Le printemps est là et avec lui une floraison de pépites cinématographiques à glisser dans votre vidéothèque. Entre blockbusters musicaux, thrillers psychologiques et drames d’auteur, le mois d’avril 2026 s’annonce particulièrement riche pour les amateurs de support physique.
Qu’on se le dise : rien ne remplace le plaisir d’un bel objet dans sa collection. Ce mois-ci, les rayons DVD et Blu-ray accueillent des œuvres majeures qui ont marqué l’année passée au cinéma. Du grand spectacle d’Oz aux récits intimistes français, voici notre sélection des indispensables à ne pas manquer pour vos prochaines soirées home-cinéma.
Coffret Wicked & Wicked : Partie II, Jon M. Chu – 1er avril
Pour bien commencer le mois, Oz s’invite dans votre salon. Le coffret Wicked & Wicked : Partie II regroupe l’intégralité de la fresque musicale qui a réenchanté le mythe des sorcières. On y suit l’évolution de la relation complexe entre Elphaba (Cynthia Erivo) et Glinda (Ariana Grande), depuis leur rencontre à l’université jusqu’à leurs destins opposés de « méchante » et de « gentille » sorcière.
C’est le spectacle total par excellence. La mise en scène de Jon M. Chu explose de couleurs et de générosité technique. Ce coffret est l’occasion idéale de redécouvrir les performances vocales époustouflantes du duo principal et de s’immerger dans un univers visuel d’une richesse folle.
Bugonia, Yorgos Lanthimos – 8 avril
Le trublion du cinéma grec est déjà de retour. Dans Bugonia, deux jeunes hommes (Jesse Plemons et Aidan Delbis) obsédés par les théories du complot décident de kidnapper la puissante PDG d’une grande entreprise (Emma Stone). Leur certitude ? Cette femme est en réalité une extraterrestre venue sur Terre pour orchestrer la destruction de l’humanité.
Le duo Yorgos Lanthimos / Emma Stone est devenu l’un des plus passionnants du cinéma contemporain. Entre humour noir corrosif et tension paranoïaque, le film détourne les codes de la science-fiction pour livrer une satire sociale grinçante. Un ovni cinématographique qui bouscule les certitudes et confirme le génie visuel de son réalisateur.
Les Enfants vont bien, Nathan Ambrosioni – 8 avril
Après le succès de Toni, en famille, Nathan Ambrosioni revient avec Les Enfants vont bien. Le récit débute par une disparition : Suzanne (Juliette Armanet) rend visite à sa sœur Jeanne (Camille Cottin) avec ses deux enfants, avant de s’évaporer au petit matin. Jeanne se retrouve alors projetée dans une quête désespérée pour comprendre le geste insensé de sa sœur tout en prenant soin de ses neveux.
Le jeune prodige Nathan Ambrosioni confirme son talent pour filmer les liens familiaux avec une justesse bouleversante. Porté par l’interprétation habitée de Camille Cottin et la surprise Juliette Armanet, le film évite le mélo facile pour explorer la part d’ombre et de liberté qui sommeille en chaque parent. Un drame solaire et nécessaire.
Jean Valjean, Éric Besnard – 8 avril
Nouvelle adaptation du monument de Victor Hugo, Jean Valjean se concentre sur le pivot de l’œuvre : la sortie du bagne en 1815. On y suit un Jean Valjean (Grégory Gadebois) brisé, cherchant refuge auprès de Monseigneur Myriel (Bernard Campan). C’est dans cette nuit de doute et de bascule que l’ancien forçat devra choisir la voie de la rédemption ou celle de la haine.
Loin des fresques musicales ou des épopées de plusieurs heures, Éric Besnard signe ici un film plus resserré, presque théâtral, qui redonne toute sa force aux dialogues et à la psychologie des personnages. Le face-à-face entre Grégory Gadebois, massif et vulnérable, et Bernard Campan est un pur moment de grâce cinématographique.
Mektoub My Love : Canto Due, Abdellatif Kechiche – 8 avril
L’attente touche à sa fin pour les complétistes de l’œuvre d’Abdellatif Kechiche. Dans Mektoub My Love : Canto Due, on retrouve Amin (Shaïn Boumedine) à Sète. Alors qu’il rêve toujours de percer dans le cinéma, un producteur américain s’intéresse à son projet et souhaite que sa femme, Jess (Ophélie Bau), en soit la star. Mais le destin et les jeux de séduction de la jeunesse sétoise vont rebattre les cartes.
