Test Labo

Test Labo du JBL E65BTNC : un vrai casque urbain

07 décembre 2017

En résumé

Note LABOFNAC

Modèle issu de la cuvée 2017 de casques JBL, l’E65BTNC allie Bluetooth et réduction de bruit active en vue d’offrir une bonne expérience d’écoute dans toutes les conditions. Et il ne tombe d’ailleurs pas très loin de sa cible. Avec une distorsion bien maîtrisée et une bande passante des plus linéaires jusqu’à 6,3 kHz, la qualité audio est bien au rendez-vous tandis que l’isolation active se montre très efficace sur l’ensemble des fréquences testées. Reste qu’il faudra supporter une force d’appui assez élevée (715 gf) pour pouvoir en profiter, ce qui risque d’être difficile lors des séances d’écoute prolongées.

Note technique

Les plus et les moins

Les plus
  • Réduction de bruit active efficace
  • Excellente sensibilité
  • Réponse en fréquence équilibrée
Les moins
  • 715 gf autour des oreilles !
  • Réduction de bruit active non modulable

Détail des sous notes

Réponse en fréquences
La note de réponse en fréquence permet de savoir si le système audio est capable de retranscrire l’ensemble des fréquences de manières fidèles sans suraccentuation ni sous-accentuation
Distorsion
Plus la note de distorsion est élevée et moins il y a de défaut, parasites ou décalage dans le signal sonore émis.
Sensibilité
Plus un casque est sensible et plus il aura un potentiel de puissance important.
Isolation
Cette note indique la capacité d'isolation du casque (elle intègre son isolation active et passive) C’est-à-dire, est-ce que lorsque j'utilise ce casque, je suis gêné par les bruits ambiants ?
Perturbation
Plus la note est haute et moins votre musique dérangera vos voisins ou personnes proches de vous

Notre test détaillé

Nouveauté de la rentrée 2017 chez JBL, l’E65BTNC semble présenter de solides atouts pour qui cherche un casque abordable et adapté à l’écoute en milieu urbain. Connexion Bluetooth et réduction de bruit active sont ainsi au programme, tandis que l’arceau qui relie les deux écouteurs de type circum-aural est couvert de tissus pour apporter une touche un peu plus jeune et tendance que ce que ce qu’offrent les modèles de la série Everest. JBL promet en outre une autonomie de 15 heures, sans oublier bien sûr de vanter la qualité du son à la sortie des transducteurs dynamiques de 40 mm embarqués. Le “son légendaire” de la marque est-il bien là et est-il réellement possible d’en profiter partout ? Le dernier casque sans fil de JBL est passé par notre Labo. Place au verdict.

JBL E65BTNC

L’ergonomie et le design

Le moins que l’on puisse dire, c’est que cet E65BTNC ne révolutionne pas la série en matière de design. Placé à côté du E55BT, personne ne serait sans doute capable de l’en distinguer au premier coup d’œil. On y retrouve les mêmes écouteurs à la forme allongée, fixés là encore sur des rotules dissimulées dans les parties rondes qui prolongent l’arceau avec, entre les deux, des charnières autorisant des rotations aussi bien verticales qu’horizontales. En résulte un casque d’aspect plutôt imposant, mais très confortable à porter grâce aux multiples points de flexion lui permettant de s’adapter au crâne, en plus de faciliter son rangement.

Attention toutefois. Si vous êtes du genre à garder votre casque sur les oreilles des heures durant, celui-ci pourrait finir par gêner en raison de la grande force d’appui qu’il exerce : 715 gf. Les coussinets, bien que douillets d’aspect, manquent un peu de densité pour assurer des amortis efficaces. Le rembourrage ajouté à l’arceau n’est guère plus convaincant d’ailleurs, mais plutôt à cause de sa finesse extrême. À ce stade, on se demande même pourquoi en avoir mis. Le résultat aurait sans doute été le même sans. Heureusement, l’E65BTNC n’est pas un poids lourd non plus. Avec 263 grammes sur la balance, il reste plus facile à supporter sur le crâne qu’autour des oreilles, où la mousse constitue néanmoins une bonne barrière contre les fuites de son.

