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Les biopics pour de rire au cinéma

04 octobre 2023
Par Lucie
Les biopics pour de rire au cinéma

Depuis l’annonce de son tournage, le film Bernadette fait parler de lui : un biopic sur Bernadette Chirac, interprété par Catherine Deneuve et sous l’angle de la comédie ? Un résultat à voir sur nos écrans et l’occasion de se replonger sur d’autres biographies de personnalités illustres, réalisées avec humour et légèreté.

Ed Wood (1994)

Ed wood

Difficile de ne pas rire devant ce film qui manie autant l’absurde que le premier degré. Ed Wood, biopic en noir et blanc de Tim Burton, retrace la destinée (funeste) de celui qui était considéré comme « le plus mauvais réalisateur de tous les temps ». Johnny Depp l’incarne avec toute sa créativité et certaines de ses extravagances musclent nos zygomatiques. Il n’en reste pas moins que ce film est un portrait touchant où derrière les effets spéciaux de bouts de ficelle, se cache un artiste désavoué qui aurait voulu passer à la postérité autrement que sous le prisme du ridicule.

Arrête-moi si tu peux (2002)

Arrête-moi si tu peux

Il est des vies qui semblent tirées de la fiction, tellement elles sont incroyables. Celle de Frank Abagnale Junior en fait partie. Escroc patenté, il s’est fait passer pour un médecin, un pilote de ligne, un avocat… changeant de CV et d’identité avec une grande désinvolture. Steven Spielberg adapte avec légèreté ses aventures dans Arrête-moi si tu peux, course-poursuite feel good entre un Leonardo DiCaprio caméléon et un Tom Hanks infatigable agent du FBI. Depuis, Abagnale Junior a avoué avoir menti sur certains de ses exploits… Inarrêtable !

Jean-Philippe (2006)

Jean-phillipe

Incroyable mise en abîme que celle du film Jean-Philippe. Un fan de Johnny Hallyday se réveille après une rixe, dans un monde où la star n’existe pas. Il part à sa recherche et tombe sur un certain Jean-Philippe Smet (vrai nom de Johnny). Et forcément, celui-ci est incarné par le chanteur lui-même. Johnny joue donc Johnny mais sans être Johnny, puisqu’il n’est autre que Jean-Philippe… Et c’est Fabrice Luchini, en fan invétéré, qui va lui révéler sa propre vie de chanteur adulé et va tout faire pour la lui offrir. Un scénario fou qui fut d’ailleurs nommé aux César.

I love you Phillip Morris (2009)

I love you phillip morris

Dans la droite lignée d’Arrête-moi si tu peux, I love you Phillip Morris revient sur un autre escroc usurpateur, Steven Jay Russell. Ce dernier, policier marié et père de famille, va enchaîner les arnaques à l’assurance. En prison, il tombe amoureux d’un détenu nommé Phillip Morris. C’est à partir de là qu’il va passer des années à se déguiser pour s’évader et/ou libérer son amant. Tandis qu’il croupit toujours derrière les barreaux, cette comédie dramatique le met sur le devant de la scène sous les traits de Jim Carrey, en émoi pour Ewan McGregor.

Intouchables (2011)

Intouchable

Avec plus de 19 millions d’entrées, Intouchables du duo Olivier Nakache et Éric Toledano, est une comédie (dramatique) retraçant l’amitié improbable sur le papier entre le richissime Philippe Pozzo di Borgo, devenu tétraplégique et Abdel Yasmin Sellou, son aide à domicile. Les réalisateurs ont choisi François Cluzet et Omar Sy pour les interpréter et ils s’en donnent à cœur joie pour faire rire, mais aussi émouvoir. Un vif plaidoyer pour la tolérance et le vivre-ensemble qui donne envie de danser comme Omar Sy, sans avoir sa classe.

La Conquête (2011)

La conquête

Les grands hommes politiques français du début des années 2000 se retrouvent dans cette farce signée Xavier Durringer. La Conquête montre l’ascension à la présidence de la République par Nicolas Sarkozy, de sa nomination au ministère de l’Intérieur en 2002 à son élection cinq ans plus tard. Il est interprété par Denis Podalydès, tout en mimiques et brusques coups d’épaules, entouré de Bernard Le Coq en Jacques Chirac et Florence Pernel en Cécilia. Un pamphlet irrésistible.

Le Loup de Wall Street (2013)

Le loup de wall street

On aurait tendance à le voir sans y croire, mais Le Loup de Wall Street de Martin Scorsese est bel et bien un biopic. Celui du courtier en bourse Jordan Belfort, parti de rien et monté si haut que ses malversations ont fini par éclater au grand jour. Grandeur, chute et rédemption sont donc au programme, mais derrière le tragique et parfois le pathétique, surgissent de grands moments de comédie. Leonardo DiCaprio a rarement été aussi grave et grand-guignolesque que dans ce film où, en une fraction de seconde, il parvient à nous effrayer de sa rage subite et à nous faire rire du ridicule de la situation.

Moi, Tonya (2017)

I tonya

On pourrait en rire franchement si l’histoire vraie qui se cachait derrière n’était pas aussi tragique. Moi, Tonya retrace le gâchis monumental de la carrière de la patineuse Tonya Harding, accusée d’avoir tenté d’assassiner sa rivale Nancy Kerrigan. Mère tyrannique, mariage raté, Harding cumule les ratés et la prestation de Margot Robbie, toute en second degré, grimaces et outrances, en font un régal de comédie. Quant à Allison Janney qui interprète sa mère au comportement ogresque, elle a obtenu l’Oscar de la meilleure actrice dans un second rôle. Impossible de rester de glace devant sa prestation.

Bernadette (2023)

Bernadette

Comment Bernadette Chirac, épouse effacée de son président de mari a-t-elle pu devenir une des personnalités préférées des Français ? Le film Bernadette de Léa Domenach (dont le premier titre était La Tortue) tente d’en apporter des éléments de réponse, avec l’aide d’un casting quatre étoiles : Catherine Deneuve, choucroutée avec panache, Michel Vuillermoz en Jacques Chirac, Denis Podalydès, mais aussi Sara Giraudeau, Laurent Stocker et l’humoriste Artus. Une comédie virevoltante qui vaut son pesant de pièces jaunes.

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Article rédigé par
Lucie
Lucie
rédactrice cinéma sur Fnac.com
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