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Séance de rattrapage : nos 10 pépites du mois de juin

01 juillet 2023
Par La rédaction
Dua Lipa prépare actuellement son troisième album.
Dua Lipa prépare actuellement son troisième album. ©agwilson/Shutterstock

Films, séries, albums, spectacles, mangas, comics… Chaque mois, des centaines d’œuvres sont diffusées dans les salles obscures, sur les plateformes ou dans les librairies. Face à cette offre colossale, le choix est difficile. La rédaction de L’Éclaireur vous dévoile ses trouvailles du mois.

1 La chanson Dance the Night de Dua Lipa

Barbie sera sans nul doute l’un des événements cinéma de l’été. Si Margot Robbie prêtera ses traits à la célèbre poupée, plusieurs autres itérations du jouet Mattel seront également présentes dans le long-métrage de Greta Gerwig. Parmi elles, celle d’Emma Mackey (Barbie physicienne), celle de Nicolas Coughlan (Barbie diplomate), celle d’Hari Nef (Barbie médecin), ou encore celle de Dua Lipa (Barbie sirène).

La chanteuse britannique fera ses débuts au cinéma, mais signera également la bande originale du film, notamment avec la chanson Dance the Night. Véritable tube estival, le morceau a été dévoilé il y a quelques semaines à l’occasion de la diffusion de la dernière bande-annonce de Barbie. Grâce à sa pop dansante et disco, Dua Lipa signe un hit entêtant qui s’annonce comme l’un des incontournables des soirées d’été.

Dance the Night de Dua Lipa.

2 Le film Air de Ben Affleck

Le rêve américain, le capitalisme outre-atlantique et une success story pop culturelle… Dans Air, Ben Affleck mélange tous ces éléments pour raconter la trajectoire de la marque de basket Nike. On suit plus précisément Sonny Vaccaro (Matt Damon), le directeur du marketing sportif de chez Nike, bien décidé à poursuivre sans relâche Michael Jordan pour conclure un partenariat historique, avec son acolyte, Phil Knight (Ben Affleck), milliardaire et cofondateur de Nike.

Avec une patte qui sent bon les années 1980, entre costumes flashy et bande originale rythmée, Air nous plonge au cœur de la machine Nike. On y découvre ainsi les débuts chaotiques de l’entreprise, concurrencée par Adidas et Converse, puis la success story à l’américaine portée par le duo mythique Matt Damon et Ben Affleck.

Bande-annonce d’Air de Ben Affleck.

Véritable objet pop culturel, Air est un subtil mélange entre émotion, humour et biopic, qui s’inscrit dans cette tendance actuelle du cinéma à s’emparer des franchises les plus célèbres de son patrimoine commercial historique. Avant Air, Le Fondateur (2016) s’était attaqué à McDonald, tout comme The Beanie Bubble s’attaquera à la fièvre des peluches Beanie des années 1990, avec Zach Galifianakis et Elizabeth Banks au casting.

3 La pièce Intra Muros d’Alexis Michalik

Après avoir enfin vu la pièce Les Producteurs, réadaptation signée Alexis Michalik de la cultissime pièce de Mel Brooks, le metteur en scène français signe avec Intra Muros l’une de ses plus belles créations originales. Présentée au théâtre de La Pépinière, à Paris, la pièce nous embarque au coeur d’une prison, au sein de laquelle Richard, un metteur en scène sur le retour, vient dispenser son premier cours de théâtre avec des détenus.

Il espère une forte affluence, qui entraînerait d’autres cours, mais seuls deux détenus se présentent : Kevin, un jeune chien fou, et Ange, la cinquantaine mutique, qui n’est là que pour accompagner son ami. Richard, secondé par une de ses anciennes actrices – accessoirement son ex-femme – et par une assistante sociale inexpérimentée, choisit de donner quand même son cours, ce qui va donner lieu à une performance aussi surprenante en termes de mise en scène que de scénario.

Bande-annonce d’Intra Muros.

