Disponible au cinéma en France ce 12 et 13 octobre 2026, le film revient sur le massacre des civils palestiniens à Gaza.
Introduction
Il sort de façon limité en France, mais il risque bien de faire sensation. Ce 12 et 13 octobre 2026, lors de plusieurs séances spéciales, le documentaire Naza, réalisé par les cinéastes israéliens Yuval Abraham et Rachel Szor est à découvrir sur grand écran.
Le film s’impose comme le documentaire choc de l’année. Il revient notamment sur le massacre des civils palestiniens à Gaza et sur les différentes méthodes d’attaque employées par le gouvernement israélien.
Le long-métrage est filmé de nuit, sur les toits de Tel Aviv et donne la parole à différents militaires de l’armée israélienne et des membres des services de renseignements, qui interviennent de façon anonyme. Ils révèlent les méthodes employées (le ciblage, le choix des frappes, la place de l’intelligence artificielle dans le conflit…) et le calcul des dommages collatéraux.
Le terme même de Naza évoque en effet les dommages collatéraux lors de chaque attaque, que les victimes soient des hommes, des femmes ou des enfants. Entre les images d’archives — qui permettent de mieux comprendre le conflit israélo-palestinien — et les entretiens authentiques donnés par des figures importantes de l’armée israélienne, Naza est un documentaire choc, qui montre l’horreur de la guerre à travers un prisme différent.
Primé à la Mostra de Venise
Si la sortie événementielle de Naza va avoir un écho en France, le film a largement été plébiscité en septembre dernier lors de la Mostra de Venise. Durant sa présentation, le documentaire a reçu la plus longue ovation du festival, plus de 25 minutes d’applaudissements. Le jury, présidé par la réalisatrice et actrice Maggie Gyllenhaal, a par la suite décerné à Naza le Prix spécial du jury.
Ce n’est pas la première fois que les réalisateurs, Yuval Abraham et Rachel Szor, abordent le conflit israélo-palestinien. Ils avaient déjà offert, en 2024, le film documentaire No Other Land. Le long-métrage revenait notamment sur la destruction des villages palestiniens, mais aussi sur l’amitié inattendue entre un activiste palestinien et un journaliste israélien.
Avez Naza, Yuval Abraham et Rachel Szor évoquent le massacre des civils à Gaza. Le film rappelle forcément La voix de Hind Rajab (2025), un documentaire-fiction, basé sur l’appel de détresse d’une petite fille lors d’un bombardement à Gaza. Le film avait remporté le Grand prix du Jury à la Mostra de Venise 2025.