Critique

Avec « A Nice Place To Be », Fakear livre un album électro intime et joyeux

04 septembre 2026

Par Christophe Augros

Illustration
©Nowadays Records

Avec ses influences multiples, la chaleur de ses compositions et sa musique fusion, Fakear s’est imposé comme un leader de la musique électronique à l’échelle planétaire, repoussant sans cesse les frontières entre les genres. « A Nice Place To Be », qui sort ce 4 septembre 2026, ne déroge pas à la règle. Critique.

Introduction

À 35 ans, Théo « Fakear » Le Vigoureux, producteur originaire de Caen et petit surdoué de l’électronique, nous revient avec 13 titres sur A Nice Place To Be, dans les bacs ce 4 septembre 2026. Déjà dix ans se sont écoulés depuis son premier album Animal. Ce nouveau projet explore des frontières : entre nostalgie et espoir, amour et colère, solitude et fête collective. Pour la première fois, Fakear consacre un disque aux émotions, aux humains.

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Un album introspectif pour mûrir

Ce nouvel opus est également une œuvre autobiographique dans laquelle l’artiste se souvient de l’ado skateur et fan de metal qu’il était, peinant à trouver sa place dans le monde. L’adulte d’aujourd’hui, lui, semble serein et épanoui parce qu’il a trouvé sa voie, comme il l’exprime dès l’introduction intitulée Blue (I’m Happy Now).  

Parmi ces nouveaux titres, un superbe morceau se positionne au-dessus de la mêlée : Waking Up Is Better With You. On y retrouve un rythme très mécanique et une belle mélodie traduisant amour et optimisme, parfait pour danser et transmettre des émotions intenses.

L’électro au service de la fête

A Nice Place To Be est un album brut, vivant et intime. De l’électro oui, mais une électro joyeuse, qui touche au corps et à l’âme. D’un point de vue personnel, l’artiste semble nous dire qu’il est bien à sa place aujourd’hui. D’un point de vue général, le message paraît clair : notre monde est un bel endroit où vivre, malgré tout ce qu’il peut avoir de négatif.

Dix ans après ses débuts, Fakear nous offre un superbe album, idéal pour faire la fête comme pour une écoute religieuse. Une œuvre remplie de nuances, preuve que l’électronique est encore l’affaire des Français. De quoi confirmer sa place de leader du genre ici et ailleurs.

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