L’art peut sauver. David Foenkinos en est convaincu. Il en est la preuve. Opéré du cœur à 16 ans, l’écrivain porte en lui cette rage de vivre qu’il s’efforce d’insuffler à chacun de ses livres. Une rage qui le mènera sur les chemins du succès grâce à ses livres tendres et graves. Retour sur le parcours de cet homme doux-amer devenu une des figures de proue de la littérature française.
Avant de briller parmi les meilleurs best-sellers, David Foenkinos est longtemps resté dans l’ombre. Mais porté par son « énergie de survivant » acquise sur un lit d’hôpital après qu’à 16 ans les médecins lui avaient diagnostiqué « une maladie de vieux », le jeune homme a su attendre…
La Délicatesse (2009)
Après la première consécration ayant suivi la publication du Potentiel érotique de ma femme en 2004, le succès survient avec La Délicatesse en 2009 : un roman dont l’engouement est unanime. L’histoire, c’est celle de la reconstruction (sentimentale) d’une femme à la suite de la perte brutale de son compagnon. Lu et vu mille fois, le thème se pare au bout de la plume de Foenkinos d’une légèreté et d’une sensibilité nouvelles. Finalement, plus d’un million d’exemplaires vendus, une adaptation ciné avec son frère Stéphane et une autre en BD de Cyril Bonin…
Je vais mieux (2013)
Un homme se réveille un matin avec une douleur mystérieuse dans le dos, qui persiste malgré toutes les consultations médicales. Cette douleur finit par désorganiser toute sa vie : son travail, son couple, et même ses relations familiales commencent à se déliter. Dans Je vais mieux, David Foenkinos explore avec une tendre ironie comment un mal physique peut révéler en réalité un profond mal‑être intérieur. Peu à peu, le narrateur entreprend une remise en question personnelle, tentant de comprendre ce qui, alors qu’il a tout pour être heureux, doit changer dans sa vie pour enfin aller mieux. Une comédie douce‑amère sur la reconstruction et la quête d’équilibre qui fait du bien à tout le monde !
Charlotte (2014)
Elle peint. Elle est juive allemande. Elle sera assassinée à Auschwitz en 1943. Son nom, Charlotte Salomon. Elle a été, est et sera l’obsession de David Foenkinos. En 2014, il lui dédie enfin un roman. Une délivrance pour l’écrivain qui reconnaît avoir longtemps cherché quelle forme donner à sa hantise. Il a choisi celle d’une ode à la poésie prosaïque, récit bouleversant d’un destin placé sous le sceau de la tragédie et d’un talent enfin sortis d’un injuste oubli. Auréolé du Renaudot et du Goncourt des lycéens, Charlotte finit de consacrer David Foenkinos au rang des auteurs à succès.
Le Mystère Henri Pick (2016)
David Foenkinos confirme dès l’année suivante avec son Mystère Henri Pick, enquête littéraire, originale et rondement menée. L’écrivain se glisse avec humour et tendresse dans la peau d’un auteur de polars, se jouant habilement des certitudes supposées de son lecteur pour mieux le balader jusqu’à l’ultime révélation… C’est drôle et particulièrement malin, doublé d’une plongée fascinante dans le monde des livres. Une adaptation ciné du roman est sortie en 2019, avec à l’affiche Camille Cottin et Fabrice Luchini.
Vers la beauté (2018)
Foenkinos change ensuite de registre et nous escorte Vers la beauté au travers des couloirs du musée d’Orsay. On y suit Antoine Duris, initialement professeur aux Beaux-Arts de Lyon, qui après un drame personnel, plaque tout pour devenir gardien de salle. Entre culpabilité et désir d’effacement, ce spécialiste de Modigliani cherche la rédemption dans la contemplation. Son mutisme intrigue Mathilde Mattel, la DRH, frappée par ce personnage taciturne qui fuit tout contact. Ce récit caméléon, marqué par la culpabilité, explore la fêlure avec une justesse infinie. Un livre salvateur, véritable ode à la résilience !
