Décryptage

Le Prix Goncourt : histoire, fonctionnement et anecdotes du plus prestigieux prix littéraire

01 septembre 2026

Par Nathalie Cordier

Illustration

Une phrase suffit chaque automne à faire vendre des centaines de milliers de livres : « le prix Goncourt est attribué à… ». Depuis 1903, ce verdict rendu autour d’une table du restaurant Drouant façonne la rentrée littéraire française. Origines, coulisses, scandales et anecdotes : voici tout ce qu’il faut savoir sur le prix littéraire le plus commenté du pays.

Introduction

En bref : le Prix Goncourt en un coup d’oeil 

  En détail
Création En 1903, à l’initiative de l’Académie Goncourt 
Fondateurs Edmond et Jules de Goncourt, via le testament d’Edmond (1896)
Organisateur L’Académie Goncourt, dix memebres (« Les Dix »)
Dotation 10 euros symboliques 
Lieu de remise Restaurant Drouant, Paris (salon Goncourt, couvert n°6)
Période de remise Début novembre, à l’ouverture de la rentrée littéraire
Premier lauréat John-Antoine Nau pour Force ennemies en 1903
Édition 2025 123e prix Goncourt
Dernier lauréat Laurent Mauvignier pour La Maison vide (Éditions de Minuit)
Les femmes lauréates 13 sur 123 prix décernés (10,5%)
Les prix « cousins » Renaudot, Femina, Médicis, Goncourt des lycéens, Goncourt du premier roman, Goncourt des détenus

Qu’est-ce que le prix Goncourt ? 

Le prix Goncourt récompense chaque année, en langue française, ce que ses dix jurés jugent être l’œuvre d’imagination en prose la plus marquante de l’année. Il n’est réservé ni aux auteurs français ni à un genre unique : romans, récits, voire textes à la frontière du documentaire ont déjà figuré dans ses sélections. Ce qui distingue le Goncourt de tous les autres prix littéraires français, ce n’est pas sa dotation — dérisoire — mais son pouvoir de prescription : être « le Goncourt » transforme presque mécaniquement un livre en phénomène de librairie, avec des tirages qui se comptent parfois en centaines de milliers d’exemplaires supplémentaires.

Une histoire née d’un testament 

Le prix doit son nom aux frères Edmond de Goncourt et Jules de Goncourt, écrivains et chroniqueurs de la vie littéraire et artistique du XIXᵉ siècle, connus pour leur Journal au vitriol sur leurs contemporains. À la mort de Jules en 1870, Edmond continue seul leur œuvre commune. Sans descendance, il consacre son testament, rédigé en 1896, à la création d’une académie de dix membres chargée de distinguer chaque année un talent littéraire prometteur, une manière de perpétuer, après sa mort, le rôle de découvreurs que les deux frères s’étaient donné de leur vivant.

L’Académie Goncourt voit officiellement le jour en 1900. Il faudra attendre encore trois ans avant que le tout premier prix ne soit décerné.

Qui était le premier lauréat du prix Goncourt ? 

Le tout premier prix Goncourt est proclamé le 21 décembre 1903. Il récompense un auteur aujourd’hui largement oublié du grand public : John-Antoine Nau, pour son roman Force ennemie, une œuvre teintée de fantastique qui met en scène un homme interné en hôpital psychiatrique et persuadé d’être habité par un esprit extraterrestre. Un choix qui a de quoi surprendre pour un prix devenu, plus d’un siècle après, la référence absolue du roman réaliste et sociétal français.

Cette première édition est restée célèbre pour une autre raison, nettement plus polémique : la favorite des critiques et du public cette année-là était une femme, Myriam Harry, pour La Conquête de Jérusalem. Son éviction au profit d’un auteur masculin a été perçue comme une injustice caractérisée. En réaction, vingt-deux femmes de lettres se réunissent autour de la poétesse Anna de Noailles pour créer, dès 1904, un prix concurrent entièrement décerné par un jury de femmes : le prix Vie Heureuse, qui deviendra en 1922 le prix Femina. Sa première lauréate ? Myriam Harry elle-même, consacrée l’année suivant son éviction du Goncourt. Le Femina restera, plus d’un siècle durant, l’un des grands rivaux du Goncourt à chaque rentrée littéraire et l’un des rares nés directement d’une contestation de genre.

