
En résumé
LG est probablement la marque de téléviseurs haut de gamme la plus en vue, et la gamme G4 représente une forme d’aboutissement pour le constructeur sud-coréen. Jouissant d’une luminosité impressionnante, donnant vie à tous les contenus HDR de la plus belle des manières, ce téléviseur OLED de 55 pouces dispose d’angles de vision très larges pour pouvoir en profiter depuis n’importe où dans le salon. Les gris sont d’une progressivité à toute épreuve et l’uniformité de la dalle est rigoureusement respectée. Seul bémol ? Le Labo Fnac relève quelques errements du côté de la colorimétrie. Précisons toutefois que les tests sont réalisés sur un modèle en sortie de boîte, avec les réglages par défaut. On sait que les fabricants ont tendance à opter pour des modes d’affichage artificiellement flatteurs pour appâter le chaland.
Note technique
Les plus et les moins
- Un contraste divin
- Une dalle parfaitement uniforme
- Les angles de vue généreux
- Des gris parfaitement dégradés
- Les couleurs manquent de justesse (avec les réglages par défaut)
Détail des sous notes
Notre test détaillé
Prise en main et ergonomie
Avec le LG OLED55G36LA (que nous avions testé ici), le constructeur sud-coréen avait mis tout le monde d’accord. Doté de toutes les fonctionnalités que l’on est en droit d’attendre sur un téléviseur haut de gamme, cet OLED affichait des images de toute beauté et s’imposait haut la main parmi les modèles de référence. Il nous tardait de tester son successeur, le LG OLED55G45LW.

Positionné haut dessus du C4 dans la gamme OLED evo, le LG OLED55G45LW est équipé d’un nouveau processeur alpha 11 AI 4K et de la toute dernière version du système WebOS24. Le tout avec un pic de luminosité que LG promet une fois encore plus élevé que sur la génération précédente. Avant d’en avoir le cœur net grâce aux mesures du Labo Fnac, un petit tour du propriétaire s’impose.
Si le LG OLED55G45LW s’articule autour d’une dalle OLED 4K Ultra HD de 55 pouces, ce modèle se décline aussi avec des diagonales de 65, 77, 83 et même 97 pouces (pour le prix d’une voiture). Tout en finesse avec ses 27,2 mm d’épaisseur, le téléviseur bénéficie du One Wall Design, ce qui veut dire qu’il a été conçu pour être accroché au mur. Revers de la médaille, aucun pied n’est fourni dans le carton. Si vous préférez le poser sur un meuble, il faudra vous orienter vers le LG OLED55G46LS.

Contrairement à certains téléviseurs de Samsung, le LG OLED55G45LW n’est pas associé à un boîtier externe pour déporter la connectique et cacher tous les câbles. Il faudra donc pouvoir faire une saignée dans le mur ou installer un cache pour une installation épurée sur le mur. La connectique est regroupée dans une niche à l’arrière de la dalle. Comme son prédécesseur, le LG OLED55G45LW propose ce qui se fait de mieux actuellement avec quatre entrées HDMI 2.1 dont une eARC pour diffuser le son du téléviseur vers une barre de son compatible.

De plus, tous les ports HDMI prennent en charge la 4K à 120 images par seconde, le QMS (Quick Media Switching pour éviter les écrans noirs quand la fréquence d’image varie d’une source à l’autre), ainsi que les technologies VRR et ALLM pour les jeux vidéo de dernière génération. Par ailleurs, trois ports USB sont disponibles, mais aucun n’est en USB C, dommage. Une sortie audio numérique optique, un port Ethernet RJ45 pour une connexion filaire à Internet, un port CI+ et des prises antenne viennent compléter le tout. Le LG OLED55G45LW dispose en outre de connexions sans fil avec le Bluetooth 5.1 et toujours du wifi 6.

