En résumé
La gamme C5 pousse toujours plus loin les curseurs de la perfection faite OLED. Ce « petit » modèle de 42 pouces échappe aux plus grosses améliorations concernant la luminosité, mais n’a clairement pas à rougir. À moins de 1 000 €, difficile de trouver téléviseur plus convaincant. Le contraste est à se damner, tout comme l’uniformité de la dalle – signe d’une parfaite maîtrise de son sujet par LG. La progressivité est de haut vol, mais le Labo note aussi quelques petites incohérences dans la colorimétrie. En l’occurrence, la justesse n’est pas toujours de mise. En revanche, la richesse des tons est de rigueur, et les contenus sont toujours parfaitement mis en valeur. Foncez !
Note technique
- Le contraste important
- La richesse des couleurs
- Une dalle uniforme
- Les angles de vue généreux
- Les couleurs manquent parfois de justesse
Détail des sous notes
Notre test détaillé
Ergonomie et prise en main
Le LG OLED42C54LA est le téléviseur OLED le plus petit et le plus abordable de la gamme C5, qui va du 42 pouces, donc, à l’imposant 83 pouces. Comme son grand frère, le LG OLED65C54LA, également testé par le Labo Fnac, il ressemble comme deux gouttes d’eau au modèle C4 d’ancienne génération qu’il vient remplacer. Reposant sur un support en aluminium, le téléviseur bénéficie ainsi d’un design qui met l’accent sur la finesse, tant au niveau du châssis que des bords de la dalle, avec une finition irréprochable.

S’il bénéficie d’un processeur α9 AI 4K Gen8 plus rapide, le LG OLED42C54LA se différencie notamment des OLED G5 plus haut de gamme de la marque par l’absence de la technologie Brightness Booster Ultimate. Cette dernière est censée venir renforcer la luminosité et nous verrons plus loin si son absence est vraiment préjudiciable au LG OLED42C54LA, notamment en matière de taux de contraste.
S’agissant du plus petit modèle de la gamme C5, on aurait pu croire que le LG OLED42C54LA serait équipé d’une connectique moins riche. Il n’en est rien, avec une dotation qui reste la même, à savoir quatre ports HDMI 2.1 – qui prennent tous en charge la 4K 120 Hz, l’eARC (sur HDMI 2) ainsi que les technologies VRR et ALLM pour les jeux vidéo de dernière génération –, trois ports USB 2.0, une sortie audio numérique optique, un port Ethernet RJ45 pour une connexion filaire plus stable à Internet, un port CI+, sans oublier les prises antenne-câble. Le Bluetooth 5.3 et le wifi 6 viennent compléter le tout.

C’est finalement au niveau de la partie audio que le LG OLED42C54LA marque sa différence avec le reste de la gamme C5. La puissance est plus modeste, avec 20W, et la configuration reste à 2.0 canaux. LG propose néanmoins ses solutions logicielles comme α9 AI Sound Pro pour de la virtualisation en 11.1.2 (tout du moins sur le papier), ou encore l’amélioration des voix. Plusieurs codecs sont pris en charge, dont le Dolby Atmos, l’AC4, le Dolby Digital, l’EAC3, ou encore l’AAC, le MP3 le PCM et le WMA.
Avant de nous intéresser aux tests du Labo Fnac, sachez que le LG OLED42C54LA est équipé de la dernière version en date du système d’exploitation WebOS. Ce dernier s’illustre par sa fluidité et sa facilité d’utilisation grâce aux informations contextuelles qui accompagnent l’utilisateur dans les différentes rubriques. Forcément, on n’échappe pas à l’intelligence artificielle, notamment au niveau du chatbot qui est intégré. L’interface principale se divise en plusieurs rubriques avec, de haut en bas, les différents espaces que l’on peut organiser à sa guise (Tableau de bord, Sport, Musique, etc.), puis une rangée de tuiles dédiées aux applications en dessous desquelles sont regroupés les différents services qui seront personnalisés au fur et à mesure.

