Pour leur 51e cérémonie les César ont largement récompensé le cinéma d’auteur français. « L’attachement » repart avec le César du meilleur film, à l’issue d’une édition brillamment orchestrée par Benjamin Lavernhe, mais sans réelle surprise côté palmarès.
Ce jeudi 26 février avait lieu, au cœur de l’Olympia, la 51e cérémonie des César. Présentée par Benjamin Lavernhe – impeccable maître de cérémonie aussi touchant que drôle – cette nouvelle édition a notamment sacré L’attachement de Carine Tardieu en tant que meilleur film. Avant cela, sa réalisatrice avait également reçu le César de la meilleure adaptation aux côtés de ses co-scénaristes Raphaële Moussafir et Agnès Feuvre pour leur travail sur le roman d’Alice Ferney, L’intimité (2020).
Le long-métrage, véritable plongée dans le deuil, a également permis à Vimala Pons de recevoir son tout premier César en tant que meilleure actrice dans un second rôle. En face, Pierre Lottin a créé la surprise en remportant la statuette du meilleur acteur dans un second rôle pour L’étranger de François Ozon. Dans un discours laconique mais fidèle à sa fantaisie, l’acteur révélé par la saga Les Tuche a salué sa famille, regrettant toutefois que Jim Carrey ne soit plus assis au premier rang au moment de son sacre.
Jim Carrey reçoit un César d’honneur
Il faut dire que le comédien canadien était en coulisses et se préparait à recevoir son César d’honneur des mains de la Présidente des César, Camille Cottin et de Michel Gondry avec qui il a travaillé sur Eternal Sunshine of the Spotless Mind (2004). Moment fort de la cérémonie – également marquée par l’émotion de Benjamin Lavernhe – Jim Carrey est monté sur scène, après une longue standing-ovation. Dans son discours, délivré en français, le géant du cinéma a rendu hommage à ses racines françaises, à sa famille, mais surtout à son père « l’homme le plus drôle du monde ».
Laurent Lafitte, Léa Drucker, Nadia Melliti…
Le film La femme la plus riche du monde, quant à lui, a permis à Laurent Lafitte de décrocher le César du meilleur acteur tandis que Léa Drucker après avoir obtenu le prix pour Jusqu’à la garde (2017), a une nouvelle fois été sacrée, en tant que meilleure actrice pour sa prestation dans Dossier 137 de Dominik Moll.
Côté espoir, Nadia Melliti, brillante interprète de La petite dernière continue son ascension. Après son prix d’interprétation féminine au Festival de Cannes en 2025, la jeune femme a remporté le César du meilleur espoir féminin. Théodore Pellerin est reparti avec le meilleur espoir masculin pour Nino de Pauline Loquès, quant à elle récompensée dans la catégorie meilleur premier film.
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Côté animation, Arco d’Ugo Bienvenu a remporté le César du meilleur long-métrage d’animation. Un sacre qui arrive un peu moins d’un an après celui au Festival International du Film d’Animation d’Annecy, et à quelques jours d’une potentielle récompense aux Oscars. Le long-métrage a également remporté le César de la meilleure musique originale, tandis que le César du meilleur son a été remis au documentaire Le chant des forêts de Vincent Munier, également sacré, dans la soirée, en tant que meilleur film documentaire.
Les César « plus techniques » sont allés, respectivement à L’inconnu de la grande arche – meilleurs décors, meilleurs effets visuels – et à Nouvelle vague – meilleur montage, meilleure photographie, meilleurs costumes. Recordman des nominations, le long-métrage de Richard Linklater a toutefois permis à son réalisateur de repartir avec le prix du meilleur réalisateur pour son film sur À bout de souffle de Jean-Luc Godard.
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Enfin, parmi le reste des lauréats, il faut citer le sacre du court-métrage documentaire, Au bain des dames sur une bande d’octogénaires sur les plages marseillaises, celui d’Une bataille après l’autre pour le César du meilleur film étranger, mais aussi l’exploit de Franck Dubosc, qui a reçu le premier César (meilleur scénario original) de sa carrière pour Un ours dans le Jura, un an après son irrésistible sketch sur les « Césarito ».