Comment fonctionne le prix aujourd’hui ?

Le jury, surnommé « les Dix », se réunit chaque mois autour d’un déjeuner au restaurant Drouant, dans le 2ᵉ arrondissement de Paris, une tradition qui remonte au tout début du XXᵉ siècle. Un siège y est même resté célèbre : le « couvert n°6 », longtemps associé à un académicien précis, est devenu un objet de curiosité pour les visiteurs du lieu.

Bon à savoir : qui sont les écrivains qui ont occupé le « couvert numéro 6 » ?

Pierre Assouline (depuis mai 2024)

Tahar Ben Jelloun (2008 – 2024, devenu membre honoraire)

François Nourissier (1977 – 2008)

Jean Giono (1954 – 1970)

Léo Larguier (1935 – 1950)

Georges Courteline (1926 – 1929)

Le processus de sélection s’étale sur environ deux mois :

  • une première liste, large, est annoncée début septembre 
  • une deuxième sélection, resserrée, début octobre 
  • une troisième liste, réduite à quelques finalistes, fin octobre 
  • le vote final a lieu début novembre, souvent dès le premier tour de scrutin

Autre particularité qui surprend toujours le grand public : la dotation du prix Goncourt s’élève à… 10 euros symboliques. Un montant volontairement dérisoire, hérité des 5 francs originels, censé rappeler que la valeur du prix ne réside pas dans l’argent mais dans la reconnaissance et les ventes qu’il engendre pour l’auteur et son éditeur.

Depuis 2008, l’Académie a également renforcé ses règles de transparence : la qualité de juré est devenue incompatible avec une fonction rémunérée dans une maison d’édition, une évolution destinée à répondre aux critiques récurrentes sur les liens entre jurés et grands groupes éditoriaux.

Bon à savoir : qui sont les 10 jurés du Prix Goncourt ?

Didier Decoin (président)

• Pierre Assouline

• Tahar Ben Jelloun

Pascal Bruckner

Françoise Chandernagor

Philippe Claudel

• Paule Constant

Camille Laurens

Patrick Rambaud

Éric-Emmanuel Schmitt

Combien de femmes ont reçu le prix Goncourt ? 

C’est l’une des statistiques les plus souvent citées et les plus commentées au sujet du prix : depuis sa création en 1903, seules 13 femmes ont reçu le prix Goncourt sur 123 éditions, soit un peu plus de 10 % des lauréats.

Il aura fallu attendre 1944, plus de quarante ans après la création du prix, pour voir une première femme couronnée : Elsa Triolet, pour Le Premier accroc coûte deux cents francs. Voici les 13 lauréates qui ont marqué l’histoire du prix :

Cette sous-représentation a longtemps été documentée et critiquée dans la presse et par des chercheuses en littérature, qui y voient le reflet d’un monde éditorial et critique longtemps dominé par les hommes — un déséquilibre que l’existence même du prix Femina, né en réaction à l’éviction de Myriam Harry en 1903, illustre depuis l’origine.

Anecdotes et scandales qui ont marqué le Goncourt 

Proust contre les récits de guerre (1919)

En 1919, le jury choisit À l’ombre des jeunes filles en fleurs, le deuxième tome d’À la recherche du temps perdu, de Marcel Proust plutôt que Les Croix de bois de Roland Dorgelès, un roman inspiré des tranchées de la Première Guerre mondiale. Dans une France encore marquée par le conflit, le choix d’un roman mondain plutôt que d’un témoignage de poilu déclenche une polémique retentissante dans la presse.

Un prix refusé au nom de la littérature (1951) 

Tous les lauréats ne se plient pas volontiers au jeu médiatique du prix. En 1951, Julien Gracq refuse le Goncourt qui vient de lui être attribué pour Le Rivage des Syrtes, prolongeant ainsi la charge qu’il venait de publier contre le monde littéraire et ses prix, La littérature à l’estomac. Un geste resté rare et célèbre.