Bande passante perturbation

Au-delà du confort, pas toujours au rendez-vous, donc, l’E65BTNC profite d’une construction en apparence solide et soignée. Il est en majorité fait de plastique, mais l’ensemble est loin de faire cheap, sur notre modèle noir en tout cas, l’arceau couvert de tissus apportant même une pointe de caractère qui devrait plaire à la cible jeune et urbaine visée. JBL ajoute par ailleurs un panneau de commande assez pratique sur l’écouteur droit, même si les boutons du Bluetooth et de la réduction de bruit active sont un peu plus compliqués à trouver une fois le casque sur les oreilles puisqu’ils arrivent sur l’avant. Il aurait peut-être été plus simple de les déporter sur l’arrière de l’écouteur gauche. Les autres tombent en revanche naturellement sous le pouce et permettent de contrôler la lecture et le volume, en plus d’allumer le casque bien sûr.

Finissons le tour du propriétaire avec la connectique, composée d’une prise jack pour le mode filaire au milieu du panneau de commandes de l’écouteur droit et d’un port microUSB pour la charge sur l’écouteur gauche. On notera d’ailleurs au passage qu’un câble jack est fourni, avec une petite télécommande intégrée en prime. Pas d’application compagnon en revanche. Dommage, quand les casques Everest en ont une qui permet notamment de moduler l’intensité de la réduction de bruit active. Ce sera donc cette fois tout ou rien. Au moins, la configuration est simple. Il suffira de connecter le casque en Bluetooth. Inutile de chercher plus loin pour voir ce que l’E65BTNC peut faire de plus…

JBL E65BTNC

Poids
263 g

La qualité audio

L’E65BTNC ne déçoit pas au rayon des performances audio, mais de petites différences sont à relever en fonction du mode de transmission choisie. Avec le câble fourni, une partie des graves est légèrement atténuée et les aigus commencent à s’effacer dès 3,15 kHz. À cela s’ajoute également une distorsion un peu plus marquée qu’en Bluetooth, qui donne en outre un peu plus d’aigus et beaucoup plus de basses. Un peu trop même. La bande passante démarre près de 10 dB au-dessus du niveau de référence. Un petit écart qui disparaît toutefois à l’activation de la réduction de bruit, et qui laisse place alors à un son bien équilibré.

Bande passante

Des écarts sont également notables du côté de la sensibilité, qui se maintient toutefois toujours à moins de 100 mV pour atteindre 94 dB. Dans tous les cas, vous n’aurez donc aucun mal à écouter de la musique sur un smartphone ou autre appareil nomade. Vous devriez en outre pouvoir regarder des vidéos et jouer sans expérimenter de décalage trop gênant entre image et son, le temps de latence mesurée au Labo restant raisonnable, à 150 ms.

L’isolation (passive)

Si les coussinets de cet E65BTNC parviennent à retenir les fuites de son vers l’extérieur, dans l’autre sens, c’est une tout autre histoire. Aigus mis à part, ils sont totalement inefficaces. C’est donc une excellente chose que d’avoir équipé ce casque d’un système de réduction de bruit actif. Il fonctionne en outre très bien, étouffant (presque) aussi bien les aigus que les médiums et les graves. C’est d’ailleurs l’un des meilleurs élèves en la matière. Dommage en revanche qu’il ne soit pas possible de moduler l’intensité du système, puisqu’il n’est pas toujours pratique ou prudent d’être coupé totalement du monde extérieur.

Graphique de bande passante de l’isolation
Isolation fréquentielle passive et active (si un réducteur de bruit est présent)

L’autonomie

JBL promettait 15 heures d’écoute sans fil avec la réduction de bruit active, et l’E65BTNC n’en est pas loin. Il est finalement légèrement au-dessus selon les tests menés au Labo avec 15 heures et 25 minutes d’écoute en moyenne. Nous avons par ailleurs mesuré une autonomie de 25 heures sans réduction de bruit et un temps de charge de 2 heures 35.

Conclusion

Note LABOFNAC

Modèle issu de la cuvée 2017 de casques JBL, l’E65BTNC allie Bluetooth et réduction de bruit active en vue d’offrir une bonne expérience d’écoute dans toutes les conditions. Et il ne tombe d’ailleurs pas très loin de sa cible. Avec une distorsion bien maîtrisée et une bande passante des plus linéaires jusqu’à 6,3 kHz, la qualité audio est bien au rendez-vous tandis que l’isolation active se montre très efficace sur l’ensemble des fréquences testées. Reste qu’il faudra supporter une force d’appui assez élevée (715 gf) pour pouvoir en profiter, ce qui risque d’être difficile lors des séances d’écoute prolongées.

Note technique

Détail des sous notes

Réponse en fréquences
Distorsion
Sensibilité
Isolation
Perturbation
Article rédigé par
Mathieu Freitas
Mathieu Freitas
Journaliste
Jean-Charles Frelier
Jean-Charles Frelier
Responsable des tests smartphones, casques audio et lecteurs vidéo
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