Entretien

Prix Joséphine 2026 : Jowee Omicil dévoile ses inspirations, de Miles Davis à Basquiat

09 juillet 2026

Par Joséphine B.

Illustration
©Prix Joséphine

Décerné par un jury d’artistes, le Prix Joséphine s’est donné une mission claire : décloisonner les genres musicaux, faire émerger de nouveaux talents et célébrer les artistes déjà installé·es. Présidée cette année par Pomme, l’édition 2026 a retenu dix albums, jugés sur leur exigence, leur originalité et leur audace. Parmi eux, Jowee Omicil, musicien polyinstrumentiste sélectionné pour son album « sMiLes », paru en novembre 2025.

Introduction

« C’est la musique qui m’a trouvé », confie le Canadien d’origine haïtienne Jowee Omicil, finaliste du prix Joséphine 2026, qui doit sa vocation à son père, pasteur. De cette initiation tardive est né sMiLes, un opus à l’image de son auteur : multi-instrumentiste, multi-facettes. Il nous parle de ses inspirations et de ses icônes. 

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Comment définiriez-votre musique à quelqu’un qui ne vous connaît pas encore ? 

J’adore le piano, j’aime la flûte piccolo au réveil, en chantant avec les oiseaux. Je peux passer à la clarinette basse aussi, lorsque j’ai envie d’être dans une atmosphère plus solennelle. Le saxophone alto, lorsque j’ai envie d’aller plus du côté bop. Le saxophone ténor, lorsque j’ai envie d’être un peu en mode crooneur.

Pour la pop, on prend le saxophone soprano, et on s’amuse. La guitare basse, c’est l’instrument avec lequel j’aime composer. J’adore chanter, j’aime beaucoup les voix de plusieurs chanteurs, et j’aime bien ma voix. 

Alors, j’ai nommé quelques instruments sur lesquels j’aime me balader. Et qu’est-ce que je pourrais trouver à dire sur mon album sMiLes ? Ça prendrait toute la journée pour parler, pour me décrire, parce que je suis un homme à plusieurs facettes.

Quel a été le déclic pour vous lancer dans la musique ? 

Le déclic n’est pas venu de moi. En réalité, c’est la musique qui m’a trouvé. Mon papa est pasteur. Un samedi matin, il s’est levé et a dit : « Je vous emmène à l’école de musique, dans le sous-sol d’une église, et là, vous trouverez un maestro qui va vous enseigner la musique. »

A ce moment-là, j’étais vraiment découragé de la vie, parce que le samedi était mon jour de congé, le moment où je m’amusais à jouer au ping-pong, au baseball, au basketball, au hockey ou au billard. Je me voyais mal passer ce temps qui m’était très cher à faire de la musique. 

Ma vie a changé trois mois après cette première visite chez le directeur de l’école de musique, Maestro Obed Jubuisson. Je suis littéralement tombé en amour pour la musique, cette science absolue, cette thérapie qui m’a tellement donné envie de me dédier, de me concentrer à faire quelque chose de bien.

Alors, voici comment la musique m’a trouvé, grâce à mon papa. J’avais 15 ans. C’était tard – bien qu’il n’y ait pas d’âge – comparativement à mes acolytes qui, eux, avaient commencé la musique à l’âge de quatre, cinq, six ans.

Est-ce que vous avez des inspirations, que ce soit dans le domaine de la musique ou ailleurs ? 

J’ai plusieurs inspirations. La famille m’inspire beaucoup, comme mon père. Les événements de tous les jours, la curiosité, la découverte m’inspirent.

Il y aussi plusieurs artistes peintres que j’ai aimés, comme Jean-Michel Basquiat. J’ai beaucoup aimé ses œuvres et sa manière de résonner. Andy Warhol, aussi. J’aime beaucoup comment il répond aux questions.

En musique, j’apprécie particulièrement Charles Mingus, Miles Davis – formidable – et Michael Jackson, évidemment. Maintenant, ma meilleure inspiration, c’est ma plus jeune fille, qui a cinq ans.

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Article rédigé par

Rédactrice fnac.com

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