Après le roman d’A. J. Quinnell et le film culte avec Denzel Washington, Man on Fire revient sous forme de série. Netflix propose une relecture en sept épisodes, portée par Yahya Abdul-Mateen II et accueillie par une presse partagée.
Introduction
Le feu couvait déjà depuis plus de 40 ans. Avec Man on Fire, Netflix ravive une figure bien connue du thriller de vengeance : John Creasy, ancien soldat, garde du corps malgré lui. Disponible ce jeudi 30 avril sur la plateforme, la série en sept épisodes portée par Yahya Abdul-Mateen II ne se présente pas comme un simple remake du film de Tony Scott sorti en 2004, mais comme une nouvelle lecture de l’univers littéraire imaginé par A. J. Quinnell.
Publié en 1980, Man on Fire a déjà connu plusieurs vies. Une première adaptation sort en 1987 avec Scott Glenn, avant la version la plus célèbre, signée Tony Scott, où Denzel Washington incarnait un Creasy mutique et incandescent face à Dakota Fanning. Netflix repart de cette matrice, mais puise aussi dans The Perfect Kill, deuxième roman consacré au personnage.
Que raconte cette nouvelle version ?
La série déplace l’action à Rio de Janeiro. Creasy tente de survivre à un stress post-traumatique après une mission qui a mal tourné. Rappelé par un ancien collègue, il se retrouve chargé de protéger sa fille, Poe.

Yahya Abdul-Mateen II reprend ce rôle lourdement central. À ses côtés, on retrouve Billie Boullet, Alice Braga, Bobby Cannavale, Scoot McNairy et Paul Ben-Victor. Kyle Killen développe la série, dont les deux premiers épisodes sont réalisés par Steven Caple Jr., déjà passé par Creed II et Transformers : Rise of the Beasts.
Que disent les critiques ?
La presse s’accorde principalement sur la solidité de son interprète principal. The Guardian juge Yahya Abdul-Mateen II « impressionnant » et salue une présence physique doublée d’une vraie intériorité. Variety parle de son côté d’une« performance magistrale », tandis qu’IGN estime que l’acteur donne à la saison « une profondeur émotionnelle et une force physique » capables de compenser le caractère convenu de l’ensemble.

Variety distingue également la représentation de Rio, des quartiers privilégiés aux favelas et IGN voit dans les habitants qui viennent en aide à Creasy et Poe « l’ajout le plus bienvenu » à cette nouvelle adaptation. Le Los Angeles Times souligne, quant à lui, un divertissement porté par un décor « décalé et coloré » et par une violence plus brutale que chorégraphiée.
Que reproche-t-on à la série ?
Les réserves portent surtout sur l’écriture. Variety estime que « l’intrigue, bien que solide, reste assez prévisible ». Le média pointe aussi une fin moins maîtrisée : « À mesure que l’histoire approche du final de la saison, elle se complexifie inutilement ». Même constat du côté d’IGN, qui décrit la série comme « bien réalisée, mais souvent prévisible ».
The Guardian juge que cette nouvelle version « [conservait] l’idée de base », mais la rend « moins légère et amusante, plus triste et sérieuse ». Variety résume finalement le verdict en parlant d’une « série tout à fait correcte », portée par un casting convaincant, mais qui « ne s’éloigne jamais des attentes » et « ne parvient jamais à se démarquer ni à être exceptionnelle ».