[Rentrée littéraire 2026] Pour son retour en librairie, Véronique Ovaldé a choisi de dresser le portrait de sa mère dans un roman plein d’empathie baptisé Vivre sans bonheur et n’en point dépérir.
Introduction
Après Personne n’a peur des gens qui sourient (2019) et À nos vies imparfaites (Prix Goncourt de la nouvelle, 2024), Véronique Ovaldé est de retour en cette rentrée littéraire avec Vivre sans bonheur et n’en point dépérir. Publié aux éditions Flammarion, l’histoire suit la mère de l’autrice, dans une biographie mêlant fiction et réalité. Pour cela, elle réécrit l’histoire et dresse le portrait d’une femme aux mille vies, et dont les malheurs n’ont jamais vraiment éteint la joie.
Cette sortie, prévue le 19 août dans les librairies, signe le retour en rentrée littéraire de Véronique Ovaldé. En effet, cela faisait 10 ans que l’écrivaine — certes prolifique — n’avait pas participé à la traditionnelle saison littéraire de septembre.
Réécrire l’histoire
Considérée comme une « romancière de l’imaginaire » comme se plaît à la décrire son éditrice, Alix Penent, dans un entretien accordé au Forum de la rentrée littéraire 2026, Véronique Ovaldé se permet avec ce nouveau livre une incursion dans la réalité, avec comme point de départ un constat, celui de sa mère. « J’ai raté ma vie » lui aurait-elle confiée, amusée, donnant ici à sa fille écrivaine le point de départ de cette nouvelle histoire.
Mais au-delà de sa relation avec sa mère, Véronique Ovaldé dresse le portrait de cette héroïne au « cœur simple », pleine d’empathie et de lucidité sur sa vie. Inspiré d’une expression de Colette — le titre du livre — Vivre sans bonheur et n’en point dépérir nous embarque dans la vie de cette femme de ses deux ans — alors qu’elle a failli mourir — jusqu’à nos jours, avec des moments entrecoupés par la fiction. Un moyen pour Véronique Ovaldé de lui arracher son rôle de « victime » et de renouer avec cette femme qu’elle n’a jamais pris pour modèle quand elle était enfant ou adolescente.
Avec ce nouveau roman, attendu le 19 août chez Flammarion, Véronique Ovaldé ne signe pas une autofiction mais redonne le pouvoir sur sa vie à sa mère dans une œuvre aussi belle qu’émouvante. Un exercice d’écriture, bourré de bifurcations inventées, touchant, à découvrir durant cette nouvelle rentrée littéraire.