Préquelle méditerranéenne teintée de mythologie, Resonance compte parmi les sorties les plus attendues de la rentrée vidéoludique de l’année.
Introduction
Avec A Plague Tale, Asobo Studio a offert au jeu vidéo français l’une de ses licences les plus remarquées. Quatre ans après Requiem, le studio bordelais délaisse Amicia et Hugo pour éclairer le passé d’un autre visage de la saga. Le jeu sortira le 27 août sur PlayStation 5, Xbox Series X|S et PC, via Steam et l’Epic Games Store.
Que raconte ce retour dans l’univers ?
L’histoire remonte 15 ans avant Requiem et confie le premier rôle à Sophia, la contrebandière qui prêtait main-forte aux deux protagonistes. Encore jeune pillarde, elle gagne l’île du Minotaure pour découvrir ce qui la relie à la Macula, la malédiction au centre du récit. Sa quête fait dialoguer le Moyen Âge et la civilisation minoenne : les traces laissées dans l’Antiquité modifient les épreuves rencontrées plusieurs siècles plus tard.

Le jeu conserve sa progression solo, rythmée par l’exploration, les énigmes, l’escalade et l’infiltration. Équipée d’armes blanches, Sophia peut parer, esquiver et contre-attaquer lors d’affrontements. Une sphère minoenne capable de manipuler la lumière enrichit les casse-têtes. La formule se rapproche ainsi de Tomb Raider ou d’Uncharted. Le déplacement vers une Méditerranée inspirée de la Crète renouvelle l’identité visuelle de la licence.
Pourquoi fait-il partie des jeux français à surveiller ?
Asobo s’appuie sur un solide précédent : Requiem avait réuni plus de trois millions de joueurs et obtenu cinq nominations aux Game Awards 2022. Resonance cherche surtout à développer la mythologie de la Macula sans prolonger directement le récit d’Amicia et Hugo. Sa direction artistique, ses jeux de lumière et la musique d’Olivier Derivière comptent déjà parmi ses arguments les plus prometteurs.
Les premiers tests dessinent également un accueil globalement favorable : au moment de la sortie, l’opus affiche une moyenne de 83 sur 100 sur OpenCritic et de 80 sur 100 sur Metacritic. Ce score éloigne le spectre du faux pas, sans en faire un achat incontestable. L’atmosphère, les décors et les énigmes sont largement salués, mais le virage vers l’action divise. Certains apprécient son dynamisme ; d’autres pointent des combats rigides ou répétitifs et une héroïne moins vulnérable, donc moins émouvante.