Inspirée de faits réels, cette histoire retrace une catastrophe aérienne et ses répercussions. Elle met en lumière le combat des familles face aux incertitudes judiciaires.
Introduction
La mini-série Lockerbie : attentat en plein vol arrive pour la première fois en France sur M6, après un lancement au Royaume-Uni en janvier 2025. Écrite par le dramaturge écossais David Harrower et réalisée par Otto Bathurst et Jim Loach (fils de Ken Loach), elle s’appuie sur le témoignage de Jim Swire pour retracer l’explosion du vol Pan Am 103, survenue en 1988 au-dessus de Lockerbie.
Que raconte la série ?
Le récit suit Jim Swire, médecin britannique dont la fille figure parmi les victimes. Devenu porte-parole des familles endeuillées, il consacre des décennies à faire émerger la vérité. La fiction articule plusieurs temporalités, de la catastrophe aux longues procédures judiciaires jusqu’aux ramifications géopolitiques de l’enquête.

La critique française salue l’œuvre pour la solidité de son écriture et sa capacité à maintenir l’attention. « Une minisérie brillamment écrite » qui « nous tient en haleine jusqu’au bout », affirme Télérama ; une œuvre « particulièrement instructive », portée par « la force émotionnelle du récit », estime Le Parisien.
Que vaut la prestation de Colin Firth ?
L’interprétation de Colin Firth concentre l’essentiel des retours positifs. Il est « bouleversant en père détruit par un deuil impossible », décrit Télérama. Télé-Loisirs évoque de son côté une performance « très crédible », « sans jamais tomber dans l’outrance ». La réalisation est, aussi, régulièrement saluée. Le Parisien note « une mise en scène, qui alterne habilement entre images d’archives et reconstitutions », renforçant « l’impression de réalisme ». Les premiers épisodes, en particulier, marquent par leur intensité. The Hollywood Reporter évoque « une représentation cauchemardesque de cette soirée de décembre », avec « des boules de feu dans le ciel » et « une pluie de débris terrifiante ».
Que reproche-t-on à la série ?
Les nuances portent principalement sur le rythme et la densité du récit. Télérama mentionne « quelques longueurs », tandis que Le Parisien souligne que « la densité des enjeux géopolitiques perd un peu le téléspectateur ». Les critiques anglo-saxonnes se montrent plus sévères. The Guardian estime que la série « s’enlise beaucoup trop dans les détails et ne parvient absolument pas à susciter la moindre émotion », jugeant l’ensemble « étouffé par les détails ». The Hollywood Reporter pointe également une structure inégale, composée « de deux épisodes captivants, suivis de deux autres plus décousus ».