Disponible depuis le 15 septembre 2026 en exclusivité sur PS5, Marvel’s Wolverine signe le grand retour d’Insomniac Games dans le Marvel Universe. Découvrez notre test complet.
Introduction
Notre Test
Après des années passées à s’occuper de Spider-Man, Insomniac Games change de héros et confie les manettes à Logan, le plus bourru des mutants de l’écurie Marvel. Sur le papier, l’association d’un studio passé maître dans l’art du blockbuster et d’un personnage aussi charismatique a tout pour faire des étincelles. Nous avons eu la chance de terminer l’aventure pour vous livrer nos impressions, au travers d’un test réalisé sur PS5.
Pour rappel, Marvel’s Wolverine est disponible depuis le 15 septembre 2026 en exclusivité sur PS5.
Insomniac, les rois du blockbuster ?
Annoncé en septembre 2021, dans la foulée de Marvel’s Spider-Man 2, le jeu Wolverine s’était ensuite fait particulièrement discret, au point de ne donner de ses nouvelles qu’au travers d’un piratage massif du studio fin 2023, qui avait fait fuiter une partie du projet. Il aura donc fallu attendre cinq longues années pour voir enfin Logan sortir les griffes, avec un pitch qui prend quelques libertés avec l’univers des comics : dans cette version signée Insomniac, les mutants vivent cachés, craints ou traqués par celles et ceux qui connaissent leur existence. Logan, qui avait claqué la porte de la Team X trois ans plus tôt, reprend du service lorsque Bolivar Trask, un industriel convaincu de la supériorité humaine, se met à enlever des mutants pour les livrer à ses Reavers, une milice de soldats cybernétiques.
Pour le reste, le scénario reste assez classique pour un film de super-héros, avec son lot de retournements de situation, et Insomniac assume pleinement l’ambiance blockbuster qu’il sait si bien mettre en musique depuis Spider-Man. La réalisation et la mise en scène sont sans surprise de très haut niveau, et les dialogues sont suffisamment bien écrits et bien interprétés, y compris en français, pour qu’on ne décroche jamais de la moindre cinématique.

La qualité technique du jeu, très impressionnante, participe aussi à offrir des cinématiques percutantes, grâce à des animations faciales particulièrement soignées, notamment sur notre héros, qui profite ainsi d’une palette d’émotions presque trop large pour ce qu’il a vraiment à nous dire.
Malgré un scénario efficace, Insomniac n’échappe néanmoins pas à un problème intrinsèque au choix de Wolverine comme personnage principal. En plus de ses célèbres griffes, l’une des caractéristiques principales du mutant est son facteur de guérison, un pouvoir de régénération qui le rend pratiquement impossible à tuer. Or, plutôt que de se concentrer sur ses démons intérieurs qu’on aurait adoré creuser, le scénario met régulièrement en scène la « mort » de notre héros, pourtant immortel. De quoi annihiler un peu la tension de ces séquences, aussi spectaculaires soient-elles.
Si l’on sait qu’Insomniac est particulièrement à l’aise dans l’exercice du monde ouvert, le studio a choisi pour Wolverine une structure linéaire, pour mettre l’accent sur son scénario et proposer une mise en scène exceptionnelle quasi permanente. Le jeu se découpe en différents niveaux, qui proposent tous des environnements variés, et qui nous font voyager de Madripoor (une île fictive de l’univers Marvel) à Tokyo, en passant par les forêts du Canada.