Avec Intra Muros, Alexis Michalik s’éloigne des paillettes des Producteurs pour offrir une pièce intime, drôle et rythmée, dont le retournement de situation final surprendra sans nul doute le spectateur !

4 La chanteuse Little Simz

C’est l’une des plus grosses découvertes du mois de juin. Il y a quelques semaines, la chanteuse Little Simz se produisait à l’occasion du festival We Love Green. Une claque pour L’Éclaireur, présent à l’événement musical du bois de Vincennes. Devant une foule en délire, vêtue d’une veste noire et de ses lunettes de soleil foncées, la rappeuse britannique a dévoilé une discographie aussi entraînante que puissante en reprenant les titres de ses deux albums, Sometimes I Might be Introvert (2021) et No Thank You (2022).

La chanteuse emprunte à la fois au rap, à la soul et au hip-hop afin d’offrir un univers musical et une discographie impeccables. Dévoilée en première partie de Gorillaz durant leur Humanz World Tour, Little Simz est considérée par Kendrick Lamar comme l’une des meilleures rappeuses contemporaines. Son style, inspiré de celui Lauryn Hill, promet de faire des étincelles dans les prochains mois. Attention, artiste à suivre !

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5 La série Jeune & Golri, disponible sur OCS et MyCanal

La série Jeune & Golri tire sa révérence après seulement deux saisons. On avait adoré la première, et on se demandait comment Prune allait réussir à nous surprendre dans cette nouvelle salve. Verdict : le pari est réussi (et haut la main).

Exit le stand-up, cette fois, la jeune femme doit gérer une rupture amoureuse et trouver sa place dans la vie d’Alma, désormais adolescente. Elle va aussi se lancer dans un voyage intime et historique pour mieux comprendre ses origines, et en faire un spectacle.

Agnès Hurstel nous avait prévenus lors de notre entretien : cette nouvelle saison est très forte en émotions. On s’attendait à être émus, mais on ne pensait pas que la fin de Jeune & Golri nous bouleverserait autant.

Ces nouveaux épisodes nous ont fait passer par toutes les émotions ; on a (beaucoup) ri et (beaucoup) pleuré. C’est juste, sincère, drôle, touchant… La réalisatrice et actrice a offert à sa série la conclusion qu’elle méritait.

6 Le manga Le Son des morts de Daruma Matsuura

La mangaka Daruma Matsuura avait déjà séduit le public français avec Kasane : la voleuse de visage et La Danse du Soleil et de la Lune. Son nouveau manga, paru le 7 juin aux éditions Delcourt Tonkam, a déjà reçu le prix du public au festival international du film fantastique de Neuchâtel et celui d’excellence aux Evening Rookie Awards de 2009 et 2012. On se devait donc de découvrir cette nouveauté qui avait tout d’une pépite. Finalement, on a adoré, et on est ressorti de cette lecture en étant chamboulé. C’est beau, fort et sensible.

©Delcourt/Tonkam

Le Son des morts nous présente deux personnages, Yato Tsurumi, un professeur d’art dont la femme est décédée, emportée par une crue, et Ima Hayabuchi, une élève qui a perdu son père dans un tremblement de terre. Les protagonistes ont un point commun : ils communiquent avec le royaume des morts.

Le premier voit des « vestiges fantômes », des images du passé qui s’imposent à lui, et la deuxième entend « le son des morts », des bruits et des paroles qui proviennent de personnes décédées. Le manga aborde d’une manière très subtile et sensible la question du deuil, et nous remue jusqu’à la toute la dernière page.

7 Le manga Kamisama School de Natsu Hyuuga

Après le succès des Carnets de l’apothicaire, l’auteur Natsu Hyuuga est de retour avec un manga envoûtant, drôle et touchant. Cette fois, il est question de magie et de dépassement de soi. On y suit Nagi, une jeune femme qui se retrouve dans la prestigieuse académie Kannagara, une école privée qui forme les prochains dieux et déesses. Petit bémol : contrairement aux autres élèves, elle n’a aucun pouvoir (du moins, ils ne se sont pas encore révélés).

