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Test Labo du Canon EOS R5 (RF 24-105 mm) : l’hybride capable de filmer en 8K à l’essai

25 novembre 2020
Test Labo du Canon EOS R5 (RF 24-105 mm) : l'hybride capable de filmer en 8K à l'essai

En résumé

Le produit utilisé lors de ce test nous a été prêté par le fabricant. Nous le mettrons à jour ultérieurement avec les données récoltées lors d’un test réalisé à partir d’un appareil issu du stock de la Fnac.

L’été a été chargé pour Canon, qui a apporté deux nouvelles références à sa famille d’hybrides à capteur plein format, c’est-à-dire à la gamme EOS R. L’EOS R6 y a fait ses débuts (voir son test), accompagné d’un EOS R5 promettant des performances enrichies. Et pour cause : l’appareil autorise la capture vidéo en 8K, ce qui constitue sa principale spécificité. Plus que boîtier photo, l’EOS R5 se veut boîtier vidéo, et multiplie les fonctionnalités allant dans ce sens, et bien sûr ne se contente pas de stockage SD, mais propose un port CFexpress type B pour supporter d’imposants flux vidéo, en plus d’un port SD compatible UHS-II.
Relativement compact comparé à un reflex, mais un peu moins que l’EOS R6 avec ses dimensions de 138,5 × 97,5 × 88 mm pour 650 grammes (le R6 mesure 138,4 × 97,5 × 88,4 mm pour 598 g, toujours sans carte mémoire ni batterie), l’EOS R5 inclut un capteur plein format CMOS de 45 millions de pixels. Le couple processeur Digic X et autofocus Dual Pixel est aux manettes de ce boîtier, permettant d’atteindre une rafale de 12 i/s en obturation mécanique, ou de 20 i/s en obturation électronique, mais aussi d’assurer un suivi AF des yeux et du visage en photo comme en vidéo. L’appareil est par ailleurs stabilisé, jusqu’à 8 stops selon l’optique utilisée. Comparé au R6, l’EOS R5 gagne par ailleurs un écran mieux défini (2,1 millions de points sur 3,15 pouces), de même que son viseur OLED de 0,5 pouce (5,76 millions de points).
Nous avons pour notre part soumis l’EOS R5, muni d’une optique Canon RF 24-105 mm f/4 L IS USM, stabilisée elle aussi, à notre protocole de test. Nous avons relevé une résolution certes intéressante, autorisant jusqu’à 64 % de recadrage (sur un tirage de 20 x 30 cm) au 50 mm, mais en nette baisse lorsque la focale augmente. Au 85 mm, il n’est plus possible de recadrer que 22 % de l’image, par exemple. Le centrage est néanmoins excellent sur toutes les focales, mais l’homogénéité l’est moins, notamment au 70 mm et au 85 mm, où elle pèche assez nettement. Les défauts optiques concédés par le 24-150 mm de Canon se sont par ailleurs avérés globalement imperceptibles lors de nos essais. Pour finir, nous avons relevé une bonne restitution de détails à toutes les focales, le niveau s’amoindrissant à peine entre nos essais réalisés à 500 lux et ceux menés à 250 lux. Les vidéastes pourront ainsi espérer bénéficier d’une bonne qualité d’image jusqu’en 8K (autorisée à 30p et en RAW), même en conditions de basse luminosité, avec ce boîtier dont l’intérêt tient avant tout à ses nombreuses options vidéo. Avec l’optique Canon RF 24-105 mm f/4, c’est aux petites focales qu’ils obtiendront néanmoins les meilleurs résultats.

Note technique

Les plus et les moins

Les plus
  • Vidéo jusqu'en 8K (RAW)
  • Restitution des détails en faible luminosité
  • Défauts optiques globalement imperceptibles
Les moins
  • Possibilités de recadrage limitées aux longues focales
  • Homogénéité moindre aux 70 et 85 mm
Article rédigé par
Marielle Masounave
Marielle Masounave
Responsable des tests photo
Laure Renouard
Laure Renouard
Journaliste