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Les matins merveilleux : deuil & disco

29 juillet 2026

Par Lisa Muratore

Illustration
“Les matins merveilleux”, au cinéma le 29 juillet. ©Arizona Distribution

Avec Les matins merveilleux, Avril Besson dévoile un premier film aussi touchant qu’optimiste porté par un trio convaincant.

Introduction

India Hair, Raya Martigny et Éric Cantona sur des airs de disco. Voilà le trio imaginé par Avril Besson pour son nouveau film : Les matins merveilleux. Alors que sa grand-mère vient de mourir, Charlie doit retrouver Titou afin de lui remettre de vieux vinyles. Sur sa route, la jeune femme va faire la connaissance de Marina.

Présenté en Séance Spéciale au Festival de Cannes, en 2026, Les matins merveilleux signe les premiers pas d’Avril Besson sur grand écran. Après avoir dirigé India Hair et Raya Martigny dans son court-métrage Queen Size (prémices de son film présenté ce 29 juillet au cinéma), la réalisatrice passe au long et filme la réinvention d’une femme alors elle qu’elle est confrontée au passé de sa défunte mère.

La bande-annonce du film Les matins merveilleux.

Une comédie dramatique convaincante

Sur sa route, elle va notamment croiser Titou (Éric Cantona), que l’on comprend être un ancien amant de sa mère, et Marina (Rara Marigny), une femme trans libre, grâce à qui Charlie (India Hair) va pouvoir confronter sa propre féminité. Ensemble, elles forment un duo burlesque, émouvant et drôle.

Car ce qu’on retient de ce film, c’est avant tout son optimiste malgré le deuil qui l’habite. Sans jamais tomber dans la pathos et grâce à une BO disco retors, Les matins merveilleux offre une comédie dramatique charmante et tendre dans laquelle les personnages embrassent leur fragilité.

India Hair et Raya Marigny dans Les matins merveilleux.©Arizona Distribution

Une candeur désarmante se dégage du premier long-métrage d’Avril Besson grâce notamment à son trio d’acteurs dans lequel on retrouve une India Hair attachante et gauche, dans le rôle d’une jeune femme paumée. Face à elle, Raya Marigny, véritable révélation, instigue force et pudeur au film tandis qu’Éric Cantona apporte une certaine mélancolie au film.

Malgré quelques écueils, Les matins merveilleux parvient à convaincre grâce à sa chaleur unique et sincère. Là où on craignait qu’il bascule trop dans le pathos, le film retrace le coming-of-age étonnant d’une femme en quête de liberté ; désireuse de reprendre le contrôle de sa vie. En somme, un premier essai optimiste et réussi.

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