Le seul double lauréat de l’histoire

La règle est pourtant stricte : un auteur ne peut recevoir le Goncourt qu’une seule fois. Romain Gary l’a pourtant obtenu deux fois. Une première fois en 1956 sous son nom pour Les Racines du ciel, puis une seconde fois en 1975 sous le pseudonyme d’Émile Ajar pour La Vie devant soi, une supercherie orchestrée avec l’aide de son petit-cousin Paul Pavlowitch, qui jouait le rôle d’Ajar face à la presse. Le pot aux roses ne sera révélé qu’après la mort de l’écrivain, en 1980. Il reste, à ce jour, le seul auteur à avoir déjoué la règle.

Duras, phénomène de librairie (1984)

Le Goncourt attribué à Marguerite Duras en 1984 pour L’Amant illustre la puissance commerciale du prix : le roman, déjà remarqué, devient un best-seller international vendu à plusieurs millions d’exemplaires, bien au-delà du lectorat habituel de l’autrice.

Un prix, deux annonces le même jour 

Depuis 1926, le prix Renaudot est traditionnellement annoncé le même jour et dans le même lieu que le Goncourt, quelques instants après lui. Né presque par hasard, de journalistes qui patientaient chez Drouant en attendant le verdict de l’Académie Goncourt et décidèrent de créer leur propre prix pour les auteurs qu’ils regrettaient de voir écartés, le Renaudot est resté depuis le compagnon de route — et parfois le contrepoint — du Goncourt.

Un prix reporté pour sauver les librairies (2020) 

En pleine pandémie de Covid-19, l’Académie Goncourt prend une décision inédite : le 29 octobre 2020, jour de l’annonce d’un deuxième confinement en France, elle annonce le report du prix, initialement prévu le 10 novembre. Sa déléguée générale, Françoise Rossinot, est formelle : il est inconcevable de proclamer un lauréat alors que les librairies, contraintes de fermer, ne peuvent pas profiter de l’effet d’entraînement du prix sur les ventes. Le Goncourt n’est finalement remis que le 30 novembre 2020, avec vingt jours de retard, à Hervé Le Tellier pour L’Anomalie — une cérémonie inédite, organisée à distance. Porté par cet « effet Goncourt » démultiplié par le contexte, le roman s’écoulera à plusieurs centaines de milliers d’exemplaires, devenant l’un des plus grands succès commerciaux de l’histoire du prix.

Pourquoi le prix Goncourt fait-il vendre autant de livres ? 

Le phénomène est presque unique dans le monde de l’édition : dès l’annonce du lauréat, les imprimeurs relancent en urgence les rotatives, les librairies reçoivent des réassorts par dizaines de milliers d’exemplaires, et le roman couronné se hisse en tête des ventes pour plusieurs semaines, souvent plusieurs mois. On parle couramment de « l’effet Goncourt » pour décrire ce mécanisme, qui dépasse largement les autres prix littéraires français.

Plusieurs raisons expliquent cette singularité :

  • l’ancienneté et la notoriété du prix, qui en ont fait un repère quasi automatique pour les lecteurs occasionnels en quête d’un « bon livre » à offrir ou à lire, notamment à l’approche des fêtes de fin d’année : une idée cadeau facile somme toute ! 
  • une couverture médiatique sans équivalent le jour de l’annonce, avec une remise filmée en direct et commentée sur les chaînes d’information 
  • le resserrement progressif des sélections, qui concentre l’attention du public sur un nombre très réduit de titres à l’approche du verdict final 
  • l’appui des grandes enseignes et des librairies indépendantes, qui mettent systématiquement en avant le lauréat en tête de gondole ou en vitrine dès l’annonce

Certains lauréats deviennent ainsi des cas d’école : L’Amant de Marguerite Duras (1984) et L’Anomalie d’Hervé Le Tellier (2020) comptent parmi les Goncourt les plus vendus de l’histoire, avec plusieurs centaines de milliers, voire plusieurs millions d’exemplaires écoulés.