Vu la finesse du LG OLED55G45LW, on ne s’attend évidemment pas à trouver un système audio capable de rivaliser avec une barre de son. Aucun changement sur ce point par rapport à la génération précédente, avec toujours le même système 4.2 canaux, qui délivre une puissance amplement suffisante de 60 W. Bien entendu, le téléviseur prend en charge de nombreux codecs audio, dont le Dolby Atmos, et propose des solutions basées sur l’intelligence artificielle pour améliorer la partie audio. L’utilisateur peut ainsi automatiquement calibrer le son avec AI Acoustic Tuning, espérer un semblant de spatialisation grâce à l’alpha 11 AI Sound Pro, ou encore améliorer le rendu des voix grâce à Clear Voice Pro. De plus, le téléviseur accepte les enceintes surround en Bluetooth, mais, à notre avis, rien ne remplacera un ampli AV ou une barre de son pour profiter d’un son vraiment digne de la qualité d’image d’un téléviseur de ce calibre.

Enfin, le LG OLED55G45LW embarque la dernière version de WebOS (24) avec son, interface revue en profondeur. Les fonctionnalités sont nombreuses, à commencer par la prise en charge des différents profils d’utilisateurs. Chaque membre de la famille peut ainsi créer son compte afin de disposer de son propre écran d’accueil, avec des recommandations de contenus personnalisées. Sur la page d’accueil, des raccourcis baptisés Quick Cards offrent un accès direct à différentes rubriques, tandis que les classiques applications sont regroupées sur une ligne juste en dessous.

Fluide, WebOS 24 est simple à utiliser avec la télécommande Magic Remote. Pour mémoire, celle-ci propose une fonctionnalité originale en contrôlant le curseur à l’écran simplement en la pointant (elle est équipée d’un gyroscope). Par ailleurs, libre à l’utilisateur de multiplier les écrans (jusqu’à quatre), par exemple pour utiliser le téléviseur comme moniteur avec un PC ou un Mac, ou pour effectuer des recherches sur le Web tout en regardant la télévision dans le même temps. On passera sur l’intégration de l’AI Chatbot pour se concentrer sur le hub pour la maison connectée.

Compatible Matter et Homekit, le LG OLED55G45LW peut contrôler les objets connectés de la maison en passant par la page Home Hub. Le tout peut être commandé à la télécommande ou à la voix avec les assistants Amazon Alexa ou Google Assistant. Bien entendu, le téléviseur peut aussi afficher du contenu multimédia sans fil (vidéos, musique, réplication d’écran) depuis n’importe quel terminal Android ou iOS. Notez enfin que WebOS 24 s’inscrit dans le nouveau programme Re: New program de LG, qui garantit jusqu’à quatre mises à jour du système sur cinq ans.
À chaque génération ses améliorations. Avec le LG OLED55G45LW, le constructeur promet un pic de luminosité encore plus élevé pour cette dalle OLED Meta associée au Brightness Booster Max. Jusqu’à 70 % de plus comparé aux téléviseurs OLED B4, et même jusqu’à 150 % de plus comparé à un modèle non evo. Mieux, ces améliorations ne se traduisent pas par une augmentation de la consommation électrique du téléviseur si l’on en croit les dires de LG. Dix modes d’image sont disponibles et le LG OLED55G45LW prend en charge les formats HDR10, Dolby Vision et HLG. Pour autant, toutes ces fonctionnalités sont volontairement désactivées lors des différents tests du Labo Fnac afin de comparer les performances brutes des téléviseurs. Néanmoins, nous pourrons être amenés à commenter les résultats si l’activation du HDR ou d’un mode d’image est susceptible d’améliorer une lacune.
Contraste
Comme son prédécesseur, le LG OLED55G45LW obtient la note maximale au test de contraste du Labo Fnac. La luminosité du téléviseur est toujours aussi élevée pour une dalle OLED, surtout en laissant le HDR désactivé. Le Labo Fnac a mesuré 302 cd/m2, tandis que les noirs sont bien entendu absolument parfaits grâce aux pixels auto-émissifs qui s’éteignent complètement. Le taux de contraste qui, on le rappelle, correspond au rapport du blanc sur le noir, est donc extraordinaire.
Progressivité
Le test de progressivité du Labo Fnac repose sur l’analyse des courbes de gamma des téléviseurs. Comparer celle du signal vidéo en sortie à celle du signal de référence en entrée permet d’évaluer les performances en matière de restitution des dégradés. Aucun souci ici, même s’il reste encore une légère marge de progression.

