Berlin reprend du service dans un nouveau casse. Cependant, La dame à l’hermine divise la critique, partagée entre le plaisir du spectacle et des réserves sur une intrigue jugée trop chargée.
Introduction
La casa de papel n’en a pas tout à fait fini avec ses fantômes. Après Les joyaux de Paris, Netflix prolonge le parcours d’Andrés de Fonollosa, alias Berlin, dans un nouveau chapitre de la série, disponible ce 15 mai. Toujours incarné par Pedro Alonso, le braqueur revient dans une histoire située avant les événements de la Fabrique nationale de la monnaie et du timbre.
Berlin et la dame à l’hermine reprend les codes de la franchise : plan spectaculaire, équipe réunie autour d’un coup impossible, mise en scène volontairement excessive… Cette fois, l’action quitte Paris pour Séville, où Berlin retrouve Keila, Damián, Cameron, Roi et Bruce. Leur mission : voler La dame à l’hermine, chef-d’œuvre de Léonard de Vinci.
Mais le tableau agit en réalité comme un leurre. Il sert de porte d’entrée à une intrigue de vengeance, d’humiliation et de manipulation. Berlin entend retourner le piège contre celui qui a voulu l’acheter : le duc de Malaga, aristocrate richissime.
Que vaut cette nouvelle saison ?
20 Minutes assume un net enthousiasme :« action, romance et humour forment un cocktail qui, bien que l’on en connaisse la recette, possède une mécanique efficace et parfaitement huilée », exprime le média, qui ajoute : « les fans de La casa de papel ne seront pas déçus par ce nouveau spin-off hyper nerveux, riche en surprises et en scènes d’action ».

Sur l’interprétation, les retours valorisent surtout Pedro Alonso. « Il continue d’écrire Berlin de l’intérieur, moins comme personnage que comme registre », juge Martin Cid Magazine, tandis que Dexerto reconnaît que le protagoniste n’aurait « pas autant de charisme » sans son interprète.
Que reproche-t-on à la série ?
L’accueil n’est toutefois pas unanime. Le Point voit dans cette saison une proposition séduisante, mais très chargée : « des séquences de braquage divertissantes, avec supplément suspense façon Mission Impossible » côtoient « des coups de foudre, des bons sentiments et des scènes de ménage ». Verdict : « ce Berlin à la sauce sévillane ne casse pas la baraque ».

Dexerto se montre plus sévère encore. Le site juge cette « plus bancale que bankable » et estime qu’elle « cumule les longueurs dans la langueur ». La critique vise surtout une intrigue qui « s’étouffe très vite dans ses redondances et sa surabondance de romances mièvres ».
Même les scènes de casse, pourtant cœur de la franchise, suscitent des réserves. Dexerto regrette que « les fans de cambriolages virtuoses devront attendre sept longs épisodes avant d’enfin découvrir un casse qui vaille vraiment le détour dans le huitième ».