Test Labo

Test Labo du LG 65EG960V : un très beau TV OLED

23 juillet 2015
Par Sofian Nouira
Test Labo du LG 65EG960V : un très beau TV OLED

En résumé

Note LABOFNAC

LG progresse de modèle en modèle avec sa technologie OLED. L’image de ce téléviseur n’est pas encore parfaite, notamment du côté de la colorimétrie et de la courbe de gamma, que l’on attendait meilleures. Mais l’appareil livre tout de même une prestation d’ensemble très convaincante, avec des qualités qui l’emportent très nettement sur ses défauts.

Note technique

Détail des sous notes

Contraste
Le contraste d'un écran est sa capacité à afficher des images très sombres et très lumineuses. On parle de taux de contraste (le rapport d'intensité lumineuse entre le point le plus blanc et le point le plus noir).
Progressivité
Ceci est la mesure des dégradés. Chaque niveau de gris ne doit ni être trop clair, ni trop sombre.
Couleur
Nous mesurons la fidélité de la couleur. Plus la note est haute, plus les couleurs sont proches de la réalité
Directivité
Être capable de regarder l'écran quelque soit la position du spectateur (garder la même qualité d'image de face comme sur les côtés)
Uniformité
Une image de même qualité, couleur, luminance sur toute la surface de la dalle

Notre test détaillé

Seul pourvoyeur de dalle OLED dans les rayons, LG possède désormais une gamme assez fournie de téléviseurs offrant cette technologie. Nous testons ici le modèle LG 65EG960V, disposant à la fois d’une grande diagonale de 64” et d’une définition UHD.

À l’heure où les fabricants de TV se livrent une guerre sans merci sur le haut de gamme, le LG 65EG960V possède sur le papier tout ce qu’il faut pour séduire un public exigeant. Car en plus de proposer une diagonale conséquente de 65″ (165 cm), l’afficheur OLED dispose également d’une définition UHD de 3840 x 2160 pixels. On retrouve aussi une compatibilité avec la 3D passive… pour ceux que cela intéresserait encore. Le système audio promet 2 x 10W. Le tout tient dans des dimensions de 144,7 x 88,4 x 23,7 cm, pour 25,1 kg sur la balance. Enfin, nous avons mesuré la consommation à 227 W en mode standard, sans capteur de lumière activé, et 0,2 W en veille.

L’ergonomie et le design

Une fois installé dans une pièce, le téléviseur LG 65EG960V ne passe clairement pas inaperçu avec sa grande diagonale de 65″. Son design épuré composé d’un joli cadre en métal brossé aux bords fins lui permet toutefois de ne pas jurer dans la plupart des intérieurs. L’appréciation de l’aspect incurvé de la dalle restera en revanche à la discrétion de chacun.

test-labo-fnac-lg65eg960v-design

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Si l’ensemble se veut par définition assez fragile, la qualité de fabrication est bien au rendez-vous, avec notamment de solides pieds en métal. Côté ports, on note notamment la présence de 3 HDMI 2.0 (compatibles 4K à 60 Hz), deux USB 2.0 et un USB 3.0, une sortie optique ou encore un lecteur de cartes PCMCIA.
Connectiques TV LG 65EG960V
Test LG 65EG960V

L’interface

Une fois le téléviseur allumé, c’est l’interface WebOS 2.0 qui accueille l’utilisateur. Rappelons que cette interface Smart TV se base sur un système de carte assez bien pensé. Mais surtout, on apprécie tout particulièrement la réactivité de l’ensemble, avec une fluidité de tous les instants. Tant pour la navigation dans les menus que pour le chargement des applications. La télécommande gyroscopique Magic Remote permet de promener avec aisance dans lesdits menus. Certains pourront toutefois lui reprocher son dépouillement, car elle va à l’essentiel, oubliant au passage les touches de contrôle multimédia. Enfin, le lecteur vidéo s’est montré en mesure de lire tous les formats vidéo les plus populaires du moment.