Comme c’est généralement la norme avec les dalles OLED, les angles de vision du LG OLED55G45LW sont extrêmement larges. Tous les téléspectateurs pourront ainsi profiter d’une luminosité uniforme où qu’ils se trouvent dans la pièce, avec 302 cd/m2 quel que soit le point d’observation.
Directivité
Le test de directivité du Labo Fnac permet d’évaluer une éventuelle dérive des couleurs en fonction du point d’observation. La luminosité est réglée sur le niveau maximum et les mesures sont effectuées sur plusieurs points avec des positions différentes. Ce faisant, il est possible d’évaluer une fois encore les angles de vision, mais en se concentrant cette fois sur le niveau des noirs.
Sans surprise, le LG OLED55G45LW survole ce test et obtient sans difficulté la note maximale grâce aux pixels auto-émissifs de sa dalle OLED. Les noirs sont absolument parfaits quel que soit l’angle d’observation.
Colorimétrie
Autre avantage désormais bien connu de la technologie OLED, les couleurs sont généralement extrêmement riches et fidèles. Très performant dans ce domaine, le LG OLED55G45LW fait néanmoins un peu moins bien que son prédécesseur. En effet, alors que ce dernier était capable de couvrir sans difficulté le triangle de référence DCI-P3, la nouvelle génération fait moins bien dans les rouges.

À cela s’ajoute une légère dérive dans les verts. Qu’on se rassure, la colorimétrie du LG OLED55G45LW reste de haute tenue et le téléspectateur n’y verra probablement que du feu. Ce qui n’est pas le cas des sondes du Labo Fnac qui en attendaient plus de la part de cette dalle OLED evo.
Uniformité
Le LG OLED55G45LW suit les traces du LG OLED55G36LA en obtenant la note de 10/10 au test d’uniformité de la luminosité. Celui-ci consiste à effectuer des mesures dans 35 zones de taille égale sur toute la surface de la dalle de 55 pouces. Le Labo Fnac a relevé une luminosité maximale de 228 cd/m2 juste en dessous du centre de l’écran, et une luminosité minimale de 197 cd/m2 près de l’angle inférieur droit. Sans battre le record d’écart d’uniformité de luminance de 10 % du LG OLED55G36LA, le LG OLED55G45LW s’illustre avec une valeur négligeable de 14 % seulement.
Enfin, la colorimétrie du LG OLED55G45LW n’est pas en reste avec un delta U’V’ de 0,0005 (plus ce chiffre est proche de zéro et plus les couleurs sont uniformes). Même si, là encore, le LG OLED55G36LA avait fait mieux avec un delta U’V’ de 0,0032. Mais dans la pratique, impossible pour le téléspectateur de voir la moindre différence à l’œil nu.
Conclusion
LG est probablement la marque de téléviseurs haut de gamme la plus en vue, et la gamme G4 représente une forme d’aboutissement pour le constructeur sud-coréen. Jouissant d’une luminosité impressionnante, donnant vie à tous les contenus HDR de la plus belle des manières, ce téléviseur OLED de 55 pouces dispose d’angles de vision très larges pour pouvoir en profiter depuis n’importe où dans le salon. Les gris sont d’une progressivité à toute épreuve et l’uniformité de la dalle est rigoureusement respectée. Seul bémol ? Le Labo Fnac relève quelques errements du côté de la colorimétrie. Précisons toutefois que les tests sont réalisés sur un modèle en sortie de boîte, avec les réglages par défaut. On sait que les fabricants ont tendance à opter pour des modes d’affichage artificiellement flatteurs pour appâter le chaland.