Plus doux que spectaculaire, ce jeu mise sur l’observation, l’expérimentation et la curiosité plutôt que sur le défi pur. Très bien accueilli par la presse, le jeu séduit par sa direction artistique et son concept de livre vivant.
Introduction
Petit dinosaure, grand livre. Avec Yoshi and the Mysterious Book, Nintendo confie à sa mascotte verte l’une des aventures familiales les plus attendues de la Switch 2. Le jeu sort ce jeudi 21 mai exclusivement sur la nouvelle console.
Tout commence avec Mystérius, un livre vivant tombé sur l’île des Yoshi après les maladresses de Bowser Jr. et Kamek. L’ouvrage a perdu le contenu de ses pages et demande au petit dinosaure d’enquêter sur les créatures qui peuplent ses chapitres. Chaque environnement devient alors une sorte d’encyclopédie animée, où il faut observer, avaler, nourrir, porter ou bousculer les créatures pour comprendre leurs réactions.
Qu’en pensent les critiques ?
Dans l’ensemble, la presse accueille très favorablement ce nouveau Yoshi, salué pour sa douceur, son intelligence et sa direction artistique. Les Numériques (9/10) parle ainsi d’un « grand Jeu, avec un J majuscule », tandis que Gameblog (9/10) y voit « un conte pour enfants que l’on prendra forcément plaisir à découvrir ». Le Journal du Geek (8,5/10) souligne de son côté « un titre ambitieux, généreux et visuellement très réussi ».

Jeuxvideo.com (15/20) reconnaît un jeu « créatif, stimulant et accessible à tous à la signature inimitable de Nintendo ». Nintendo Town (7,7/10) décrit « une expérience calme et posée, avec un gameplay orienté sur le questionnement et la découverte ». Numerama (8/10) estime enfin que le jeu est « beaucoup plus dépaysant et fascinant qu’[il] n’en avait initialement l’air ».
Pourquoi son gameplay intrigue-t-il autant ?
La grande idée du jeu repose sur l’expérimentation : Yoshi ne traverse pas seulement des niveaux, il teste des hypothèses. Que se passe-t-il si une créature mange une pomme ? Si elle tombe dans l’eau ? Si Yoshi la porte sur son dos ? Gameblog y voit « un puzzle game où un enfant de 5 ans débloque de lui-même, de par ses essais et ses ratés ». Le jeu « renoue même intrinsèquement avec la notion de jouet », note Les Numériques.

Sur la forme, le constat est aussi unanime. La direction artistique prolonge l’héritage de Yoshi’s Woolly World et Yoshi’s Crafted World, mais abandonne la laine et le carton pour un univers de pages et de traits crayonnés. Jeuxvideo.com compare ainsi le jeu à « ces jolis livres d’images que l’on prend plaisir à feuilleter ». Le Journal du Geek note toutefois un léger bémol en mode portable, où certains effets peuvent donner « une impression de pixelisation ».
Quelles limites reviennent dans les tests ?
La principale réserve concerne la répétition. Jeuxvideo.com regrette qu’au « fil de la lecture, la formule devien[ne] prévisible ». « La répétitivité peut s’installer sur les longues sessions ou si vous cherchez à atteindre le 100 % », juge de son côté Nintendo Town. Le Journal du Geek regrette également « quelques niveaux au gameplay brouillon » et « l’absence de mode coop ». Les Numériques mentionne aussi « de rares soucis d’ergonomie ».