Mars arrive avec sa promesse de jours rallongés, le moment idéal pour rafraîchir sa pile à lire avec le meilleur du format poche. Ce mois-ci, le rayon s’anime de puissants récits : des enquêtes haletantes sous le soleil de la Côte d’Azur aux fresques intimes qui nous transportent du Maroc à l’Islande. Que vous cherchiez l’adrénaline d’un braquage genevois, la douceur d’une villa italienne ou la tension d’une romance interdite, nos recommandations sont là pour vous aider.
Quelqu’un d’autre – Guillaume Musso (Lgf)
Pour ce premier roman poche de notre sélection, direction la Côte d’Azur, au large de Cannes, alors qu’un yacht dérive. La propriétaire de ce dernier, Oriana Di Pietro, une riche éditrice milanaise, est décédée à la suite d’une violente agression. Que s’est-il passé ? Trois versions contradictoires s’affrontent : celle d’un mari mystérieux, d’une maîtresse insaisissable et de la policière locale chargée de l’affaire. Dans Quelqu’un d’autre, Guillaume Musso dose parfaitement le suspense et joue avec nos nerfs jusqu’au bout… Parviendrez-vous à découvrir la vérité ?
Un Animal Sauvage – Joël Dicker (Rosie & Wolfe)
À Genève, l’attaque spectaculaire d’une bijouterie est loin d’être un banal fait divers. Pour comprendre l’engrenage, il faut remonter vingt jours plus tôt, au moment où Sophie Braun s’apprête à fêter ses quarante ans. Entre un mari empêtré dans des arrangements louches, un voisin policier un peu trop curieux et un mystérieux rôdeur, son monde parfait menace de s’effondrer. L’intrigue, diaboliquement rythmée par des allers-retours dans le passé et différents points de vue, ne laisse personne indemne. Avec Un Animal Sauvage, braquage littéraire réussi pour Joël Dicker !
Le Pays des Autres : J’emporterai le feu – Leïla Slimani (Gallimard)
Leïla Slimani clôt Le Pays des Autres, sa magistrale saga familiale, avec J’emporterai le feu, un tome incandescent. Dans le Maroc des années 1980 et 90, Mia et Inès portent en elles l’héritage d’insoumises de leurs aînées. Face au poids des racines menaçant de les clouer au sol, la liberté s’acquière-t-elle en partant ou en restant ? Entre exil, solitude, préjugés et racisme, ce dénouement offre une conclusion splendide et puissamment poétique. En bref, un dernier volet indispensable.
La Fugue – Aurélie Valognes (Lgf)
Dans son précédent roman La Lignée, Aurélie Valognes nous livrait un récit de reconstruction. Tapie derrière ses deux personnages d’écrivaines, l’autrice confiait ses doutes face à la création et sa vie de femme artiste. Elle creuse un peu plus encore cette veine autobiographique avec La Fugue, autour de la délicate question de la réalisation de soi. Avec pudeur, elle évoque ce besoin de, parfois, prendre ses distances pour mieux se retrouver. C’est ici le cas d’Inès, mariée, deux enfants, et qui, arrivée au milieu de sa vie, décide de partir en pleine nature, retaper une maison, et à travers elle panser ses propres blessures. Un hymne à la vie qui, on le sait, retrouve toujours son chemin…
Troublemaker – Laura Swan (Hlab)
Entre un lycée hostile et un foyer violent, le quotidien de June est une lutte permanente pour la survie. Son destin prend une autre tournure la nuit où un voleur l’épargne lors d’un cambriolage. Le choc est alors total quand elle retrouve son sauveur masqué quelques mois plus tard : il n’est autre que Shayn, un professeur remplaçant. Entre secrets partagés et intimidations, une tension s’installe. Si Shayn compte bien la faire sombrer, June n’a pas l’intention de plier. Troublemaker de Laura Swan, une dark romance magnétique, idéale pour les fans de suspense psychologique.
Villa Gloria – Serena Giuliano (Lgf)
Serena Giuliano nous entraine dans un nouveau voyage italien : faites vos valises, nous partons pour les Pouilles. Après Un coup de soleil ou Felicità, nous sommes cette fois invités dans la Villa Gloria. Gloria et sa fille nous reçoivent dans leur maison d’hôte où chaque client arrive avec ses bagages et ses secrets. Entre Gregorio, le râleur professionnel, et la mystérieuse Carla ayant fait vœu de silence, le séjour s’annonce haut en couleur. Alors que les beaux jours reviennent enfin, cette histoire offre la dose de soleil idéale pour s’évader, à savourer comme un avant-goût d’été.
L’inventaire des rêves – Chimamanda Ngozi Adichie (Gallimard)
Plus de dix ans après Americanah, la grande voix nigériane revient avec une fresque chorale bouleversante. Dans L’inventaire des rêves, on suit quatre femmes d’Afrique de l’Ouest — une écrivaine, une avocate, une femme d’affaires et une gouvernante — dont les solitudes se croisent aux États-Unis. En quête de justice et d’émancipation, elles affrontent le poids des traditions et les trahisons du cœur. Avec son style qu’on apprécie tant, Chimamanda Ngozi Adichie signe ici un puissant texte féministe.
Mon sous-marin jaune – Jón Kalman Stefánsson (Gallimard)
Imaginez : vous croisez Paul McCartney dans un parc londonien. Pour le narrateur, alter ego de Jón Kalman Stefánsson, cette rencontre est le déclic d’un voyage intérieur vertigineux. Avant d’oser aborder son idole, il doit démêler l’écheveau de ses souvenirs : de l’Islande des années 70 à la perte brutale de sa mère, chaque fragment de vie résonne avec la musique des Beatles. Entre nostalgie et mélodie, l’auteur de Ton absence n’est que ténèbres compose une partition lumineuse sur le pouvoir de l’imaginaire. Mon sous-marin jaune constitue un récit d’une sensibilité rare.
L’affaire de la rue Transnonain – Jérôme Chantreau (J’ai Lu)
Paris, 1834. Sous une monarchie vacillante, une nuit d’émeute bascule dans l’horreur : les habitants du 12 rue Transnonain sont massacrés par l’armée. Crime d’État ou bavure ? Au milieu des décombres, une mystérieuse fille des rues s’est évaporée : elle est l’unique témoin. L’agent Joseph Lutz se lance à sa poursuite dans une capitale électrique. Deux siècles plus tard, Jérôme Chantreau rouvre ce dossier sanglant pour offrir une sépulture de papier aux disparus. L’affaire de la rue Transnonain, un polar historique magistral, redonnant vie aux fantômes de Paris.
Blindly, Tome 01 – Polat Gokay (HarperCollins)
Le créateur de contenu Polat Gokay délaisse les chroniques pour la plume avec Blindly, sa première romance. On y suit Aylin, dont le monde s’effondre après un accident lui ayant coûté la vue. Dans cette obscurité nouvelle, elle doit composer avec Miller, un étudiant mystérieux qui cache un secret de taille : il est Louis, celui qu’elle a follement aimé, mais surtout celui qui l’a trahie deux ans plus tôt. Un enemies to lovers de 600 pages explorant les blessures de l’âme.