Les contrastes

OLED oblige, les contrastes sont parfaits sur ce téléviseur. En effet, le noir n’est pas mesurable, car avec cette technologie, les pixels sont tout simplement éteints et n’émettent donc pas de lumière lorsqu’on leur demande d’afficher du noir. Précisons que ce n’est pas pour autant que le taux de contraste d’un OLED sera toujours supérieur à celui d’un LCD. Mais dans cette technologie a évidemment un avantage initial certain. Dans notre test de zonage (Chekerboard), l’écran réalise l’excellent score 60 588. Pour ce qui est de l’homogénéité (clouding) des contrastes, c’est là encore proche de la perfection et il n’y a aucune fuite de lumière.

Contraste
10

La progressivité

La courbe de gamma est loin d’être parfaite. Le gamma décolle en effet trop rapidement. Si on va du noir vers le blanc, c’est-à-dire du bas de la courbe vers son haut, on se retrouve avec presque le maximum de lumière dès le premier tiers. À l’image, cela va se traduire par un manque de détails dans les noirs, qui sont « bouchés ». Cela ne pose pas de problème pour les scènes sombres où le niveau de détails est excellent. En revanche, pour les scènes bien éclairées, le rendu s’avère nettement moins satisfaisant. Le téléviseur se rattrape un peu du côté de la directivité, souvent excellente sur les OLED. La courbe est ici la même, ce qui signifie que les spectateurs qui ne sont pas en face de l’écran profiteront tout de même d’une qualité d’image presque identique, sans grande déperdition.

Progressivité
5.7

La directivité

Pour mesurer la directivité, nous comparons la mesure d’abord du noir, puis du blanc, dans l’axe, à 45° à droite et à 45° à gauche. Cela permet de déterminer s’il est possible de profiter du même rendu pour l’image sans avoir à être pile en face de l’écran. Ce qui n’est pas du luxe pour un téléviseur. Évidemment, la technologie OLED n’allumant pas les pixels, la directivité du noir ne peut être que parfaite. En faisant la même chose pour le blanc, on s’aperçoit néanmoins que cela reste très bon. Avec simplement une légère dérive dans le bleu à 45°. Rien de gênant donc.

Directivité angulaire du blanc

Schéma de la directivité angulaire pour le blanc

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Schéma de la directivité angulaire pour le noir.

La colorimétrie

Pour la dérive, on mesure si le téléviseur est stable en couleurs, dans les hautes comme dans les basses lumières. Cette dérive est ici décevante avec un delta U’V’ de 0,0172. Un score en dessous de la moyenne, et pas vraiment en rapport avec le standing du produit.

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Heureusement, il est rattrapé par une richesse des couleurs assez remarquable. Comme on peut le constater sur le schéma, le triangle du gamut du téléviseur dépasse même un peu du triangle référence EBU. Les trois couleurs primaires vont assez loin dans le repère et restent équilibrées.

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Couleur
7.6
Richesse des couleurs
9.2

L’uniformité

Ici, on mesure l’uniformité de la lumière, puis de la couleur sur la surface de l’écran. Pour la luminance, c’est très bon puisqu’il n’y a quasiment pas de variation de lumière. La valeur maximale est de 116 cd/m2, tandis que le point le plus faible est de 98 cd/m2 en haut à droite. Soit un écart totalement négligeable. En revanche, du côté de la chrominance, il y a une dérive avec un delta U’V’ de 0,012. Il s’agit d’une dérive perceptible à l’œil nu, surtout en bas à gauche de l’écran, où il n’y a pas le même blanc qu’au milieu.

test-labo-fnac-lg65eg960v-uniformite-blanc

Conclusion

Note LABOFNAC

LG progresse de modèle en modèle avec sa technologie OLED. L’image de ce téléviseur n’est pas encore parfaite, notamment du côté de la colorimétrie et de la courbe de gamma, que l’on attendait meilleures. Mais l’appareil livre tout de même une prestation d’ensemble très convaincante, avec des qualités qui l’emportent très nettement sur ses défauts.

Note technique

Détail des sous notes

Contraste
Progressivité
Couleur
Directivité
Uniformité
Article rédigé par
Sofian Nouira
Sofian Nouira
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