Avant ses deux dates parisiennes, Bad Bunny a ouvert son passage français par un Vélodrome en fusion. Une première marseillaise scrutée de près, où la ferveur a rencontré l’imaginaire portoricain avec succès.
Introduction
Marseille a servi de porte d’entrée française à Bad Bunny. Avant ses deux concerts prévus les 4 et 5 juillet à Paris, la star portoricaine a rempli mercredi soir le Vélodrome avec son Debí tirar más fotos World Tour. Un passage très attendu, à la fois événement pop, démonstration scénique et célébration portoricaine.
Quel spectacle a-t-il présenté au Vélodrome ?
Lancée en novembre, la tournée accompagne l’album Debí tirar más fotos. À Marseille, le dispositif a repris les grands motifs du show : deux scènes, un orchestre, la fameuse Casita rose – maison traditionnelle portoricaine installée dans le virage sud – et des appareils photo en carton remis aux spectateurs. Selon Le Monde, le concert a alterné « salsa, plena et reggaeton ».
Après la première partie assurée par le trio Chuwi, deux jeunes filles sont apparues à l’écran, se plaignant en français : « Je suis dégoûtée. » Elles ont ensuite entonné La Mudanza a cappella, avant l’apparition de Bad Bunny en costume crème et lunettes dorées. Le Vélodrome a alors basculé dans une fête latino-américaine où flottaient des drapeaux portoricains, colombiens, équatoriens ou vénézuéliens. La Provence évoque une « communion géante » et une ambiance « caliente ».
La première heure a mis en valeur l’orchestre, notamment sur Turista, Baile Inolvidable et Nuevayol. Le Monde souligne aussi une version revisitée de La Marseillaise, reprise par toute l’enceinte. Le moment le plus commenté reste sans doute l’apparition de Yandel. Il a invité son compatriote portoricain pour Explícale.
Que dit la presse française ?
Les premiers avis sont nettement favorables. La Provence parle d’un « concert mémorable » et décrit « des travées d’un Vélodrome conquis ». Le journal insiste aussi sur la puissance du final, avec DtMF, des photos de spectateurs projetées sur écran géant, puis Eoo en rappel après 2h45 de show.
Dans Le Figaro, le reportage s’ouvre sur le témoignage d’une spectatrice : « C’est le meilleur concert de ma vie. » Le quotidien présente un spectacle qui « a tenu toutes ses promesses » devant 65 000 personnes et rappelle l’ampleur de la tournée, appelée à réunir plus de 2,6 millions de spectateurs dans le monde.
Le Monde, lui, insiste davantage sur la portée culturelle du concert. Le slogan des tee-shirts, « De Porto Rico por todo el mundo », résume l’ambition. En fin de soirée, Bad Bunny a remercié le public en espagnol : « Merci de nous avoir réunis ici. D’avoir changé nos vies. Et le plus beau, c’est que vous m’ayez permis d’arriver ici entier avec toute ma culture portoricaine. »