On y retrouve l’énergie brute, charnelle et parfois controversée de Kechiche. C’est une expérience sensorielle totale, une célébration de la jeunesse et de l’instant présent filmée avec une proximité rare. Pour ceux qui ont aimé le premier volet, cette suite est une pièce indispensable pour saisir la vision globale de cette fresque amoureuse.
Lumière pâle sur les collines, Kei Ishikawa – 10 avril
Adaptation du roman du Prix Nobel Kazuo Ishiguro, Lumière pâle sur les collines nous transporte entre le Japon d’après-guerre et l’Angleterre des années 80. Etsuko, hantée par le suicide de sa fille aînée, se remémore ses souvenirs à Nagasaki en 1952. Le récit explore les traumatismes enfouis et les non-dits d’une vie marquée par l’histoire.
Kei Ishikawa livre une œuvre d’une grande délicatesse visuelle, fidèle à la mélancolie poétique d’Ishiguro. C’est un film de fantômes au sens figuré, où chaque silence pèse lourd. La qualité de la photographie et la subtilité du jeu des actrices japonaises en font une sortie incontournable pour les amateurs de cinéma asiatique exigeant.
Love Me Tender, Anna Cazenave Cambet – 21 avril
Dans Love Me Tender, Clémence (Vicky Krieps) voit sa vie basculer lorsqu’elle révèle à son ex-mari sa préférence pour les femmes. La bataille juridique qui s’ensuit pour la garde de leur fils devient alors le terrain d’une lutte acharnée pour sa liberté de femme et sa légitimité de mère.
Remarqué lors des sélections pour le Prix LUX du public, ce film est un portrait de femme puissant et sans concession. Anna Cazenave Cambet filme le combat de son héroïne avec une ferveur presque punk, tout en conservant une grande tendresse pour ses personnages. Une œuvre forte sur l’émancipation qui ne laisse personne indifférent.
L’Âme Idéale, Alice Vial – 22 avril
Elsa (Magalie Lépine-Blondeau) possède un don encombrant : elle voit et parle aux morts, ce qui l’a poussée à s’isoler dans son travail de médecin. Sa rencontre avec Oscar (Jonathan Cohen), un homme charmant et drôle, change la donne… jusqu’à ce qu’elle réalise qu’Oscar est lui aussi un « habitant de l’autre côté » qui ignore sa propre condition. L’Âme Idéale joue avec les codes de la comédie romantique fantastique.
Le duo formé par Magalie Lépine-Blondeau et Jonathan Cohen fonctionne à merveille. On navigue entre éclats de rire et émotion sincère dans cette réflexion originale sur le deuil et la solitude. Alice Vial signe une comédie délicate qui prouve que le cinéma français sait aussi s’emparer du genre fantastique avec beaucoup de charme.
La Femme de ménage, Paul Feig – 24 avril
Adaptation du best-seller mondial de Freida McFadden, La Femme de ménage nous plonge dans les coulisses du manoir Winchester. Millie (Sydney Sweeney) accepte un poste de domestique chez Nina (Amanda Seyfried), une femme riche au comportement erratique. Très vite, Millie découvre que derrière le luxe apparent se cachent des secrets dangereux et que les rôles de victime et de bourreau sont bien plus flous qu’il n’y paraît.
C’est le thriller psychologique efficace par excellence. Paul Feig délaisse ici la comédie pure pour une mise en scène tendue, portée par un face-à-face électrique entre Sydney Sweeney et Amanda Seyfried. Les rebondissements s’enchaînent sans laisser de répit, faisant du long-métrage un classique des soirées frissons.
Becoming Led Zeppelin, Bernard MacMahon – 29 avril
On termine le mois en musique avec Becoming Led Zeppelin, le premier documentaire autorisé par le groupe lui-même. Bernard MacMahon retrace l’ascension fulgurante des quatre membres du groupe, de leurs débuts respectifs jusqu’à leur explosion planétaire en 1969. Le film mêle images d’archives inédites et interviews exclusives de Jimmy Page, Robert Plant et John Paul Jones.
Pour les fans de rock, c’est le Graal. La restauration des images de concerts et le travail sur le son font de ce documentaire une expérience immersive totale. C’est bien plus qu’un simple biopic : c’est une plongée dans le processus créatif de l’un des plus grands groupes de l’histoire. À regarder avec le son au maximum !