Critique

She-Hulk : des débuts fracassants et rafraîchissants dans le MCU

18 août 2022
Par Alexandre Manceau
Place à la relève, le MCU tient sa nouvelle Géante de Jade.
Place à la relève, le MCU tient sa nouvelle Géante de Jade. ©Marvel Studios

La célèbre cousine de Bruce Banner fait enfin ses débuts en live action dans une série Disney+ remplie de (bonnes) surprises.

2021 était synonyme de renouveau pour Marvel Studios. En plus de lancer la Phase 4 du MCU, il entamait aussi un nouveau chapitre avec l’arrivée de séries sur Disney+. Si les premières ont permis de retrouver des personnages bien connus (WandaVision, Falcon et le Soldat de l’Hiver, Loki, etc.), les fans ont aussi découvert de nouveaux visages, à l’image de Moon Knight et Ms. Marvel. En ce mois d’août, c’est au tour de She-Hulk d’entrer dans la danse.

Marvel Studios tient sa nouvelle star avec Tatiana Maslany

Apparue pour la première fois dans les comics en 1980, celle que l’on surnomme aussi Miss Hulk est en réalité la cousine de Bruce Banner. Victime d’une attaque, Jennifer Walters a besoin d’une transfusion sanguine et le scientifique se trouve être le seul donneur compatible. Ce geste lui sauve la vie, mais lui confère également les mêmes pouvoirs que lui. Cependant, contrairement à Banner, la jeune femme peut contrôler ses transformations.

Après de nombreuses tentatives et projets avortés, le personnage fait enfin ses débuts en live. Pour donner vie à cette nouvelle héroïne, Marvel Studios a de nouveau eu le nez creux en se tournant vers Tatiana Maslany. La star d’Orphan Black porte le show sur ses épaules telle Miss Hulk soulevant des rochers. Forte tête dotée d’un sens de la repartie digne de Tony Stark, l’actrice souffle un vent de fraîcheur dans le vaste catalogue des personnages du MCU.

Tatiana Maslany s’impose d’emblée comme l’une des meilleures recrues de l’histoire du MCU.

Car She-Hulk, c’est avant tout l’histoire de Jennifer Walters, jeune avocate tentant de mener à bien sa prometteuse carrière à Los Angeles. La comédienne doit ainsi jouer sur deux tableaux, tout comme Mark Ruffalo avec Hulk. Essentiel dans l’histoire de She-Hulk, ce dernier est évidemment présent dans la série. Il fait office de mentor, notamment parce qu’il est à l’origine du changement de vie de la jeune femme.

Le scientifique reste dans la continuité de ses dernières apparitions dans le MCU : plus détendu et comique. Bien que certaines scènes illustrent la solitude et la douleur d’un homme isolé, Smart Hulk affiche une complicité évidente avec sa cousine dès les premières minutes.

Une héroïne qui n’hésite pas à briser le quatrième mur

Concernant le rythme, la série ne perd pas de temps en nous plongeant tout de suite dans le vif du sujet. Ici, pas d’origin story classique. Il ne faut pas plus de cinq minutes pour voir Jennifer obtenir ses pouvoirs. Un rythme haletant rendu possible grâce à un procédé ultrapopulaire : la chute du quatrième mur. Comme dans les comics, Jennifer Walters s’adresse par moment au spectateur pour lui raconter une histoire ou réagir en direct à la remarque d’un autre personnage.

Ces séquences rappellent évidemment celles des films Deadpool et font mouche – comme quand Jennifer doute de la sincérité de son cousin. Après une courte scène d’introduction dans son cabinet, Jennifer raconte directement au spectateur comment elle est devenue She-Hulk.

Une héroïne unique et attachante, qui tisse rapidement des liens avec le spectateur.

Après un accident et une formation express aux côtés de Smart Hulk, la jeune femme devient très vite une star. À tel point qu’elle se fait embaucher pour un job inédit : défendre la cause de super-humains. Son premier cas est d’ailleurs épineux. Il s’agit d’Emil Blonsky, alias L’Abomination, qui avait tenté de tuer Banner dans le film L’Incroyable Hulk (2008).

Contrairement à Moon Knight et Ms. Marvel, She-Hulk promet d’être plus connecté au MCU puisque plusieurs visages bien connus sont déjà annoncés. Les trailers nous ont permis de voir que Wong et Daredevil seront de la partie, et d’autres surprises sont aussi à prévoir.

Un message fort sur l’image de la femme et des super-héroïnes

Bien qu’axé sur la comédie, le show n’en reste pas moins une production Marvel Studios solide, avec des effets spéciaux de qualité. Certaines voix s’étaient récemment élevées pour dénoncer l’attitude de Marvel Studios, mais She-Hulk bénéficie d’un rendu digne d’un film. Les combats sont également réussis, avec des affrontements qui mettent en avant la force bestiale et surpuissante de la cousine de Hulk.

Cette série est aussi l’occasion d’aborder la question de la condition féminine. À l’heure où les héroïnes prennent peu à peu possession du premier plan, Marvel Studios s’offre, avec Jennifer Walters (et Tatiana Maslany,) une figure forte. Que ce soit en tant qu’humaine ou super-héroïne, hors de question de se laisser faire.

La présence de Wong est connue depuis longtemps, mais d’autres grosses surprises et jolis clins d’œil attendent les fans.

Même lorsqu’il est question de se faire appeler She-Hulk, la jeune femme n’hésite pas à répondre : « Pourquoi féminiser un nom attribué à un personnage masculin ? Pourquoi ne pas en trouver un original ? » Et dans son nouveau travail, la nouvelle super-héroïne déchante très vite lorsqu’elle se rend compte qu’elle a été embauchée pour ses pouvoirs et sa renommée, plus que pour ses talents d’avocate et sa carrière qu’elle a mis des années à bâtir. Avec She-Hulk, Marvel Studios s’offre une origin story réussie, et tient une nouvelle héroïne promise à bel avenir que l’on devrait retrouver du côté des Avengers dans peu de temps.

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Article rédigé par
Alexandre Manceau
Alexandre Manceau
Journaliste