Après pas moins de sept ans d’absence, la saga « Star Wars » revient sur grand écran avec « The Mandalorian and Grogu » ce 20 mai 2026. Un blockbuster spectaculaire cette fois-ci centré sur le chasseur de primes casqué et son jeune compagnon Grogu. Nous avons rencontré le nouveau chouchou d’Hollywood, Pedro Pascal, pour discuter de son passage du petit au grand écran et de son rapport à ce personnage aussi culte qu’énigmatique.
Introduction
Le test est tout simple : glissez au détour d’une conversation que vous allez rencontrer Pedro Pascal… et observez les réactions. Femmes, hommes, enfants : l’acteur chilio-américain de 51 ans déclenche quasi immanquablement un enthousiasme universel. Depuis son apparition — et sa disparition pour le moins mémorable — dans la série Game of Thrones, il s’est imposé comme l’une des personnalités les plus aimées d’Hollywood. Grâce à son charisme solaire, son talent et des choix de carrière particulièrement futés, il est devenu, sur le tard, l’un des comédiens les plus désirables du moment.
Aujourd’hui, il mène même la charge — casque iconique vissé sur la tête — dans le très attendu The Mandalorian and Grogu, émanation de la série Disney+ conçue pour se déployer sur (très) grand écran. Une consécration pour l’acteur, qui a grandi bercé par la mythologie monumentale de Star Wars.
Dans le film de Jon Favreau (Iron Man), il n’est pas question d’offrir une simple saison 4 déguisée des aventures de « Mando ». Le long-métrage assume pleinement son ambition de blockbuster spectaculaire, entre bestiaire dantesque, esthétique rétro-futuriste et scènes d’action ultra-généreuses. Un pur divertissement pensé autant pour les fans hardcore de Star Wars que pour les nouveaux (et jeunes) venus.
Fidèle à sa réputation (oui, il est charmant), le « daddy » préféré d’Hollywood nous a parlé de cette transition entre petit et grand écran, de son attachement à son cher petit Grogu ou encore de ses combats hors écran.
As-tu abordé différemment la performance de ton personnage en passant d’une série à un long-métrage ?
Dans le long-métrage, il y a beaucoup plus de scènes de combat que je peux jouer en armure. La plupart du temps — voire toujours — cela repose sur le talent exceptionnel de Lateef Crowder ainsi que sur notre coordinateur des cascades, J.J. DeShaw.
Mais cette fois, mon casque est retiré, on me jette dans l’eau et je dois affronter moi-même les monstres marins. Donc oui, cela pousse encore plus loin mon expérience de l’action dans l’univers de The Mandalorian.
Tu collabores avec les cascadeurs Brendan Wayne et Lateef Crowder pour créer une identité physique de « Mando ». Avez-vous développé ensemble un geste ou un détail particulier pour le rendre plus expressif ?
Il existe tellement de façons différentes de raconter une histoire et d’exprimer un personnage à travers des détails subtils : une inclinaison de tête, une posture, une immobilité… Tout cela peut devenir un langage, au même titre qu’une expression du visage ou qu’un dialogue au sein d’une scène.
Je pense que les subtilités et l’immobilité sont probablement les formes de narration les plus efficaces quand on est caché sous cette armure. Et une immense partie du mérite revient à Brendan Wayne et Lateef Crowder.
Brendan Wayne est un acteur que Jon Favreau a rencontré sur Cowboys & Aliens et qu’il a fait venir dès le tout début. Il possède cette démarche incroyable et cette compréhension instinctive du genre western. Et Lateef Crowder est tout simplement l’un des cascadeurs et combattants les plus talentueux au monde. Ce qu’il est capable de faire dans ce costume, personne d’autre ne pourrait le faire.
Quant à moi, j’ai eu cette fois-ci la chance de passer énormément de temps dans l’armure, casque sur la tête.

Mando prépare son « bébé » Grogu à affronter l’avenir. Si tu pouvais lui donner un seul conseil, que serait-il ?
Mon Dieu, il y en aurait tellement. Je ne peux pas simplement lui dire : « Telle est la voie » (le mantra des Mandaloriens, sorte de code d’honneur qu’ils répètent pour affirmer leur loyauté à leurs règles et leur culture – Ndlr) Je dois avouer que je fais de plus en plus confiance à Grogu à mesure que notre relation évolue. Ce en quoi j’ai du mal à avoir confiance, en revanche, c’est ma capacité à arrêter d’être son protecteur ultime, parce qu’il trouve lui aussi des moyens de me protéger.
Je dois le laisser grandir, faire confiance à la Force qui vit en lui et accepter qu’il me survivra, avec des pouvoirs bien supérieurs aux miens.
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Dans des rôles comme The Mandalorian ou The Last of Us, tu incarnes souvent des figures protectrices. Et hors écran, tu t’engages aussi publiquement en faveur des communautés discriminées, comme on a pu le voir avec ton T-shirt « Protect the Dolls » – en soutien aux personnes trans. Penses-tu que ta visibilité implique une forme de responsabilité ?
Je pense que chaque personne a la responsabilité d’être décente, empathique et bienveillante envers les autres. D’accepter et de soutenir toutes les formes positives d’expression de soi, parce que la seule manière de vivre pleinement, c’est d’être fidèle à soi-même.
Et c’est aussi la seule façon de répandre du bien autour de soi. Donc ce n’est pas seulement ma responsabilité : c’est notre responsabilité collective, en tant qu’êtres humains, de prendre soin les uns des autres.
Si tu pouvais parler au jeune garçon qui découvrait Star Wars, que ressentirait-il en te voyant aujourd’hui intégrer cet univers cultissime ?
C’est très émouvant. Vraiment très émouvant. Parce que mes souvenirs les plus précieux d’enfance sont profondément liés au cinéma. Aller voir des films a façonné la personne que je suis devenue, pour le meilleur comme pour le pire.
Aujourd’hui, pouvoir être sur un plateau de tournage, vivre cette expérience humaine et collective qu’est la création d’un film, puis partager cela avec des spectateurs qui auront peut-être les mêmes émotions que moi enfant… C’est quelque chose de très fort, et dont je suis extrêmement reconnaissant.
J’ai envie que les gens passent un très bon moment. J’ai envie qu’ils soient inspirés et qu’ils construisent, eux aussi, ce type de souvenirs qui aident à grandir dans la vie.