©Keisuke Kotobuki / Ki-oon

Les autres la voient comme un boulet, mais elle va parvenir à se créer une petite bande (haute en couleur) sur laquelle elle pourra compter. Avec sa bonne humeur et son dynamisme, l’adolescente nous donne envie de poursuivre l’aventure avec elle et de découvrir ses capacités magiques.

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8 La série À moi la nuit, toi le jour, disponible sur Paramount+

Qu’on soit honnête, À moi la nuit, toi le jour ne révolutionne pas les comédies romantiques. Cependant, elle reste très efficace et nous propose tous les ingrédients d’une bonne rom com. De l’amour, un ex toxique, des dates en série, des trahisons… Tout y est. Ici, on s’intéresse à l’histoire de Tiffany, une journaliste qui travaille pour un magazine en ligne, et de Leon, qui enchaîne les gardes de nuit à l’hôpital. Ils ne se connaissent pas, mais partagent un appartement (car ils ne peuvent pas se permettre d’en louer un chacun). Le principe est simple : elle l’occupe de 20 heures à 8 heures, et il y vit le reste du temps.

Cette organisation leur permet de ne jamais se croiser et leur seul moyen de communication se résume à des Post-its. Petit à petit, ils prennent l’habitude de correspondre par pense-bête interposé et les murs de leur appartement se colorent de petits papiers fluo.

Comédie romantique oblige, les deux colocataires vont tomber sous le charme de l’autre alors qu’ils ne se sont jamais vus – et qu’il y a une copine et un ex dans l’histoire. Bref, des dramas et de l’amour, c’est tout ce que l’on demandait en ce début d’été.

9 Le film Élémentaire de Pixar

Les films d’animation de Pixar sont clairement notre madeleine de Proust. Intelligents, sensibles et drôles, ils abordent toujours des thématiques essentielles derrière leurs images très colorées. Le dernier en date, Élémentaire, ne déroge pas à la règle. Pour son nouveau long-métrage, Peter Sohn a décidé de parler de la différence. Il a imaginé un monde dans lequel les quatre éléments (l’eau, le feu, la terre et l’air) cohabitent.

À Element City, Flam, une jeune femme intrépide et qui ne sait pas gérer ses émotions (surtout sa colère) va être amenée à collaborer avec Flack, un garçon hypersensible, pour sauver le commerce de son père. Le film nous fait passer du rire aux larmes et nous émeut profondément. C’est aussi drôle que touchant, et ça nous permet de retrouver notre âme d’enfant l’espace de quelques heures.

10 Le comics Le Dernier Dieu – Ragnarök, tome 1 de Walter Simonson

Après avoir roulé sa bosse dans les plus grandes maisons d’édition de comics, le dessinateur et scénariste américain Walter Simonson revient avec une toute nouvelle série : Ragnarök. Féru de mythologie nordique, il plante le décor de son premier tome dans un monde dévasté, post-Ragnarök. Le crépuscule des Dieux est donc déjà survenu. Ici, les morts marchent désormais avec les vivants et tout n’est que souffrance, guerre et désolation pour les hommes. Asgard, la mythique contrée des dieux nordiques, est en ruine. Seul Thor a survécu, sans que l’on sache comment.

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Ce tome 1, Le Dernier Dieu, raconte les premiers pas du célèbre Ase sur le chemin de la vengeance. Dès les premières pages, un constat s’impose : Walter Simonson sait toujours y faire. Le vieux maître est à la baguette à la fois pour les dessins et le scénario. Son trait et sa palette de couleurs retranscrivent à merveille un monde au bord du gouffre, qui semble ne jamais pouvoir se relever du cataclysme. Si l’on se laisse vite embarquer par l’esthétique type dark fantasy de l’œuvre, l’histoire se révèle en revanche assez classique, sans grande surprise. Mais pas ennuyeuse pour autant. D’autant que l’auteur a planté quelques graines narratives qui pourraient offrir des développements intéressants dans les prochains tomes. De quoi éveiller la curiosité des amateurs du genre.

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