En quête d’un nouveau souffle pour son second parc, Disneyland Paris opère une mue spectaculaire. Entre fjords artificiels et prouesses technologiques, la nouvelle zone dédiée à La reine des neiges nous plonge dans un monde (vraiment) magique.
Introduction
Depuis son ouverture en 1992, Disneyland Paris n’a cessé de grignoter les records pour s’imposer comme la première destination touristique européenne. Pourtant, son second parc (qui a troqué le nom de « Walt Disney Studios » pour « Disney Adventure World ») a longtemps souffert d’un déficit d’âme, coincé entre hangars de tournage et bitume aride. Cependant, le 29 mars dernier a marqué une rupture géographique majeure avec l’ajout d’une zone inédite. Fruit de quatre années de travaux et d’un investissement dépassant les deux milliards d’euros, cette dernière double la surface du site pour offrir aux 445 millions de visiteurs historiques une nouvelle respiration.
Une immersion totale
L’aménagement d’Adventure Way marque la fin de l’ère industrielle du parc. Cette grande artère mise désormais sur une mise en scène paysagère, où un millier d’arbres encadrent des pavillons au style Art nouveau. L’expérience se veut plus feutrée : une composition de Philippe Rombi accompagne le visiteur, tandis que 3000 points lumineux s’activent le soir pour modifier radicalement l’atmosphère des lieux.

Au bout de cette allée se dévoile Adventure Bay, un lac artificiel de trois hectares – peuplé, détail agréable, de véritables poissons – qui sert de scène centrale à un ballet nocturne mêlant drones, écrans d’eau et pyrotechnie. Mais c’est au détour du fjord que le clou du spectacle se dresse : le World of Frozen. La restitution du royaume d’Arendelle est d’une minutie chirurgicale.
On y retrouve les façades colorées du village scandinave, dominées par une Montagne du Nord culminant à 36 mètres de haut. Dans ce décor de carte postale norvégienne, le souci du détail frise l’obsession. Quatre cents artisans ont ainsi œuvré pour que chaque millimètre de bois sculpté ou de pierre nous plonge dans les décors cultes de La reine des neiges.

Dans les rues, 350 castmembers s’activent et célèbrent les reines Elsa et Anna. On y croise même un Olaf robotique qui déambule en toute autonomie au milieu de la foule et qui interagit avec les passants. L’immersion se prolonge jusque dans l’assiette à la Nordic Crowns Tavern. On y délaisse le traditionnel burger pour un menu inspiré de la cuisine nordique (avec, notamment, du saumon et des pommes de terre), mais aussi des desserts givrés et des options véganes et sans gluten.
La mécanique de l’enchantement
Côté attractions, le voyage se veut avant tout familial. Frozen Ever After nous embarque dans une croisière musicale de quatre minutes. Si le parcours réserve une surprise avec une section en marche arrière, ce sont surtout les animatroniques qui saisissent le regard.

Elsa, Anna ou Kristoff s’animent avec un réalisme troublant, portés par les hymnes cultes de la franchise tels que Je voudrais être un bonhomme de neige ou Libérée, délivrée. Visuellement, le spectacle est total, capable d’arracher des battements de mains frénétiques aux plus jeunes et un sourire attendri aux aînés.
Un peu plus loin, l’univers de Raiponce s’offre une parenthèse enchantée. Si le manège Raiponce Tangled Spin reprend la mécanique classique des tasses tournoyantes, l’esthétique du plafond et l’atmosphère du célèbre festival des lanternes justifient le détour et nous font revire l’émotion de la scène mythique avec l’héroïne et Flynn Rider.

Bien que spectaculaire, cette extension n’est qu’une étape dans la boulimie créative du groupe. Disney regarde déjà vers l’horizon, avec une zone (très attendue) dédiée au Roi lion. En attendant Simba, c’est bien la magie des glaces qui, paradoxalement, vient réchauffer l’ambition d’un parc bien décidé à ne jamais cesser de grandir.
À partir de 199,90€
En stock
Acheter sur Fnac.com