Le Panasonic TX-55EZ950E compte parmi les téléviseurs les plus efficaces du moment. Qu’en est-il de son grand frère de 65 pouces ? C’est ce que nous avons tenté de savoir. Verdict dans ce test.
En résumé
Le Panasonic TX-65EZ950E cumule les bons points et ravira les amateurs de cinéma à la maison. Tout aussi performant que son petit frère qui nous avait déjà enchantés, il bénéficie de la même dalle et offre sans grande surprise une excellente qualité d’image. Affichant une définition UHD et évidemment compatible HDR, il offre tout ce que l’on attend d’un téléviseur OLED, à commencer par un très bon contraste, une progressivité maîtrisée, et une bonne gestion de la directivité. Et si les couleurs sont extrêmement riches, les réglages par défaut méritent d’être modifiés pour plus de réalisme.
Note technique
Les plus et les moins
- Excellent contraste
- Bonne gestion du gamma
- Palette de couleurs étendue
- Wi-Fi + Bluetooth
- Couleurs peu réalistes... à la sortie du carton
- Uniformité et directivité des couleurs
Détail des sous notes
Notre test détaillé
L’ergonomie et le design
Positionné juste en dessous de la gamme EZ1000, la série EZ950 de Panasonic compte parmi les références en matière de téléviseurs OLED. Après le TX-55EZ950E, nous avons pu tester son grand frère, le Panasonic TX-65EZ950E.
Hormis leur taille d’écran, les deux modèles sont absolument identiques. On retrouve ainsi la même finition soignée et un design discret. Le téléviseur repose sur un large pied en métal qui a l’avantage de faciliter son intégration dans le salon, notamment s’il doit être posé sur un meuble de taille modeste.
Grâce à la technologie OLED, le Panasonic TX-65EZ950E est d’une grande finesse sur sa partie supérieure. En effet, la zone inférieure accueille l’électronique et toute la connectique. Celle-ci est riche, et compte quatre ports HDMI HDCP 2.2, dont une ARC, qui sont réparties à l’arrière et sur le côté, trois ports USB (deux à l’arrière et un sur le côté) dont un USB 3.0, un port Ethernet RJ45, un lecteur de cartes SD, un port CI, une sortie audio optique, des entrées composants et une prise casque. Le tout est dissimulé derrière un panneau amovible qui devra être retiré pour utiliser les ports à l’arrière.
Le TX-65EZ1000 reste la référence en matière d’audio intégrée dans un téléviseur chez Panasonic avec sa barre son équipée de 14 haut-parleurs. Le TX-65EZ950E se limite à quatre haut-parleurs de 10 Watts pour une puissance totale de 40 Watts.
Comme le Panasonic TX-55EZ950E, le TX-65EZ950E est livré avec deux télécommandes. La première arbore une finition en métal soignée et offre une prise en main agréable. À noter, un rétro-éclairage qui permet d’identifier aisément les boutons dans l’obscurité, une fonctionnalité qui est malheureusement extrêmement rare sur les téléviseurs, même les plus hauts de gamme. Plus petite, la seconde intègre un nombre réduit de boutons. Grâce à sa forme ergonomique, elle tient parfaitement dans le creux de la main. Cette seconde télécommande bénéficie en outre d’un petit touchpad qui facilite la navigation dans l’interface tout comme un pavé directionnel juste en dessous. Dans la pratique, les deux font un peu double emploi.
Alors que la plupart des constructeurs optent pour Android TV en haut de gamme (à l’exception notable de Samsung avec son système propriétaire Tizen et LG avec WebOS), Panasonic fait bande à part en intégrant le système d’exploitation Firefox OS. La page « Home », donne accès aux trois rubriques principales : Live TV pour regarder la TNT, Apps pour lancer les applications, et Périphériques afin d’accéder aux appareils qui sont branchés sur les différents ports du Panasonic TX-65EZ950E. C’est simple et efficace, d’autant que l’interface est suffisamment intuitive et fluide. Comme Android TV, Firefox OS dispose d’un magasin Apps Market pour télécharger des applications supplémentaires qui sont classées par catégories.
