EssilorLuxottica, propriétaire de la marque Ray-Ban, nage dans les billets. Le dernier bilan financier du groupe fait étalage des ventes exceptionnelles de ses lunettes connectées.
On savait Meta sur un petit nuage, on a désormais confirmation qu’elle a le vent dans le dos. Le pari des lunettes connectées peut être considéré comme gagné : d’après les chiffres de son partenaire EssilorLuxottica, plus de 7 millions de paires Ray-Ban Meta et Oakley Meta ont trouvé preneur en 2025. Rendez-vous compte : c’est le triple de ce qui a été vendu en 2023 et 2024 cumulé.
Les lunettes connectées : un marché qui explose
Qui aurait pu prédire, après l’échec des Google Glasses la décennie dernière, que le nombre de lunettes connectées sur le marché se compterait désormais presque en dizaine de millions ? Si Meta communique peu sur les chiffres de ses modèles Ray-Ban et Oakley, le bilan financier d’EssilorLuxottica vend la mèche. Les lunettes connectées, ça fonctionne, et ça plaît même de plus en plus.
En les rendant cool, en en faisant d’abord des accessoires de mode avant des purs produits high-tech et, surtout, en les commercialisant à un tarif « abordable » (les prix démarrent à 329 € la paire), le duo a su se placer en chef de file d’un marché qui devrait prendre en importance au cours des prochains mois et prochaines années.
Avec un bilan financier pareil (+11,2 % de chiffre d’affaires), EssilorLuxottica a les reins solides et ne compte pas relâcher ses efforts sur le marché, au risque de se faire rattraper par des concurrents qui ne manqueront pas de casser encore davantage les prix (on pense notamment à Xiaomi, qui annonçait au CES une première paire à bas coût).
De nouveaux accessoires indispensables ?
Mark Zuckerberg ne s’en est jamais caché : pour lui, les lunettes connectées finiront par remplacer les smartphones. Une déclaration peu surprenante de la part d’un personnage qui commercialise des lunettes connectées et n’a jamais lancé de smartphone. Mais le fait est que la croissance de ce marché n’est pas à minimiser. Surtout populaires aux États-Unis, les lunettes connectées pourraient effectivement faire leur trou et s’inscrire durablement dans nos usages numériques. Davantage, peut-être, que les montres connectées ?
Il est encore tôt pour le dire. De fait, les lunettes intelligentes offrent un éventail de possibilités bien plus varié aux utilisateurs et utilisatrices. Les modèles standard de Meta et Ray-Ban permettent de filmer, de prendre des photos, de passer des appels et d’écouter de la musique, et même de discuter avec Meta AI, l’intelligence artificielle du groupe.
Depuis quelques mois, Meta a également passé la seconde avec la sortie des Meta Display : ses premières lunettes équipées d’un écran intégré qui vient superposer des informations utiles au champ de vision de l’utilisateur. Une innovation qui devrait sortir en France cette année.