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Test Labo du Nikon D6 (Nikkor AF-S 24-70 mm f/2,8 E ED VR) : une évolution maîtrisée

13 janvier 2021

En résumé

Ambassadeur le plus haut de gamme des reflex Nikon, le D6 a été préparé pour faire ses débuts juste avant les Jeux olympiques de Tokyo, qui néanmoins ont été repoussés. Sans échéance sportive pour le soutenir, le boîtier est néanmoins sorti en 2020, et propose un concentré des technologies de la marque nippone.
Au rayon des caractéristiques, on retrouve ici le format FX, c’est-à-dire un capteur plein format CMOS, de 20,8 mégapixels soutenu par un processeur Expeed 6. Le successeur du D5 fait le plein d’options, proposant un autofocus à 105 capteurs en croix, à même d’assurer la capture de 14 i/s en rafale. L’œilleton du boîtier est complété par un écran tactile de 3,2 pouces fixe, le D6 privilégiant une conception robuste. Il gagne des connectiques absentes de son aîné, tels le Bluetooth et le WiFi 5 GHz, et inclut une puce GPS. Pour le stockage, deux logements sont prévus : l’un pour des cartes CFexpress, l’autre pour des XQD.
Nous avons soumis pour notre part cet imposant boîtier (1,27 kg sans carte ni batterie) à notre banc d’essai en Labo, couplé pour l’occasion avec une optique Nikkor AF-S 24-70 mm f/2,8 E ED VR. Le duo a révélé d’excellentes aptitudes, qui se traduisent d’abord par une résolution élevée. Les mesures de centrage sont très bonnes, la résolution étant sensiblement identique au centre et aux bords de l’image, et l’homogénéité est excellente. Les possibilités de recadrages donnent toute latitude pour cropper dans les clichés, puisque nous avons noté qu’il était possible de rogner 73 % de l’image au 28 mm, et un peu plus de 70 % au 50 mm, en conservant une résolution élevée (pour un tirage de 20 x 30 cm). Côté optique, notre système fait tout juste apparaître quelques aberrations chromatiques et une légère distorsion géométrique. Nos mesures de sensibilité témoignent enfin d’une bonne capacité du D6 à restituer les détails de notre scène test. Ils sont à peine moins nombreux à 250 Lux qu’à 500 Lux au 28 mm, mais diminuent un peu plus visiblement au fur et à mesure que la luminosité décroît au 50 mm. Quoi qu’il en soit, le Nikon D6, qui vise les férus de photographie ne craignant pas d’emporter dans leurs sorties (rencontres sportives, nature…) un imposant boîtier, se montre assez performant pour répondre à leurs attentes. Capable de filmer en 4K à 30 fps, il est un peu moins tourné vers les vidéastes, mais permettra de tourner sans problème des séquences animées.

Note technique

Les plus et les moins

Les plus
  • Haute résolution
  • Boîtier imposant, mais robuste
  • Performances optiques convaincantes
Les moins
  • Restitution moindre des détails au 50 mm
Article rédigé par
Marielle Masounave
Marielle Masounave
Responsable des tests photo
Laure Renouard
Laure Renouard
Journaliste
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