Cette structure impose son tempo et les niveaux s’enchainent sans que l’on s’en rende vraiment compte, tant la frénésie de l’action ne nous laisse que trop rarement l’occasion de faire un petit point sur l’avancée de l’aventure. On regrettera simplement le manque de variété dans ce rythme, qui ne redescend jamais du début jusqu’à la fin, et nous empêche de nous concentrer sur autre chose que le gameplay frénétique.
Dans chaque niveau néanmoins, une parenthèse s’ouvre avec une sorte de petit niveau alternatif, qui nous plonge dans les cauchemars de Wolverine. Sur le papier, c’est un excellent moyen de prendre enfin le temps (ce que le jeu ne fait jamais) de creuser l’histoire de ce personnage si particulier, pour expliquer son comportement actuel et son sale caractère. Dans les faits, il s’agit de brèves séquences qui reprennent les deux uniques mécaniques déjà présentes dans le reste de l’aventure : des combats frénétiques contre des dizaines d’ennemis, ou des séquences de parkour assez agréables manette en mains, mais pas assez techniques pour être véritablement captivantes.
Gameplay : un coup de griffe dans l’eau
L’équation n’était pas évidente à résoudre. Avec Wolverine en guise de personnage principal, on attend évidemment un jeu particulièrement violent, qui traduise la puissance brute et lourde de notre héros. Mais d’un autre côté, pour que les combats soient frénétiques et dynamiques, il faut être en mouvement permanent, avec un héros capable de se déplacer facilement dans les environnements. Pour résoudre cette contradiction, Insomniac mise notamment sur le saut, qui permet à Wolverine de bondir d’un ennemi à l’autre sans avoir à faire marcher ou courir sa carrure de déménageur. La mécanique est efficace, et rappelle assez rapidement le gameplay que l’on connaissait dans les jeux Spider-Man, avec quelques tailles de costume en plus.

Le système de combat reste dans l’ensemble très classique, avec de l’esquive et de la parade, dont les timings sont suffisamment généreux pour que les affrontements restent toujours relativement faciles et agréables. Wolverine profite aussi de pouvoirs spéciaux, à débloquer à mesure que l’on progresse dans l’aventure. Tout fonctionne à merveille, et malgré la frénésie des affrontements, la caméra et le level design font du bon travail : on se retrouve assez rarement bloqué ou coincé dans un coin, comme c’est pourtant souvent le cas dans ce genre de jeu.
Si les combats représentent la grande majorité de l’aventure, quelques séquences de poursuite tentent péniblement d’enrichir l’expérience. À moto, la sensation de vitesse est réussie, mais là encore, l’enjeu purement mécanique manque d’impact, et l’on se retrouve plus spectateur que joueur.

Dans d’autres séquences, le jeu semble nous pousser à privilégier l’infiltration pour éliminer nos ennemis sans être repéré. Une composante complètement contraire à l’esprit du jeu, mais aussi et surtout à son gameplay, dont on a du mal à comprendre la pertinence. Heureusement, ce n’est jamais obligatoire, et la méthode bourrin finit toujours par l’emporter.
Une petite composante RPG vient aussi symboliser la progression. Dans les différents niveaux, une fois la bagarre terminée, on a souvent l’occasion de faire un petit tour des environnements à la recherche de caisses de matériaux, qui permettent d’améliorer la santé de Wolverine et de débloquer les très nombreuses tenues disponibles. Des bouteilles de whisky sont également cachées dans chaque niveau, et permettent d’améliorer les talents passifs de notre héros.
Pour le reste, c’est en progressant de niveau en niveau que Logan engrange des points de compétence, à dépenser dans un arbre de talents assez classique. Mais alors que ce système aurait pu apporter un peu de richesse au jeu en nous laissant faire des choix pour s’essayer à différents styles de combat, la progression est en réalité complètement guidée, et l’on termine l’aventure avec un arbre de talents entièrement rempli. Nos choix n’ont donc aucune importance, et c’est vraiment dommage.

Le bestiaire manque lui aussi cruellement de variété, et il faut attendre le dernier tiers de l’aventure pour voir arriver des ennemis un peu plus coriaces. Les combats de boss profitent, comme le reste du jeu, d’une mise en scène vraiment réussie, mais sont bien trop longs au regard du peu de mécaniques qu’ils proposent. Une fois les deux ou trois attaques du boss comprises, le reste du combat s’apparente plus à un martelage en règle de la touche carré pour venir à bout d’un grand sac à PV plutôt qu’à un affrontement joliment chorégraphié qui aurait eu davantage sa place dans ce type d’expérience de jeu.
Dans l’ensemble, si le gameplay est agréable à prendre en main, il manque cruellement de variété et de profondeur. Les mêmes séquences semblent se répéter en boucle, et traduisent le manque d’ambition et d’idées d’un studio qui a pourtant les capacités techniques et les moyens de nous faire vivre des expériences plus généreuses.
Une carrosserie en adamantium
En dehors de la mise en scène, c’est sans aucun doute le plus gros point fort du jeu. Techniquement, Marvel’s Wolverine est irréprochable, avec une fluidité à toute épreuve, des graphismes franchement sublimes et une modélisation de Wolverine absolument parfaite.

