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Camille Yembe, aupinard, LinLin : qui sont les dix finalistes du Prix Joséphine 2026 ?

23 juin 2026

Par Joséphine B.

Illustration
©Prix Joséphine

Ce 22 juin, le palmarès du Prix Joséphine 2026, qui distingue dix albums remarquables de l’année, a été dévoilé au prestigieux Hôtel de la Marine, place de la Concorde. Pour cette cinquième édition, l’événement reste fidèle à ses valeurs – entre exigence, audace et indépendance. Intrigué·es ? Découvrez les dix finalistes que nous avons rencontré·es pour l’occasion.

Introduction

Ils étaient 269 au départ. Aujourd’hui, dix finalistes sont encore en lice pour remporter le Prix Joséphine 2026. Présidé par Pomme, double Victoire de la musique, ce prix favorise la création, l’œuvre et la pluralité des scènes musicales. De l’electro au jazz haïtien, en passant par le rock expérimental ou la pop introspective, chaque artiste se démarque par son univers singulier, ses créations originales et/ou son engagement affirmé.

Pour les départager, deux jurys taillés sur mesure : un premier, composé de créateur·ices, d’interprètes et de réalisateur·ices – parmi lesquels André ManoukianAdèle Castillon ou Flavien Berger – et, pour la quatrième année consécutive, un second jury, constitué de passionné⸱es de musique âgé⸱es de 18 à 20 ans.

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Le jury du Prix Joséphine 2026

La grande question : qui succèdera à la star de l’hyperpop Oklouheureuse gagnante de l’édition 2025, ainsi qu’à Theodora, lauréate du Prix Joséphine 18/20 ans ?

Le palmarès de l’édition 2026 :

Une pluralité de styles au service de convictions

Cette année, place à une véritable diversité des genres : jazz haïtien, rock arabo-expérimental, musique de film – mais pas que. Avec spleen. social club, le Bordelais aupinard signe un premier album qui dose justement bossa nova, soul et electro. De son côté, la rappeuse LinLin s’impose avec Disco Inferno, taillé entre flow sombre et imaginaire cybrpunk.

Féru d’instruments, le musicien de jazz Jowee Omicil se balade de la flûte piccolo au saxophone ténor, en passant par la clarinette basse ou le piano. La chanteuse Lynn, elle, revendique des influences aussi variées que Kelis, D’Angelo ou Amy Winehouse, pour forger une pop brute et introspective qui n’appartient qu’à elle.

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Derrière ce mélange de styles, plusieurs finalistes portent une musique habitée – parfois engagée. « On essaie de réfléchir aux questions coloniales à travers notre musique. On parle de la Palestine, par exemple », assume le duo Sarāb, qui fusionne chants traditionnels d’Alep et mélodies électroniques.

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Pour son Jeune & Laide, la Belgo-Congolaise Camille Yembe puise dans une matière plus intime : « Ce que je m’étais dit à haute voix, c’est que je voulais raconter le récit de ma jeunesse qui était un peu cabossée, un peu dure. »

Chassol, compositeur, arrangeur et claviériste inclassable, poursuit quant à lui une quête intérieure : « Il y a un désir profond de servir la musique – cet endroit invisible, hyper puissant. »

« Ce que je m’étais dit à haute voix, c’est que je voulais raconter le récit de ma jeunesse qui était un peu cabossée, un peu dure. » Camille Yembe

L’audace récompensée, entre surprise et fierté

Si les éditions précédentes jouaient la carte de l’équilibre entre artistes établis et nouveaux⸱elles venu⸱es, le palmarès 2026 penche résolument du côté de l’indépendance et de la prise de risque. Pour départager chaque candidat·e, le jury s’est basé sur trois critères : exigence, originalité, audace. Et si l’enthousiasme demeure unanime chez les dix finalistes, ses raisons varient d’un·e interprète à l’autre.

23wa, dont le disque AZ navigue entre rock psychédélique japonais et expérimentations sonores, résume avec franchise ce que représente sa sélection : « Je pense que c’est une anomalie, je ne comprends pas. Moi, je viens de nulle part. » Le groupe 15 15, lui, souligne ce qui le touche dans la philosophie du prix : « Je trouve ça intéressant de juger un projet sur un album complet. Notre idée, c’est d’être ambassadeur d’un endroit – cette île de Mārara – et ça, tu ne peux le raconter que sur un album. »

L’artiste franco-brésilienne Gildaa, qui mêle à la fois musique, théâtre et performance scénique, laisse transparaître une fierté tranquille : « Je suis fan de mon album, donc je me sens légitime. . Même sentiment du côté de Lynn, qui y voit la juste reconnaissance d’un travail acharné : « J’ai l’impression que lorsqu’on travaille, on est récompensé. Je me sens au bon endroit. »

« J’ai l’impression que lorsqu’on travaille, on est récompensé. Je me sens au bon endroit. » Lynn

Alors, toujours – ou même encore davantage – intrigué·es ? Rendez-vous le 29 septembre à l’Olympia pour connaître le grand vainqueur du prix Joséphine 2026.

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Article rédigé par

Rédactrice fnac.com

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