Attendu depuis des années, Forza Horizon 6 emmène enfin la franchise au Japon. Sa map séduit largement, même si Tokyo laisse certains médias plus réservés.
Introduction
Le fantasme japonais a longtemps accompagné Forza Horizon comme une destination que la série semblait garder pour plus tard. Ce 19 mai, ce vœu devient enfin réalité : le sixième opus arrive sur Xbox Series X|S et PC, après un accès anticipé ouvert dès le 15 mai aux acheteurs de l’édition Premium. Depuis ses débuts, Forza Horizon transforme un pays en gigantesque festival automobile. Après l’Australie, le Royaume-Uni ou le Mexique, le Japon cochait toutes les cases du fantasme communautaire. Playground Games promet ici le plus grand monde ouvert de la licence, plus de 550 voitures réelles et Tokyo City, présentée comme la plus grande zone urbaine jamais créée dans le jeu.
La promesse est-elle tenue ?
Dans l’ensemble, la presse salue ce changement d’échelle.« Des rues de Tokyo, superbes et baignées de néons, aux cols de montagne enneigés, en passant par les forêts pittoresques et les plages, le Japon réunit tout cela. Et l’équipe de Playground Games en a clairement capturé l’essence », juge Seasoned Gaming.

« Le décor a tout de même son importance. Le Japon est le nouveau cadre, et la carte s’articule autour d’une version condensée de Tokyo. La ville s’étend comme aucun centre urbain ne l’avait fait auparavant dans un jeu Forza », juge de son côté PC Gamer, qui poursuit : « Playground Games a réussi à appliquer différents niveaux de densité urbaine à son Tokyo, au point que la ville semble réelle lorsqu’on la traverse à toute vitesse ».
Pour Les Numériques, la réponse tient aussi dans la générosité de ce décor. Le média décrit « la plus grande variation de biomes de toute la franchise » et une ville « cinq fois plus vaste que le Guanajuato du précédent opus ». Playground livre « une version transcendée, condensée, fantasmée et totalement dédiée à l’amour de la tôle froissée ». Le Monde évoque de son côté d’un « road trip japonais qui en met plein la vue » et d’une carte qui pousse « l’esthétique “carte postale” à son paroxysme ».
Y a-t-il des réserves ?
L’enthousiasme n’efface pas toutes les limites. « Il ne fait aucun doute que le Tokyo de FH6 est la ville la plus riche que la série ait jamais proposée. Mais elle semble encore très loin de donner l’impression d’être vraiment habitée », pointe The Drive. Même remarque chez Kotaku, qui juge la ville « un peu désertique ».

« La ville, Tokyo, n’est pas vraiment la star de la carte à mes yeux. Elle paraît simplement trop vide, trop proche d’une version Disneyland de Tokyo ; personnellement, l’ambiance ne fonctionne pas aussi bien que dans un jeu comme Tokyo Xtreme Racer », conclut de son côté OverTake.gg.