Les environnements sont particulièrement impressionnants, très détaillés et souvent magnifiques. Malheureusement, on en profite très peu dans le détail, l’action étant tout au long du jeu beaucoup trop frénétique pour que l’on puisse s’y attarder. En revanche, on profite à fond d’un mode Performance à 60 images par seconde particulièrement efficace, sans trop sacrifier la beauté globale du jeu. Sur PS5 Pro, l’expérience sera d’autant plus grisante, avec un mode permettant de profiter du meilleur des deux mondes.
Dans l’ensemble, et malgré ses indéniables qualités techniques et une réalisation aux petits oignons digne des plus grands blockbusters du cinéma, Marvel’s Wolverine est une petite déception. Jubilatoire dans les premières heures, le gameplay affiche vite ses limites, et son manque de variété nous aurait probablement fait tomber la manette des mains si la durée de vie de l’aventure n’avait pas été aussi justement dosée.
Aussi cool soit-il, Wolverine n’est certainement pas un bon client pour tenir le premier rôle d’un jeu vidéo, surtout dans une production qui manque d’ambition et d’originalité. Attendu comme l’un des jeux les plus importants de cette fin d’année 2026, Marvel’s Wolverine est efficace et agréable à parcourir, mais aura bien du mal à se faire une place parmi toutes les autres grosses productions de la période.
Toutes les infos
Une nouvelle longue séquence de gameplay
A l’occasion du State of Play de juin 2026, Insomniac Games a présenté une nouvelle longue vidéo de gameplay pour présenter Marvel’s Wolverine. On y découvre notre héros en compagnie de Jean Grey au cœur d’une mission dans laquelle ils portent secours à un groupe de mutants capturés.
A mesure que Logan charcute ses ennemis dans des séquences d’action brutales et sanglantes, une jauge de rage se remplie. Cette rage lui permet de lancer des attaques plus puissantes, voire d’activer son facteur de régénération si de graves blessures le mettent en danger. Si la rage de Logan atteint un certain seuil, il peut alors déchaîner son niveau de rage 3 : une explosion de violence monochrome inspirée par la série Black, White & Blood de Marvel Comics.
Marvel’s Wolverine est attendu pour le 15 septembre prochain en exclusivité sur PS5.
Depuis le premier trailer publié en 2021, nous étions sans nouvelle du jeu Marvel’s Wolverine en développement chez Insomniac Games (Ratchet & Clank, Spider-Man). Du moins, sans nouvelle officielle, puisque suite à un hack du studio survenu en fin d’année 2023, nous avions eu la confirmation que le développement avançait à un bon rythme.
A l’occasion du State of Play de septembre 2025, Insomniac Games a présenté en détail son prochain jeu, et annoncé sa date de sortie. Marvel’s Wolverine sortira le 15 septembre 2026 en exclusivité sur PS5.
Dans ce jeu d’action à la troisième personne, vous incarnerez Wolverine alors qu’il cherche à comprendre son passé. Mais pour trouver des réponses, notre héros va devoir faire face à une quantité d’ennemis, prêts à tout pour l’empêcher de comprendre. Bien qu’il soit hanté par les conséquences que peuvent avoir ses actes une fois la bête déchainée, Wolverine aura besoin d’utiliser tout ce qui fait de lui une telle arme pour parvenir à ses fins.

Dans ce premier trailer, particulièrement sanglant, on découvre quelques phases de gameplay d’action dans lesquelles Wolverine déchaine sa rage sur plusieurs ennemis et sur des boss. De quoi nous laisser imaginer une jouabilité proche de ce que l’on a connu dans les jeux Spider-Man développés par le studio. En plus des combats frénétiques, on découvre aussi une séquence de course-poursuite, qui annonce des séquences d’action à la mise en scène soignée.
Si Wolverine n’est habituellement pas du genre à jouer en équipe, les premières images nous laissent entrevoir d’autres personnages de l’univers, comme Mystique ou encore Omega Red. A la toute fin de cette première bande-annonce, on aperçoit également une Sentinelle, un antagoniste classique de la série X-Men.

L’aventure ne se concentrera pas dans un lieu précis, et nous conduira dans différents décors, entre les ruelles étroites de Tokyo, les étendues glacées du Canada, ou encore l’île fictive de Madripoor, un lieu incontournable dans les comics X-Men.
Marvel’s Wolverine sortira le 15 septembre 2026 en exclusivité sur PS5.