Microsoft aurait augmenté les tarifs de ses licences Windows, ajoutant une nouvelle couche de pression sur un marché déjà fragilisé par les pénuries de composants.
Introduction
Alors que la chaîne d’approvisionnement de mémoire vive et de stockage est déjà sous tension, Microsoft aurait décidé de réviser ses tarifs de licences Windows proposées aux constructeurs de PC portables (Asus, Acer, MSI, Dell…). Cette décision intervient dans un contexte de pénuries de composants liées à l’essor de l’IA, qui pourrait bien avoir un impact direct sur le prix d’achat de vos futures machines.
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Une hausse de licence couplée à une crise matériielle
Le média taïwanais United Daily News, proche des chaînes d’approvisionnement de la tech mondiale, rapporte que depuis le mois dernier, la firme de Redmond aurait procédé à une augmentation des frais de licence pour les systèmes Windows OEM, atteignant une hausse de 7 à 10 % selon les configurations. Cette hausse est proportionnelle au processeur embarqué : plus la configuration est haut de gamme (comme un Core i7), plus le coût de la licence Windows serait élevé. Pour les fabricants de PC, cette augmentation est un coup supplémentaire dans un marché déjà asphyxié par la flambée des prix des composants matériels indispensables à la production.
Une décision qui arrive au pire moment pour les constructeurs, qui doivent déjà absorber des coûts élevés pour la mémoire RAM, les SSD et les processeurs. En conséquence, les prix de vente pour les consommateurs et consommatrices finaux devraient augmenter d’environ 5 % dès ce troisième trimestre. Cette pression sur les marges des constructeurs est telle que des acteurs majeurs comme Asus et Acer ont déjà annoncé des hausses de prix à plusieurs chiffres sur leurs composants, avec une hausse moyenne de 30 % pour les produits Asus depuis le dernier trimestre, souligne WCCFTech.
Pour les analystes, cette dynamique de prix, combinée à une baisse des livraisons mondiales de PC (estimée à -4 % au deuxième trimestre 2026), pourrait entraîner une chute de la demande de plus de 10 % pour le reste de l’année si la trajectoire des prix continue de s’emballer.
Perspectives et alternatives pour les utilisateurs
Face à cette inflation, le marché des PC semble entrer dans une phase de ralentissement où la demande pourrait s’effriter si les tarifs restent hors de contrôle. Les fabricants se retrouvent pris en étau : ils ne peuvent pas facilement vendre des PC sans système d’exploitation, car cette option reste destinée à une niche très spécifique, ce qui les rend dépendants du monopole de Microsoft.
Cette situation conduit de nombreux utilisateurs à réévaluer leurs options. Pour ceux qui cherchent à échapper aux problèmes de stabilité de Windows 11 ou aux fonctionnalités imposées comme Copilot, les alternatives se multiplient. Le marché observe un intérêt croissant pour des solutions de remplacement (seconde main, reconditionné, systèmes d’exploitation alternatifs), bien que le coût du hardware reste le premier frein à la migration vers de nouveaux systèmes.
Ce n’est là que le dernier épisode d’une série d’augmentations de prix qui a déjà essaimé tout au long de l’année 2026. Les marchés des consoles de jeu, des smartphones, des ordinateurs et d’autres encore sont particulièrement concernés par ces envolées tarifaires. Pour rester dans le domaine de l’informatique, Apple a lui aussi annoncé un réajustement de ses tarifs il y a plusieurs semaines. De plus, les experts s’attendent à une nouvelle génération d’iPhone qui pourrait atteindre des prix encore jamais vus. Réponse le mois prochain.