La dalle du Panasonic TX-65EZ950E est identique à celle du TX-55EZ950E. Il s’agit d’une dalle OLED 10 bits Ultra HD que son grand frère, le et du TX-65EZ1000. Elle affiche une définition de 3 840 x 2 160 pixels et le constructeur annonce une couverture de 99 % du spectre DCI-P3, avec une luminosité maximale de 1000 cd/m2 contre 950 cd/m2 pour le 55 pouces. Tous sont compatibles HDR10 et HLG, et dotés du processeur Studio Color HCX2. D’après Panasonic, celui-ci a bénéficié de l’expertise de coloristes hollywoodiens en vue d’obtenir une qualité d’image fidèle à la volonté du réalisateur.
Les contrastes
En mode standard, le Panasonic TX-65EZ950E affiche une luminosité à peine plus élevée que son jumeau de 55 pouces, puisque nous l’avons mesurée à 251 cd/m2 contre 246 cd/m2. Un niveau relativement faible quand on le compare aux QLED de Samsung, tels que le QE65Q900R 8K de Samsung qui affiche 611 cd/m2 au même test, mais comparable aux résultats d’autres dalles OLED, tel le LG E8. Grâce à la technologie OLED les noirs sont absolument parfaits, et le rapport du blanc sur le noir atteint 251 000. À titre de comparaison, nous avons mesuré un taux de contraste de 101 833 sur le Samsung QE65Q900R, qui est actuellement le téléviseur non-OLED le plus performant du marché.
Au final le Panasonic TX-65EZ950E affiche un excellent taux de contraste et compte parmi les téléviseurs les plus performants en la matière.
La progressivité
La courbe de gamma du Panasonic TX-65EZ950E suit globalement la courbe de référence, malgré de légers décrochages qui n’affectent cependant pas les résultats globaux.
Nous effectuons aussi des mesures de directivité à partir de cinq zones d’observation, avec un angle qui varie de 45 degrés. Nous simulons ainsi les différentes positions d’observation : lorsque le spectateur est assis en face du téléviseur, s’il est à droite et s’il est assis à gauche. La baisse de luminosité est plus contenue que sur les modèles concurrents. De 251 cd/m2 au centre de la gamme, elle passe à 184 et 187 cd/m2 à gauche et à droite. Les téléspectateurs assis sur les côtés du Panasonic TX-65EZ950E ne seront pas lésés. Un comportement qu’on trouvait déjà sur le Panasonic TX-55EZ950E.
La directivité
Pour le test de directivité, nous évaluons la dérive en couleur en fonction du point d’observation. Pour ce faire, la luminosité est réglée sur la valeur maximale et elle ne varie pas durant le test. Le balayage est réalisé sur plusieurs points avec des positions d’observation différentes.
Aucun problème de directivité avec le TX-65EZ950E, qui affiche des noirs et un taux de contraste parfaits sur toute la dalle. Toutefois, la directivité affecte la perception des couleurs qui pourraient être plus réalistes. Panasonic propose néanmoins de nombreux réglages, en plus de son excellent processeur Studio Color HCX2, et l’espace colorimétrique est ici très étendu, comme on peut le voir ci-dessous.
La colorimétrie
Le Panasonic TX-65EZ950E couvre largement l’espace colorimétrique de référence EBU. Toutefois et à l’instar du modèle de 55 pouces, la dérive est marquée dans le vert, le rouge et surtout le bleu. Précision utile, il s’agit des réglages par défaut du téléviseur.
L’uniformité
Le Panasonic TX-65EZ950E gère parfaitement les écarts d’uniformité de luminance (6 % seulement !) et la lumière est parfaitement répartie sur toute la dalle de 65 pouces. Le niveau le plus faible que nous avons relevé est de 145 cd/m2 dans plusieurs zones de la dalle, tandis que le plus élevé est de 154 cd/m2 en haut à gauche et en bas à droite.
En revanche, l’écart d’uniformité de chrominance n’est pas aussi maîtrisé. Nous avons relevé en Labo un delta U’V’ de 0,0073.
Conclusion
Le Panasonic TX-65EZ950E cumule les bons points et ravira les amateurs de cinéma à la maison. Tout aussi performant que son petit frère qui nous avait déjà enchantés, il bénéficie de la même dalle et offre sans grande surprise une excellente qualité d’image. Affichant une définition UHD et évidemment compatible HDR, il offre tout ce que l’on attend d’un téléviseur OLED, à commencer par un très bon contraste, une progressivité maîtrisée, et une bonne gestion de la directivité. Et si les couleurs sont extrêmement riches, les réglages par défaut méritent d’être modifiés pour plus de réalisme.