Les lauréats qui ont marqué l’histoire littéraire 

Parmi les très nombreux écrivains couronnés depuis 1903, quelques noms ont particulièrement pesé sur la littérature française : André Malraux pour La Condition humaine (1933), Simone de Beauvoir pour Les Mandarins (1954), Marguerite Duras pour L’Amant (1984), ou plus récemment Jean-Baptiste Andrea pour Veiller sur elle (Lauréat du Prix du roman Fnac 2023, plus de 700 000 exemplaires vendus) et Kamel Daoud pour Houris (2024).

En 2025, à l’occasion de la 123ᵉ édition, le prix est attribué dès le premier tour de scrutin à Laurent Mauvignier pour La Maison vide (Éditions de Minuit), une fresque familiale sur quatre générations, par six voix contre quatre pour Le Bel Obscur de Caroline Lamarche. Cette édition 2025 restera aussi marquée par un geste symbolique : les dix académiciens ont porté un badge « Je suis Boualem Sansal » lors de la remise du prix, en soutien à l’écrivain franco-algérien alors emprisonné en Algérie.

À la découverte du Goncourt des détenus

Moins connue du grand public que le Goncourt des lycéens, cette déclinaison du prix est pourtant l’une des plus singulières de toute la « famille Goncourt ». Créé en 2022, dans le prolongement du protocole Justice/Culture signé en mars de la même année — lui-même héritier du protocole Badinter-Lang de 1986, qui avait le premier affirmé que la vie culturelle a sa place en détention — le Goncourt des détenus permet à des personnes incarcérées de lire et de désigner leur propre lauréat, sur le modèle du Goncourt des lycéens.

Le dispositif est porté conjointement par le Centre national du livre (CNL), le ministère de la Justice et l’Académie Goncourt, qui lui accorde son haut patronage. Concrètement :

  • une quinzaine de romans, issus de la première sélection officielle du prix Goncourt annoncée début septembre, sont proposés à la lecture 
  • une trentaine d’établissements pénitentiaires participent chaque année, mobilisant plusieurs centaines de détenus lecteurs (près de 600 pour l’édition 2025)
  • chaque établissement désigne, via un détenu délégué, les trois livres qu’il souhaite défendre 
  • des rencontres sont organisées entre détenus-jurés, académiciens et auteurs en lice, en visioconférence ou en personne 
  • une délibération nationale, réunissant des délégués de chaque région pénitentiaire, tranche à huis clos pour désigner le lauréat, quelques jours après le Goncourt officiel

Sa préférée de Sarah Jollien-Fardel, le premier roman à recevoir le Goncourt des détenus, en 2022, a été suivi par Mokhtar Amoudi en 2023 pour Les Conditions idéales, puis, pour l’édition 2025, par Paul Gasnier pour son roman La Collision. Un documentaire diffusé en 2025, à la veille de la remise du Goncourt officiel, a d’ailleurs suivi plusieurs de ces détenus devenus jurés le temps d’une saison de lecture.

Au-delà de sa portée symbolique, ce prix s’inscrit dans une politique plus large de réinsertion par la culture : il vise à développer le goût de la lecture, l’esprit critique et la prise de parole en public chez des personnes souvent très éloignées, avant cette expérience, de la pratique littéraire. Pour beaucoup de détenus-jurés, l’expérience dépasse largement la seule lecture : rencontrer un auteur en visioconférence, débattre avec des codétenus d’un roman qui les a bouleversés, ou confronter son classement à celui d’un autre établissement pénitentiaire, sont autant d’occasions de reprendre pied avec le monde extérieur et de retrouver, le temps d’une saison, une forme de citoyenneté culturelle. Le succès du dispositif, reconduit chaque année depuis 2022, a d’ailleurs conduit les pouvoirs publics à envisager son extension à un nombre croissant d’établissements.

Le Goncourt et sa famille de prix dérivés 

Le succès du prix a donné naissance à plusieurs déclinaisons portées par l’Académie Goncourt elle-même :

  • le Goncourt des lycéens, créé en 1988, où près de 2 000 élèves de lycées français votent chaque année pour leur roman préféré parmi les finalistes 
  • le Goncourt du premier roman, qui distingue un primo-romancier 
  • le Goncourt des détenus, détaillé plus haut, qui associe des personnes incarcérées au jury
  • les Choix Goncourt internationaux, où des étudiants étrangers (Pologne, Italie, Autriche, etc.) désignent leur lauréat parmi la sélection française.

