Les Molières 2026 ont couronné une saison riche, portée par des pièces politiques, des comédies et des spectacles musicaux. La soirée a notamment mis en avant Le procès d’une vie, grand gagnant de cette 37e édition.
Introduction
La grande famille du théâtre français s’est retrouvée aux Folies Bergère pour distribuer ses prix. La 37e cérémonie des Molières s’est tenue lundi 4 mai, à Paris, présentée par Alex Vizorek. Diffusée sur France 2 et france.tv, cette édition a récompensé les spectacles, interprètes, auteur·rices, metteur·ses en scène et créations de la saison 2024-2025, à travers 19 catégories.
Quel spectacle a dominé la soirée ?
Le grand gagnant de la cérémonie est Le procès d’une vie, de Barbara Lamballais et Karina Testa. Inspirée par les « procès de Bobigny » et la figure de Gisèle Halimi, la pièce revient sur le combat pour le droit à l’avortement et la liberté des femmes à disposer de leur corps. Elle a remporté trois prix : le Molière du théâtre privé, celui de l’autrice francophone vivante et celui de la comédienne dans un second rôle pour Jeanne Arènes. Côté théâtre public, le Molière est revenu à I Will Survive, de Jean-Christophe Meurisse et des Chiens de Navarre.
Qui a été récompensé sur scène ?
Les prix d’interprétation ont distingué plusieurs figures du théâtre français. Dans le théâtre public, Laurent Lafitte a été sacré meilleur comédien pour La cage aux folles, spectacle musical mis en scène par Olivier Py, tandis qu’Elsa Lepoivre a reçu le Molière de la comédienne pour Hécube, pas Hécube, de Tiago Rodrigues.

Dans le théâtre privé, Josiane Balasko a été récompensée pour Ça, c’est l’amour, où elle partage la scène avec sa fille, Marilou Berry, dans une pièce abordant les violences conjugales. Jérôme Kircher a, lui, reçu le Molière du comédien pour Amadeus, d’Olivier Solivérès, consacré à la rivalité fantasmée entre Mozart et Salieri.
Quels metteurs en scène ont été distingués ?
Joël Pommerat a remporté le Molière du metteur en scène dans un spectacle de théâtre public pour Les petites filles modernes (titre provisoire), nouvelle création de l’un des auteurs et metteurs en scène les plus suivis de la scène française. Dans le théâtre privé, Samuel Valensi et Paul-Éloi Forget ont été récompensés pour Made in France, pièce inspirée par la lutte des salariés de Fralib.
La cage aux folles a aussi reçu le Molière du spectacle musical, devant Chicago et La petite boutique des horreurs. Cette dernière a toutefois été distinguée pour sa création visuelle et sonore. Dans la catégorie comédie, Fin, fin et fin, première création de Lancelot Cherer au Théâtre Lepic, a remporté deux prix : celui de la comédie et celui de la révélation masculine.
Alex Lutz a reçu le Molière de l’humour pour Sexe, grog et rocking-chair, spectacle nourri par la disparition de son père. Katia Ghanty a été distinguée dans la catégorie seul en scène pour Les frottements du cœur, situé dans le milieu hospitalier. Le jeune public a récompensé Casse-Noisette ou le royaume de la nuit, produit par la Comédie-Française, tandis que Marina Pangos a reçu le prix de la révélation féminine pour Le chant des lions.
Quel hommage a marqué la soirée ?
La cérémonie a aussi salué Muriel Robin, lauréate d’un Molière d’honneur remis par Vincent Dedienne. Très émue, l’humoriste et comédienne a reçu cette récompense pour l’ensemble de son parcours, marqué par le théâtre, le one-woman-show, le cinéma et la télévision.