Ce jeu d’action-aventure occulte livre une première version aussi intrigante qu’imparfaite. Encore proposé en accès anticipé, il ne possède pas de date de sortie définitive.
Introduction
Ressuscité après 15 années d’attente, 1666: Amsterdam ouvre les portes de sa cité maudite. Le jeu d’action-aventure de Patrice Désilets paraît ce 25 août sur PC, via Steam et l’Epic Games Store. Proposé à 29,99€, cet accès anticipé réunit 10 à 15 heures de contenu. Des éditions consoles suivront, sans date précise.
Dans l’Amsterdam du XVIIe siècle, Noa Brooklyn, une sorcière appelée « la Collectric »», traque les Originaux : des entités surnaturelles cachées parmi les humains. Chaque chasse commence par une enquête menée de jour et s’achève la nuit par un affrontement rituel. Noa manie la magie et son bâton, tandis qu’Aaron, un homme venu de 1999 projeté dans le corps d’un chat, se faufile dans les bâtiments.
Pourquoi ce lancement était-il si attendu ?
Imaginé chez THQ Montréal en 2011, le projet est suspendu après le rachat du studio par Ubisoft et le licenciement de Désilets en 2013. Le créateur récupère ses droits en 2016, puis relance le développement avec Panache Digital Games après Ancestors : The Humankind Odyssey.
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La ville apparaît comme la réussite de ces premières heures. ActuGaming salue « un véritable travail d’orfèvre, porté par un souci du détail impressionnant ». Jeuxvideo.com relève de son côté « une réelle ambition, une direction artistique ésotérique et une Amsterdam du XVIIe siècle qui en jettent un peu ».

Déployé en 1666, en 1999 et à l’époque contemporaine, le récit reliant Noa, Aaron et sa fille Clio intrigue. Gameblog estime que « l’histoire et ses multiples temporalités pourraient bien être l’un des plus grands atouts du jeu ». Les pouvoirs obtenus aléatoirement, puis perdus en cas de mort, ajoutent une composante roguelite susceptible de renouveler les parties.
Où la magie se dissipe-t-elle ?
Ces promesses restent fragilisées par une version rugueuse. Gameblog juge les combats « extrêmement classiques dans leur approche », avec peu de combos et des problèmes de caméra. ActuGaming observe qu’ils « manquent pour le moment de profondeur et de dynamisme ». Les déplacements d’Aaron paraissent parfois peu fluides, tandis que certaines actions reviennent déjà régulièrement.

La narration divise également. Si son mystère séduit, Gamekult regrette « des phases narratives trop bavardes et un système de combat qui n’a pas montré grand-chose ». La possible répétitivité des traques, l’intelligence artificielle des personnages et plusieurs bugs alimentent aussi les réserves.