L’été s’installe, mais pas question de laisser votre salon de côté : le mois de juillet 2026 réserve une avalanche de pépites cinématographiques à découvrir d’urgence en support physique.
Introduction
Des blockbusters d’animation intergalactiques aux drames intimistes les plus poignants du début d’année, découvrez notre sélection des éditions physiques indispensables pour enrichir votre cinémathèque cet été.
Ghost in the Shell, Mamoru Oshii – 1er juillet 2026
Dans un futur cyberpunk hyper-connecté, la major Motoko Kusanagi, une cyborg à la tête d’une unité d’élite de la sécurité publique, traque le mystérieux et insaisissable Puppet Master, un criminel informatique capable de prendre le contrôle des esprits via les implants cybernétiques de ses victimes.
Bien plus qu’un simple film d’action, Ghost in the Shell est une claque philosophique qui interroge ce qui fait notre humanité face aux machines. Un monument de la science-fiction, à la fois contemplatif et visionnaire, à voir absolument au moins une fois dans sa vie.
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Woman and Child, Saeed Roustaee – 7 juillet 2026
En Iran, Mahnaz (Parinaz Izadyar), une infirmière veuve d’une quarantaine d’années, déploie une énergie considérable pour élever seule ses enfants au cœur d’une société patriarcale étouffante. Alors qu’elle reconstruit doucement sa vie et s’apprête à épouser son compagnon Hamid (Payman Maadi), son fils Aliyar est soudainement renvoyé de l’école, prélude à un accident tragique qui bouleverse tout leur équilibre.
Saeed Roustaee nous livre ici un drame familial d’une puissance brute inouïe. Porté par ses performances bouleversantes, Woman and Child dissèque avec une tension permanente les rapports de force sociaux et la résilience d’une héroïne face à l’injustice. Un des chocs mémorables du cinéma mondial récent.
Resurrection, Bi Gan – 7 juillet 2026
Dans un monde dystopique et onirique où l’humanité a tragiquement perdu la capacité de rêver, un jeune homme mélancolique et marginal, désigné comme le Rêvoleur (Jackson Yee), déambule à travers les illusions déclinantes de l’esprit.
Récompensé par le Prix spécial du jury au Festival de Cannes, ce long-métrage de 2h40 s’impose comme une expérience visuelle hors norme. Resurrection propose un voyage onirique total et hypnotique, qui demande de lâcher prise pour savourer des moments de mise en scène hallucinants. Un chef-d’œuvre pour les amoureux de grand cinéma.
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Jumpers, Daniel Chong – 8 juillet 2026
Mabel, une adolescente profondément passionnée par le monde animal, saisit l’opportunité d’expérimenter un dispositif scientifique révolutionnaire conçu pour transférer la conscience humaine dans des répliques robotiques d’animaux. Propulsée au cœur de la nature dans le corps d’une femelle castor, elle entame un voyage d’exploration totalement inédit.
Le long-métrage d’animation combine à merveille l’aventure trépidante et l’humour grand public. Idéal pour une soirée en famille, Jumpers captive par son concept original, la fraîcheur de son écriture et sa réflexion tendre sur notre connexion profonde et nécessaire avec le règne animal.
La Maison des femmes, Mélissa Godet – 8 juillet 2026
Au sein d’une structure d’accueil unique dédiée à la solidarité et à la reconstruction, une équipe de soignantes et d’éducatrices mène un combat quotidien acharné. Ensemble, elles accueillent, écoutent et redonnent confiance à des femmes brisées par les violences conjugales ou sociales, transformant jour après jour la détresse en une force collective.
Inspiré de faits réels, La Maison des femmes de Mélissa Godet s’impose instantanément comme une œuvre chorale d’utilité publique. L’écriture évite avec brio le piège du larmoyant et du pathos en intégrant des pointes d’humour qui font un bien fou. Brillant.
Nino dans la nuit, Laurent Micheli – 8 juillet 2026
Âgé de vingt ans, Nino Paradis (Oscar Högström) refuse de se plier aux désillusions du quotidien et à la dureté des rapports humains. Amoureux passionné de Lale (Mara Taquin), il trouve refuge dans l’effervescence de la fête et des nuits parisiennes.
Adapté du roman contemporain de Simon et Capucine Johannin, Nino dans la nuit plonge au cœur d’une jeunesse en quête de sens. Rythmé, rageur et profondément lyrique et porté par des révélations artistiques majeures, le long-métrage brosse un portrait social électrisant.
Le Son des souvenirs, Oliver Hermanus – 8 juillet 2026
Durant l’entre-deux-guerres, Lionel (Josh O’Connor), un jeune chanteur talentueux originaire du Kentucky, et David (Paul Mescal) parcourent l’Amérique rurale pour enregistrer les voix et les chansons folkloriques traditionnelles qui s’éteignent. Au cours de ce périple intime, une passion amoureuse intense s’allume entre les deux hommes, dont l’écho va résonner tout au long de leur existence, malgré les séparations et les blessures du temps.
En drame romantique d’une délicatesse rare, porté par l’alchimie évidente et bouleversante de son duo d’acteurs principaux, Le Son des souvenirs murmure une histoire d’amour mémorable, magnifiée par une direction artistique rigoureuse et une exploration vibrante du patrimoine musical.
Christy, David Michôd – 17 juillet 2026
Inspiré de faits réels, ce biopic retrace la trajectoire phénoménale et tumultueuse de la célèbre boxeuse américaine Christy Martin (Sydney Sweeney). Alors qu’elle gravit les échelons de la gloire sportive mondiale grâce à sa combativité légendaire sur le ring, l’athlète mène en coulisses des combats bien plus destructeurs…
Porté par la performance physique et dramatique de la controversée Sydney Sweeney, Christy, film de sport intense doublé d’un drame psychologique percutant sur la résilience, s’impose comme un portrait saisissant de courage face à l’emprise conjugale.
The Super Mario Galaxy Movie, Aaron Horvath et Michael Jelenic – 20 juillet 2026
À peine installés au Royaume Champignon, un mystérieux appel à l’aide pousse Mario et Luigi à reprendre du service pour plonger dans les secrets du passé de la princesse Peach. Cette mission propulse les célèbres plombiers et leur nouvelle constellation d’amis à travers un périple intergalactique.
Trois ans après le carton de la première adaptation, cette suite spatiale passe à la vitesse supérieure. Avalanche de clins d’œil, relation adorable avec l’iconique Yoshi et duo Bowser/Bowser Jr absolument hilarant : The Super Mario Galaxy Movie une divertissement familial irrésistible.
Victor comme tout le monde, Pascal Bonitzer – 22 juillet 2026
Robert Zucchini (Fabrice Luchini) est un comédien de théâtre passionné, totalement habité par les textes de Victor Hugo, qui traîne une profonde mélancolie dès qu’il quitte la scène. À la suite d’un deuil familial, il voit réapparaître sa fille (Marie Narbonne) qu’il n’a pas vue grandir, amorçant de chaleureuses et maladroites retrouvailles qui vont le pousser à comprendre que vivre et aimer le réel vaut parfois bien mieux que d’admirer la fiction.
Victor comme tout le monde brille par la sobriété étonnante d’un Fabrice Luchini qui délaisse son cabotinage habituel pour livrer un magnifique hommage aux vers de Victor Hugo. Les avis sur le scénario restent partagés, mais la juxtaposition entre le théâtre et les retrouvailles filiales insuffle une vraie tendresse à l’ensemble. Un joli moment de cinéma.