Le Goncourt, un miroir de la société française 

Plus d’un siècle après sa création, le prix Goncourt reste bien plus qu’une simple distinction littéraire : il fonctionne comme un révélateur des débats qui traversent la société française à un instant donné — la place des femmes dans le monde des lettres, le rôle de la littérature en prison, le rapport entre culture et engagement politique, ou encore la résistance du livre face aux bouleversements économiques et sanitaires. C’est sans doute ce qui explique sa longévité : le Goncourt ne se contente pas de couronner un roman, il raconte, année après année, une part de l’époque qui l’a vu naître.

FAQ Questions fréquentes sur le prix Goncourt

Combien rapporte réellement le prix Goncourt à un auteur ? La dotation officielle n’est que de 10 euros symboliques. Le vrai gain se situe dans les ventes : un roman couronné peut voir ses tirages multipliés par dix, vingt, voire davantage.

Qui décerne le prix Goncourt ? Un jury de dix membres, l’Académie Goncourt, fondée conformément au testament d’Edmond de Goncourt et installée depuis l’origine au restaurant Drouant, à Paris.

Qui était le premier lauréat du prix Goncourt ? John-Antoine Nau, en 1903, pour son roman Force ennemie, préféré cette année-là à la favorite du public, Myriam Harry.

Combien de femmes ont reçu le prix Goncourt ? Treize, sur cent vingt-trois éditions, soit un peu plus de 10 % des lauréats. La première fut Elsa Triolet, en 1944 ; la treizième, Brigitte Giraud, en 2022.

Quelle est la différence entre le prix Goncourt et le prix Renaudot ? Les deux prix sont annoncés le même jour, au même endroit, mais par deux académies totalement indépendantes. Le Renaudot, né en 1926, a longtemps eu la réputation de mettre en lumière des auteurs plus atypiques que ceux du Goncourt. 

Peut-on refuser le prix Goncourt ? Oui : Julien Gracq l’a fait en 1951, par cohérence avec sa critique du fonctionnement des prix littéraires. Le cas reste toutefois exceptionnel.

Qui est le seul auteur à avoir reçu deux fois le prix Goncourt ? Romain Gary, une première fois sous son nom en 1956, puis une seconde fois en 1975 sous le pseudonyme d’Émile Ajar, alors que le règlement interdit officiellement toute double distinction.

Qu’est-ce que le Goncourt des lycéens ? Une déclinaison créée en 1988, dans laquelle environ 2 000 lycéens votent parmi les finalistes du Goncourt pour élire leur propre lauréat, quelques semaines après l’annonce officielle.

Qu’est-ce que le Goncourt des détenus ? Une déclinaison créée en 2022, portée par le CNL, le ministère de la Justice et l’Académie Goncourt, qui permet à des personnes incarcérées dans une trentaine d’établissements de lire la première sélection du Goncourt et de désigner leur propre lauréat.

Qui a remporté le dernier prix Goncourt ? Laurent Mauvignier, pour La Maison vide (Éditions de Minuit), lauréat de la 123ᵉ édition en novembre 2025.

Qui a remporté le dernier Goncourt des détenus ? Paul Gasnier, pour son roman La Collision (Gallimard), désigné par les délégués nationaux des personnes détenues lors de l’édition 2025.

Le prix Goncourt a-t-il déjà été reporté ? Oui, une seule fois dans son histoire récente : en 2020, en raison du deuxième confinement lié au Covid-19, l’Académie a repoussé sa remise de vingt jours, par solidarité avec les librairies fermées. Le prix a finalement été attribué à Hervé Le Tellier pour L’Anomalie.

Quel est le Goncourt le plus vendu de l’histoire ? L’Amant de Marguerite Duras (1984) reste le plus grand succès commercial du prix, devant L’Anomalie d’Hervé Le Tellier (2020), tous deux vendus à plusieurs centaines de milliers, voire plusieurs millions d’exemplaires.

Article rédigé par

Libraire Fnac.com