Deux sœurs (2019)
Après une rupture brutale et difficile avec son compagnon, Mathilde s’effondre psychologiquement et trouve refuge chez sa sœur Agathe, qui tente de la protéger. Peu à peu, la présence envahissante de Mathilde chambarde l’équilibre familial d’Agathe, jusqu’à créer des tensions inquiétantes. Deux soeurs explore la fragilité émotionnelle, la dépendance affective et la puissance du lien sororal. Avec son style sensible, David Foenkinos montre comment la douleur amoureuse peut faire basculer une vie entière pour le meilleur ou pour le pire.
Numéro deux (2022)
Après une centaine d’acteurs auditionnés, il n’en restait que deux : Daniel Radcliffe et Martin Hills. C’est le premier qui sera choisi pour incarner au cinéma le rôle très convoité d’Harry Potter. Martin restera le Numéro deux. Dès lors, Martin grandit avec le sentiment d’avoir raté son destin, constamment confronté au succès mondial de la saga qui ravive sans cesse son échec. Entre Londres et Paris, il tente de se reconstruire, oscillant entre solitude, angoisses et quête de sens. Adulte, il cherche à s’éloigner de cet univers tout en essayant de redonner une direction à son existence. David Foenkinos explore avec délicatesse la blessure de l’échec, la pression sociale liée à la réussite et la difficile reconquête de soi.
La vie heureuse (2024)
Eric, directeur commercial d’une grande enseigne de sport, a 40 ans. Il est divorcé et père d’un adolescent qu’il voit peu. S’il a réussi sa vie professionnelle, sa vie personnelle est loin d’être satisfaisante. Lorsqu’une ancienne camarade de lycée devient secrétaire d’État au commerce extérieur et lui propose de rejoindre son cabinet, il accepte espérant un nouveau départ. Pendant ses activités internationales, Eric participe à une étrange expérience à Séoul : la simulation de son propre enterrement, un rituel censé permettre de reprendre goût à la vie. Cette immersion va bousculer son existence, révélant son besoin profond de redonner du sens à sa vie. La vie heureuse se tient sur ce chemin ténu, qu’explore avec sensibilité l’auteur : la quête de sens, la renaissance personnelle et le fragile équilibre entre ambition, solitude et bonheur.
Tout le monde aime Clara (2025)
Tout le monde aime Clara raconte les suites d’une expérience traumatique. À 17 ans, Clara est victime d’un grave accident qui la plonge dans un coma prolongé. A son réveil, elle n’est plus tout à fait la même : elle semble dotée d’un don de voyance, une sensibilité nouvelle qui ébranle son rapport au monde et à ceux qui l’entourent. Parallèlement, son père, désemparé, rejoint un atelier d’écriture animé par un écrivain oublié dont la propre histoire fait écho aux bouleversements vécus par Clara. Le roman tisse ainsi plusieurs destins marqués par le deuil, l’amour, la résilience et les hasards qui façonnent les existences. À travers ces trajectoires entremêlées, David Foenkinos explore avec tendresse la force des liens familiaux et la manière dont une tragédie peut ouvrir à de nouveaux commencements.
Je suis drôle (2026)
C’est une des nouveautés les plus attendues de cette année. Auteur reconnu aux multiples succès, la notoriété de David Foenkinos s’étend même désormais jusqu’aux réseaux sociaux. Il est aujourd’hui l’écrivain qui vend le plus de livres de format poche en France. Je suis drôle suit Gustave Bonsoir, un homme persuadé que faire rire équivaut à être aimé, au point d’en faire son identité. Après des études de théâtre puis une tentative infructueuse dans le cinéma, il accepte un emploi dans une exposition parisienne consacrée à la tristesse. C’est là qu’il est repéré et que sa carrière prend un tournant inattendu. Mais cette quête du rire et de la reconnaissance se révèle plus périlleuse qu’il ne l’imaginait. S’obliger à faire rire peut aussi devenir un piège. À travers ce parcours, David Foenkinos explore la vocation artistique, la peur de l’échec et l’effet papillon des décisions qui façonnent une vie.