De plus, le téléviseur peut contrôler les objets connectés de la maison grâce à une nouvelle interface baptisée Tableau de bord maison. Il permet aussi d’associer un compte Google Home pour utiliser l’assistant vocal de Google. Côté appareils mobiles, l’utilisateur pourra diffuser du contenu depuis un smartphone ou une tablette, par exemple, en utilisant au choix Apple AirPlay 2, Chromecast ou Miracast. Enfin, le LG OLED42C54LA fera le bonheur des gamers qui désirent s’équiper en OLED avec la prise en charge des technologies Nvidia G-Sync et AMD FreeSync Premium, du VRR (Variable Refresh Rate), de l’ALLM (Auto Low Latency Mode) et de la 4K à 120 Hz.
Taux de contraste
Malgré l’absence de technologies telles que le MLA et le Brightness Booster Ultimate, le LG OLED42C54LA affiche une luminosité qui progresse par rapport à la précédente génération. Le Labo Fnac a relevé un niveau très satisfaisant de 270 cd/m2 au centre de la dalle, et ce, sans même activer le moindre format HDR. Car, on le rappelle, ces fonctionnalités et les différents modes d’image sont tous désactivés lors du passage sur les bancs d’essai, ce qui permet de mettre les différents modèles sur un pied d’égalité. Forcément, les noirs sont irréprochables grâce aux pixels auto-émissifs de l’OLED qui s’éteignent complètement, et il en résulte un taux de contraste absolument parfait pour le LG OLED42C54LA, qui obtient la note maximale.
Progressivité
Pour évaluer la progressivité des téléviseurs, et donc leur fidélité, le Labo Fnac compare la courbe de gamma du signal vidéo de la source en entrée à celle du signal en sortie du LG OLED42C54LA. Dans l’idéal, elles doivent donc être aussi linéaires que possible, ce qui se confirme sur le graphique ci-dessous. Le LG OLED42C54LA est donc capable de reproduire dégradés et autres niveaux de gris avec précision.

Le test de progressivité du labo Fnac se déroulant en deux étapes, la suivante consiste à réaliser des mesures à partir de cinq zones d’observation, avec un angle qui varie de 45 degrés. Ce faisant, on peut simuler les différentes positions d’observation des téléspectateurs assis dans la pièce où se trouve le téléviseur. Grâce à sa dalle OLED, le LG OLED42C54LA profite d’angles de vision extrêmement larges. La luminosité est identique aussi bien dans l’axe que si l’on est assis sur le côté.
Directivité
Le test de directivité du Labo Fnac a pour but d’évaluer une éventuelle dérive des couleurs en fonction du point d’observation. Ainsi, différentes mesures sont réalisées sur plusieurs points, avec des positions d’observation qui varient là encore. La luminosité est réglée sur la valeur maximale pendant toute la durée du test et le Labo Fnac se concentre cette fois sur le niveau des noirs et le taux de contraste du téléviseur.
Forcément, grâce aux pixels auto-émissifs qui s’éteignent complètement pour afficher du noir, le niveau est parfaitement uniforme dans les angles. Même constat pour le taux de contraste, qui correspond au rapport du blanc sur le noir, à la fois uniforme et à un niveau époustouflant, quel que soit le point d’observation.
Colorimétrie
Le LG OLED42C54LA excelle également dans la richesse des couleurs qu’il est capable d’afficher, en particulier dans les verts et dans les bleus. Ceci étant, l’analyse du triangle de référence DCI-P3 dévoile une dérive dans les verts et surtout dans les bleus.

Certes, il est peu probable que l’expérience des téléspectateurs s’en ressente dans la pratique, mais c’est suffisant pour perdre quelques précieux points et l’empêcher de faire un sans-faute lors des tests du Labo Fnac.
Homogénéité
En divisant la dalle de 42 pouces du LG OLED42C54LA, le Labo Fnac peut mesurer un éventuel écart d’uniformité de la lumière et des couleurs. Côté luminosité, le téléviseur profite pleinement de la technologie OLED pour afficher des niveaux homogènes sur toute la surface. La valeur maximale de 145 cd/m2 (sans HDR, on le rappelle) est atteinte à plusieurs endroits, quand le minimum de 137 cd/m2 se restreint aux coins supérieur et inférieur droits. L’écart mesuré de 6 % est négligeable et imperceptible à l’œil nu.
Enfin, si le LG OLED65C54LA affichait un écart d’uniformité de chrominance négligeable grâce à un delta U’V’ de 0,0029, le LG OLED42C54LA fait un peu moins bien avec 0,0047. Un résultat qui reste néanmoins dans le haut du panier et qui confirme les excellentes performances de ce téléviseur.
Conclusion
La gamme C5 pousse toujours plus loin les curseurs de la perfection faite OLED. Ce « petit » modèle de 42 pouces échappe aux plus grosses améliorations concernant la luminosité, mais n’a clairement pas à rougir. À moins de 1 000 €, difficile de trouver téléviseur plus convaincant. Le contraste est à se damner, tout comme l’uniformité de la dalle – signe d’une parfaite maîtrise de son sujet par LG. La progressivité est de haut vol, mais le Labo note aussi quelques petites incohérences dans la colorimétrie. En l’occurrence, la justesse n’est pas toujours de mise. En revanche, la richesse des tons est de rigueur, et les contenus sont toujours parfaitement mis en valeur. Foncez !