la réduction de bruit. Si vous courez, c’est le « son ambiant – mode normal » qui sera lancé pour vous permettre d’entendre les bruits de la rue tels que les voitures et les personnes à proximité. Il est possible de changer de mode directement depuis l’écouteur gauche, en pressant rapidement le bouton qui est situé dessus et passer au mode ambient sound qui permet théoriquement d’entre les bruits alentours. Mais si vous espérez pouvoir suivre une conversation, ce bouton ne suffira pas, alors que le casque équipé de cette même technologie fonctionne à merveille.

Ces modes d’écoute sont également disponibles en réglage manuel. Sony a récemment intégré un égaliseur à son app, permettant seulement de choisir entre des modes prédéfinis : vif, enthousiaste, calme, décontracté, chant, augmentation aigus, augmentation basses, discours, ou désactivé. Mais si quelqu’un chante, laissez donc l’égaliseur de côté.

Enfin, l’application Headphones permet de régler le mode qualité sonore, avec le choix entre la priorité à la connexion ou la priorité à l’écoute. Et avec les soucis de déconnexion des écouteurs, on aura tendance à privilégier la connexion. Notez enfin que cette application coupe le son une bonne seconde à chaque fois que vous choisissez un nouveau paramétrage.

La qualité audio

En tant que petit concentré de technologie, le produit procure-t-il une qualité audio irréprochable ? Pas tout à fait si l’on en croit nos mesures Labo. La bande passante acoustique en Bluetooth est marquée par une préaccentuation des graves jusqu’à 125 Hz, et par un pic au niveau des mediums, de 400 Hz à 1 kHz environ. Les suraigus sont tenus jusqu’à 4 kHz, où ils s’effondrent logiquement.

Avec réduction de bruit, les défauts de la bande passante sont un peu plus accentués, et surtout l’effondrement rapide de notre courbe dans les suraigus. De même que la préaccentuation des graves. Dans les deux cas de figure, on relève un peu de distorsion à 80, 100 et 200 Hz.

Bande passante

L’isolation (passive)

En matière d’isolation passive, les écouteurs se montrent efficaces dans les mediums et les aigus, mais affichent leurs limites dans les graves où les résultats sont mitigés.

Graphique de bande passante de l’isolation
Isolation fréquentielle passive et active (si un réducteur de bruit est présent)
Isolation
7.7

C’est mieux quand on active la réduction de bruit, qui permet de s’isoler complètement ou presque, à condition d’avoir opté pour la bonne taille d’embouts. Ce réducteur de bruit se montre particulièrement doué dans les aigus, mais affiche de belles performances dans les médiums et les graves. Rappelons une nouvelle fois que l’application qui fonctionne de pair avec les écouteurs permet d’ajuster cette réduction en isolant certains bruits.

Autonomie

En ce qui concerne l’autonomie, il ne faut pas s’attendre à des miracles vu le gabarit du produit et la technologie embarquée. Alors que le temps de charge total est estimé à 1h45, la batterie ne peut supporter que 3h15 d’utilisation en Bluetooth et 3h00 en utilisation Bluetooth avec réducteur de bruit activé.

Conclusion

Note LABOFNAC

Les Sony WF-1000X sont des écouteurs intra-auriculaires autonomes qui permettent de se défaire des fils, et se montrent pratiques, notamment pour une utilisation sportive. Ils sont surtout les premiers de la marque à s’équiper d’une réduction de bruit active plutôt réussie, ainsi que de différents niveaux d’amplification des sons extérieurs moins pertinents. L’isolation passive se montre fébrile avec les graves, mais est tout à fait adroite avec les médiums et les aigus. Le principal inconvénient de ce produit tient à des déconnexions de l’oreillette droite, en partie corrigées en optant pour le mode « priorité à la connexion ». L’autonomie n’est pas formidable, mais la boîte de rechargement est bien pensée et permet de stocker de l’énergie à l’avance.

Note technique

Détail des sous notes

Réponse en fréquences
Distorsion
Sensibilité
Isolation
Perturbation
Article rédigé par
Romain Challand
Romain Challand
Journaliste
Jean-Charles Frelier
Jean-Charles Frelier
Responsable des tests smartphones, casques audio et lecteurs vidéo
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